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La fin d’une époque pour KTM : ce qui va radicalement changer avec la reprise en main par Bajaj

Dans Moto / Nouveauté

Olivier Cottrel

Le séisme qui a secoué Mattighofen l’année dernière laisse place à une reconstruction radicale. Désormais aux manettes, le géant indien Bajaj ne fait pas dans la dentelle : changement de nom de l’entité, réduction drastique d’effectifs et délocalisation. L’époque de Stefan Pierer semble déjà appartenir à une autre ère.

La fin d’une époque pour KTM : ce qui va radicalement changer avec la reprise en main par Bajaj

Pour KTM, c’est un chapitre qui se ferme et un autre, beaucoup plus pragmatique, qui s’ouvre. Rajiv Bajaj, l’homme fort du groupe indien éponyme, ne fait pas dans la demi-mesure. En octobre 2025, il posait déjà un diagnostic cinglant sur la faillite proche de KTM pointant une gestion trop éloignée de la réalité du marché. Sans nommer directement Stefan Pierer, la flèche était décochée, atteignant sa cible et signant la fin de celui qui a présidé à la destinée de KTM pendant plus de trente ans.

Depuis, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Après avoir injecté 800 millions d’euros en deux fois (200+ 600 millions) pour sauver la maison KTM, Bajaj a verrouillé son emprise en novembre dernier, en acquérant près de 75 % du capital, devenant du même coup le seul maître à bord du navire KTM. Le coup de grâce symbolique est tombé ce 13 janvier 2026 : la holding Pierer Mobility AG a officiellement disparu au profit de l’entité « Bajaj Mobility AG ».

Mattighofen sous tension : 500 nouveaux licenciements au sein du site historique de KTM

Et les changements ne s’arrêtent malheureusement pas qu’à de l’administratif. Il y a quelques heures, la nouvelle direction a également annoncé le licenciement de 500 employés supplémentaires, ciblant principalement les cadres et l’administratif. Le calcul est simple : en un peu plus d’un an, les effectifs sont passés de 5 300 à environ 3 300 personnes. En clair, près de la moitié des postes à Mattighofen ont été supprimés depuis le début de la crise. Un sacré ménage !

Si le groupe respire aujourd’hui un peu mieux, il traîne malgré tout toujours un boulet colossal, héritage de la précédente direction et de choix stratégiques hasardeux : un stock phénoménal de motos. Fin 2024, KTM avait accumulé un stock délirant de 250 000 motos invendues. Grâce à des offres commerciales agressives, ce chiffre est retombé à 147 000 unités fin 2025. Un stock dormant qui pèse lourdement sur la trésorerie et paralyse le lancement serein des nouveautés.

L’avenir de KTM (et par extension de Husqvarna et GasGas, deux marques de la « maison » KTM) passera par une cure d’austérité. La gamme de modèles va être sérieusement élaguée pour plus de lisibilité. Pour piloter ce redressement commercial, le groupe a débauché Stephan Reiff, venu tout droit de chez BMW Motorrad.

Entre les monocylindres fabriqués en Inde et les bicylindres produits en Chine chez CF Moto, le centre de gravité industriel a déjà basculé. Une situation qui ne devrait pas s’inverser, au contraire. Interrogé sur une délocalisation encore plus massive, Rajiv Bajaj a été on ne peut plus clair : « C’est la voie à suivre » a déclaré le dirigeant indien.

Moins d’Autriche, plus d’Asie, et une obsession : la rentabilité immédiate. Le message est passé, la révolution est en marche chez KTM.

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