2. Sur la route, l'Aprilia SR GT 400 est comme la sauce arrabiata, il pique fort

Le son syncopé de l’uni-cylindre italien se montre discret au ralenti, rendant d’autant plus perceptibles les vibrations. Heureusement, l’accélération de départ stoppe ce fourmillement et emmène prestement la machine. Le bloc sait évoluer à très bas régime et le scooter démontre une bonne répartition de ses masses. En ville, le comportement est facile et l’engin séduit par son équilibre. Son rayon de braquage réduit facilite les déplacements et, renvoyant un large champ, les rétroviseurs sont exempts de vibrations. Réactif, le SR GT 400 se place sans mal dans le trafic et vrombit élégamment. Vigueur et précision
C’est sur le réseau secondaire que l’Aprilia se fait le plus efficace. On atteint sans mal plus de 100 km/h avant que la puissance ne commence à faiblir. Mais l’itinéraire sinueux qui nous est proposé limite les grandes vitesses. Juste de quoi noter une bulle protectrice pour le buste et le casque en positon haute, sans remous. Sa manipulation en dynamique demande un peu d’adresse. Lancé sur les collines transalpines, le scooter déploie ses qualités dynamiques. Disponible sur une large plage de régime, de 4 à 7 500 tours, l’uni-cylindre est bien accompagné par la transmission CVT. Rapide, précise, elle transmet avec efficacité la vie de cette mécanique italienne. Velouté et progressif, sous la surveillance de l’antipatinage l’ensemble travaille sur le couple pour tracter avec vigueur les 186 kg du scoot’.

Le tout permet d’apprécier l’ensemble châssis-moteur. Lancé à bonne allure entre deux courbes, le SR GT 400 démontre une très bonne tenue de cap. Il se montre également agile avec ses enveloppes Mitas. Leur grip est sans défaut sur notre asphalte séchant et l’enveloppe arrière en 150 participe à l’agilité de la machine. Précis, le train avant permet de soigner les trajectoires, d’apprécier la rigidité du châssis et un centre de gravité assez bas. Pour en bénéficier pleinement sur ces phases de pilotage, j’aime utiliser les repose-pieds passager afin d’y appuyer mes bottes. Le buste bascule ainsi vers l’avant, donnant un appui plus franc sur le cintre. La position est alors plus efficace, en rapport avec les évolutions sportives de l’engin. Large, le guidon procure également un bras de levier efficace pour des changements d’angles rapides. Ce train directeur est particulièrement réactif aux appuis. Presque trop. On ressent une certaine légèreté, probablement induite par la roue arrière en 14 pouces. Une autre raison de ne pas aller placer cet Aprilia sur chemin, d’autant que les compressions les plus sèches sont transmises de même au pilote. On restera sur bitume où le scooter séduit plus sûrement.

À la prise des freins, les transferts de masse sont des plus réduits, la fourche contrôlant efficacement sa course. L’étrier avant se montre endurant et puissant, l’entrée en virage se fait naturelle. L’arrière pourrait se montrer moins ferme sous les doigts pour mieux lisser les trajectoires. Calé sur les flancs des pneumatiques, on passe la courbe sur un filet de gaz autorisé par une injection précise. Elle pilote de même les relances soutenues de l’Aprilia qui, à nouveau, offre un comportement tonique
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