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Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Dans Moto / Nouveauté

Benoit Lafontaine

ESSAI - Un maxi-scooter GT, on connaît. Un maxi-scooter GT, on ne connaissait pas encore. C’est ce que propose le Taïwanais SYM avec son TTLBT, dont le nom est dérivé de "Tartaruga" (tortue en italien) et BT signifiant "Best Technologies"  Alors, comme l'animal, notre tortue est-elle véloce ou pas ?

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

On peut dire que ce scooter soulève la curiosité. Sa ligne futuriste rappelant celle d’un BMW Ce-04, pour commencer, mais pas seulement. Surtout, ses petites valises arrière, facilement et rapidement amovibles au moyen d’une molette quart de tour de taille idéale, profilées, parfaitement intégrées et presque plates (14,4 L à gauche, 13,6 L à droite). Curiosité : elles sont à ouverture par le haut et de capacité limitante, donc, lui conférant des airs de moto de tourisme et lui donnant une ampleur aussi inédite que bienvenue. Elles asseyent la ligne autant que le scooter lui-même. L’optique avant, à Led, est surtout adaptatif en fonction de l’angle pris (merci la centrale inertielle). Il offre également une signature visuelle complexe aussi originale que celle des feux arrière, en quatre parties. C’est beau, c’est efficace et cela s’inscrit parfaitement dans la ligne assez « plate » de trait du TTLBT ABS TCS E5 + de son petit nom commercial.

Un lièvre sous la carapace

Quel drôle de nom vous direz-vous d’ailleurs, avant d’apprendre que cet acronyme signifie Turtle pour TTL (ou plutôt « tartaruga », tortue en italien) et Best Technology pour BT. Abstraction faite de la notion européenne de lenteur incarnée par ladite tortue, même si la fable entend démontrer que rien ne sert de courir, il faut arriver à point, en Asie, elle est symbole de prospérité, de longévité et de bonheur. Ce qui nous intéresse n’est autre que la notion de « meilleure technologie », justement.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

De fait, ce scooter embarque une centrale inertielle Bosch 9.3 ouvrant l’accès à un contrôle de traction et à un ABS plus fins. Surtout, ils sont actifs sur l’angle. Une bonne nouvelle lorsqu’il sera question de canaliser les près de 45 ch du moteur à deux cylindres et surtout les 49 Nm de couple dont la grande majorité est rapidement disponible. Pas mal pour un 508 cm³, mais à rapporter au poids de l’engin : 241 kg à vide et près de 254 kg en ordre de marche, tous pleins faits. On relativise.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Une architecture connue et validée

Ce bloc est similaire à celui d’un modèle déjà découvert en 2025 : le Maxsym 508 TL. Un maxi-scooter performant et valorisant se voulant très proche d’une moto dans sa conception et dans sa partie cycle, notamment au niveau de sa transmission finale, par chaîne à réglage manuel : il faudra donc l’entretenir et la retendre. Dommage dès lors qu’aucun dispositif de graissage ne soit mis en place, mais l’usure devrait être limitée aussi bien par la puissance relative du bicylindre que par la transmission automatique et donc prolonger la durée de vie autant que limiter les tensions. Autre avantage : la possibilité de changer la taille de la couronne pour gagner en nervosité ou en allonge, en fonction de ce que l’on souhaite. Ceci pourrait se montrer bénéfique sur la réactivité et sur le coût de remplacement.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Très bien équipé

Autre subtilité « Symesque » : les modes moteur permis par le Ride By Wire gérant l’accélération du moteur, tant au niveau couple que puissance. Au nombre de trois, les comportements moteur ne sont en réalité que deux : l’un dénommé Rain « pour la pluie », réduisant la puissance de manière significative (-10 %, soit aux alentours de 40 ch) et l’autre Normal, avec ou sans TCS (contrôle de traction). On les choisit au guidon. Reste à comprendre que lorsque le symbole TCS est affiché sur le compteur, justement, c’est qu’il est… désactivé. L’instrumentation est également intéressante dans le principe, un peu moins dans l’exploitation ou la présentation. Explications.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !
Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Belle instrumentation

La dalle TFT est de bonne taille, avec un honorable 7 pouces devenu la norme ces derniers temps, tandis que l’originalité vient du fait qu’elle est tactile et surtout nativement compatible avec Apple CarPlay lorsqu’on la connecte à un smartphone compatible. La surface est bonne, la taille des informations et la police d’écriture également, mais la conception des trois différents designs proposés demeure assez curieuse et seule l’une nous a convaincue. Surtout, le moindre réglage, par bouton ou par toucher, n’est disponible qu’à l’arrêt. Dommage. Surtout pour ce qui concerne le mode moteur.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Électrique, l’éclectique

Logiquement, la verticalisation de la bulle électrique, relevable suffisamment rapidement sur une amplitude de plus de 12 cm et très facile à utiliser, le régulateur de vitesse, intuitif également d’utilisation et disponible entre 50 et 130 km/h par pas de 2 km/h, ou encore les poignées chauffantes à 4 niveaux et permettant d’atteindre les 50°, sont exploitables en roulant. C’est bien là l’essentiel. La selle ne bénéficie pas de ce raffinement, mais elle est ample et agréable, tandis que sa hauteur de 780 mm et sa forme suffisamment évasée à l’entrejambe et au niveau des cuisses, la rendent accessible aux petites jambes. Le tout sans que les grandes guiboles n’aient à redouter de manquer de place : on les allonge sans aucun problème, même sans aller se caler dans le dosseret conducteur fort agréable. Et réglable en éloignement.

Sym TTLBT 508 : et la tortue devient lièvre !

Volumineux !

Reste à composer avec un très imposant tunnel central (réservoir de 16 litres), qui écarte les pieds et peut faire dépasser en largeur les pointures les plus extrêmes. Pour le reste, c’est ambiance feutrée et très agréable, tandis que l’on profite de quelques autres raffinements, au nombre desquels deux immenses vide-poches (surtout celui de droite) aux trappes d’ouverture amorties et à la cinématique très agréable. On retrouve ici une prise USB A et une USB C bien intégrées derrière une trappe presque invisible à ouverture qualitative, accessible et pratique d’accès. Voici venu le temps de l’essai du nouveau Sym TTLBT. Le transpondeur en poche, on apprécie l’évidence de la mise sous tension « une touche » et une simple pression sur le bouton de démarreur (également coupe-circuit), tandis que le frein de parking automatiquement actionné lorsque l’on déploie la béquille latérale est aussi pratique que.

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Keyless, mais pas jusqu’au bout des valises

Dommage qu’il faille utiliser la clef incluse dans le transpondeur pour ouvrir les valises. À moins que le double physique ne serve à cette occasion. Un détail.

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Autre point appréciable, les boutons physiques permettant d’ouvrir simplement le coffre (sur vérin et ouverture par l’arrière), et l’autre pour l’ouverture de la trappe à essence.

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