
Fini les cyclomoteurs thermiques, qui polluent et font du bruit. Barcelone a décidé de passer à la vitesse supérieure pour convaincre ses habitants de passer à l’électrique avec une prime de 600 euros pour basculer vers un modèle zéro émission.

Fini les cyclomoteurs thermiques, qui polluent et font du bruit. Barcelone a décidé de passer à la vitesse supérieure pour convaincre ses habitants de passer à l’électrique avec une prime de 600 euros pour basculer vers un modèle zéro émission.

L’équation semblait pourtant limpide : recruter le pilote le plus médiatique du plateau, dominer le championnat du monde, multiplier les victoires et, mécaniquement, voir les concessions se remplir. Une logique presque instinctive, héritée d’une époque où la compétition représentait la vitrine ultime de l’industrie moto. Mais les chiffres, eux, racontent une réalité beaucoup plus nuancée.

À l’heure où tous les projecteurs sont braqués sur la voiture électrique, les plateformes logicielles et les usines de batteries, la réalité financière de Honda Motor Co. raconte une tout autre histoire : si le groupe japonais reste rentable aujourd’hui, ce n’est pas grâce à ses SUV électriques… mais grâce à ses motos. Et pas n’importe lesquelles : des millions de petites cylindrées vendues en Asie.

Le marché européen de la moto est entré en phase de correction après deux années artificiellement gonflées par l’effet Euro 5+. Les chiffres 2025 confirment le retournement : l’Allemagne décroche lourdement, la France et le Royaume-Uni reculent nettement, l’Italie amortit… et l’Espagne progresse encore.

On continue à scruter le Japon, l’Europe, parfois la Chine… alors que le véritable séisme se joue ailleurs. En Inde. En 2025, le pays a vendu 20,7 millions de motos. Oui, millions. Cela représente environ 57 000 unités par jour. Une toutes les 23 secondes. Pendant ce temps, l’Europe entière a immatriculé environ 1,6 million de motos sur la même période.

Avec une baisse globale de 12,9 % sur les cinq principaux marchés européens, le secteur de la moto subit le « contrecoup » administratif du passage à la norme Euro 5 + et des pré-immatriculations massives de la fin de l’année 2024. Décryptage d’une année de transition qui confirme également le net recul des cyclomoteurs de 50 cm3.

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Dans un monde où les alliances se recomposent à vitesse grand V, l’Union européenne et l’Inde viennent de franchir une étape stratégique majeure en signant un accord commercial orienté vers le libre-échange. Sur le papier, l’objectif est simple : fluidifier les échanges, réduire les barrières tarifaires, stimuler les investissements croisés. Dans la réalité, les conséquences pourraient être profondes et durables pour l’industrie de la moto.

Pendant que l’Europe se félicite d’un marché stable autour d’1,6 million d’unités, l’Inde vient de pulvériser la barre symbolique des 20 millions de motos vendues en un an. Porté par une croissance économique importante, le pays confirme son statut de marché numéro un dans le monde avec un dynamisme croissant.

Harley-Davidson traverse depuis plusieurs années une période délicate. La marque américaine ne fait plus parler d’elle pour ses innovations, mais pour une série de constats préoccupants : baisse des ventes, vieillissement de la clientèle et offre produit peu renouvelée. En dehors de quelques exceptions, la gamme reste dominée par de gros cruisers, proposés à des tarifs élevés, reposant sur un discours de style de vie largement hérité du passé. Ce diagnostic n’est pas nouveau. Ce qui change aujourd’hui, c’est la voix qui le formule.

Si le marché des motos et scooters neufs a été dans le dur en 2025, celui de l’occasion a plutôt bien résisté avec une légère baisse de seulement 3 %. Un marché de l’occasion qui peut toujours compter sur une valeur sûre : la Yamaha MT-07.
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