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2. Sur route, avec le Sym TTLBT 508, on se demande si un excellent concept peut-il suffire ?

 

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Il n’est pas si fréquent dans le métier d’essayeur de découvrir de nouvelles sensations en deux-roues. Pas plus que d’avoir l’impression de naviguer entre deux mondes : celui de la moto et celui du scooter. C’est pourtant le cas avec ce nouveau véhicule, à la croisée des univers et prompt à offrir des sensations nouvelles. Tout du moins d’excellentes sensations quel que soit le mode, le style de conduite ou encore d’utilisation. La base du Maxsym 508 était déjà bonne, elle trouve ici une manière très intéressante de s’exprimer. En roulant, impossible de ne pas penser au Honda Integra 750, mais en version bagger et 500. Plus bas, moins vif et bien entendu sans boîte de vitesses, fut-elle automatique, le difficilement classable Sym fait très bonne impression et excellente figure.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Protecteur et GT

Bien habillé, plus protecteur pour le bas du corps que pour le haut des épaules, tout en proposant une bulle efficace contre les turbulences et la pression de l’air, il donne une impression de force douce et de capacités sportives une fois que l’on commence à le prendre main et à comprendre ses réactions. La transmission répond sans temps mort aux injonctions de la poignée de gaz, offrant une accélération douce et précise, bien plus en subtilité qu’en force brute : la puissance demeure mesurée, étant tout juste inférieure à 48 ch et le poids à mouvoir important (254 kg en ordre de marche).

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Des valises qui n’empêchent pas de mettre une valise

Le bicylindre calé à 270° est onctueux, expressif au travers de son échappement et de ses pulsations mécaniques caractéristiques, tandis que les évolutions urbaines sont un plaisir, quand bien même le gabarit pourrait impressionner, notamment au niveau des valises pourtant étroites : le gabarit est rapidement en tête et les valises justifient leur étroitesse de la sorte. Par contre, suivre ce scooter donne une belle impression, tant au niveau de l’optique arrière que de la présence visuelle desdites valises, lesquelles auraient pu, comble du raffinement être de capacité variable, afin d’offrir plus d’emport ou de laisser mettre un casque à l’intérieur, notamment du côté où l’on ne retrouve pas l’échappement.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

L’équilibre comme base

La stabilité est de mise à tous égards, ne serait-ce que du fait du pneu arrière de 160 de large, tandis que la maniabilité reste en toutes circonstances. Le rayon de braquage est correct, compte tenu de la longueur de 2,235 m de l’engin et du long empattement de 1 543 mm. Une caractéristique agréable en toutes circonstances, notamment au moment de l’inscrire en courbe. Les pneumatiques Maxxis SuperMaxx, dont la pression est surveillée en temps réel, sont corrects en matière de confort et de grp sur le sec, mais leur profil aurait plus être un peu plus incisif, histoire d’apporter un peu plus de vivacité lors des changements d’angle.

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Onctuosité et puissance

Plutôt GT dans sa définition, donc, le Turtle de Sym se révèle confortable et n’en oublie pas pour autant qu’il est capable de s’envoyer promptement dans les tours lorsqu’on le souhaite. Une fois dépassé les 70 km/h, et plus encore les 90, les décollages se font en règle, tandis que la poussée se renforce de manière sensible et très agréable. De quoi alléger copieusement le comportement et satisfaire les plus exigeants en matière de performance. Les reprises sont alors franches, tandis que l’on dépasse le cadre des allures routières. Sur autoroute, le TTLBT fait également bonne figure, toujours du fait de sa grande stabilité apportée notamment par ses roues des 15 pouces. La direction est imperturbable quelle que soit la vitesse. Plus de 150 km/h compteur selon notre test et sans atteindre le rupteur.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Routier né

De retour sur les axes secondaires, on apprécie le côté « doux » de la partie cycle filtrant suffisamment les aspérités pour donner un sentiment de confiance et flirtant avec la conduite sportive. On hésite régulièrement entre allonger les jambes ou les tenir repliées, s’avancer sur la selle ou s’enfoncer contre le dosseret haut et moelleux, emmener le TTLBT des épaules, du bassin ou d’une injonction sur le guidon, bref, tout ce qu’il faut pour prendre un virage en toute quiétude, avant de constater qu’il n’y a aucune préférence à avoir : il accepte tout sans broncher et offre de rentrer fort en courbe et d’en remettre tôt sur l’angle.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Un sportif qui s’ignore

À ce titre, la garde au sol est très intéressante et il n’est nul besoin d’aller chercher les bords du pneu pour tourner comme on le souhaite, toujours du fait de la grande latitude placement offerte. Seule la béquille centrale peut tardivement venir réfréner l’enthousiasme en cas de conduite virilisée, pas forcément synonyme d’efficacité. Mais permise par le train roulant et le moteur à la puissance plus que suffisante finalement.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Un Taiwanais, ça freine !

Avec un tel comportement, le freinage doit assurer. C’est le cas, malgré l’absence de marque « rassurante » sur les étriers. Simples d’aspect, compacts et badgés Sym, ils sont implantés radialement sur la fourche et profitent efficacement de leurs 4 pistons. Là où certains se contentent d’un seul étrier avant, on en retrouve ici deux et cela fait la différence en matière de force et de précision de freinage. Surtout avec un levier réglable en écartement, tout comme il l’est côté gauche pour le frein arrière, lui aussi performant.

Une centrale inertielle utile

L’ABS, actif sur l’angle, parvient à maîtriser de manière sereine les éventuels blocages, offrant un équilibre d’autant plus redoutable que la répartition avant/arrière n’influe pas sur la pression du circuit. Mission accomplie pour la centrale Bosch. Et équipement utile, donc, malgré le doute. Tout comme peut être apprécié le contrôle de traction, prompt à éliminer les glisses de l’arrière en réduisant temporairement la puissance, mais relâchant assez lentement les chevaux une fois enclenché.

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