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2. Essai - Harley Davidson Sport Glide 107 : la meilleure ?

Essai Harley Davidson Speed Glide 107

Déjà, cette Sport Glide met immédiatement à l'aise. Pas forcément physiquement, mais d'un point de vue comportement, on la trouve naturelle, légère et facile à emmener tant qu'il n'est pas question de tourner serré. Malgré une posture imposée plus photogénique que réellement agréable, on roule avec le style et sans douleur (en tant que conducteur, à l'arrière, c'est bien plus "compliqué"), le tout sans se poser de question, même à l'approche des virages.

Malgré un profil de pneumatiques larges, la neutralité est au rendez-vous, tandis que l'on apprécie une certaine forme de confort à défaut d'un confort certain. Certes, cela claque encore un peu dans les lombaires, mais on a vu bien pire chez Harley. La garde au sol de 120 mm est pour sa part plus que correcte pour ce genre de moto et il n'est pas à redouter de mauvais accord entre la roue avant de 18 pouces et celle à l'arrière n'en affichant que 16. Le profil des pneumatiques, l'engagement de la roue directrice et le suivi de la roue motrice apportent une précision bienvenue à défaut de légèreté.

Ah, la motricité, une question primordiale vite réglée par la délicieuse transmission par courroie proposée par l'américaine. Réactivité, silence, efficacité, on ne tarit pas d'éloges mérités. Là encore, une source confort et d'intérêt pour un modèle somme toute facturé au prix fort. Du coup, même avec une puissance mesurée, on parvient à exploiter pleinement un moteur décidément vaillant et au comportement surprenamment sportif.

Sur le sec, on ne se posera pas de question. Sur le mouillé, par contre, on prendra les pincettes nécessaires à ne pas faire riper l'arrière : n'oublions pas que l'on a gros couple et gros moteur entre les jambes, même si celui-ci cache bien ses dimensions. Le Ride by wire de l'accélérateur est parfaitement géré, tandis que l'on apprécie ou non (?) l'absence de mode moteur pour les mauvais jours. Surtout lorsque le moteur se montre légèrement grognant sous les 1 300 tr/min, avec un régime de ralenti bien plus bas. On a donc tendance à vouloir le lancer et donc à solliciter davantage le grip du pneu arrière.

Le 107 propose à la fois un couple intéressant, très présent et une nervosité lors de la montée dans les tours. Il ne montre pas l'inertie retrouvée sur les 114, tandis que la boîte de vitesses affiche un passage de rapports tout à fait convenable malgré sa lenteur caractéristique. Au point que l'on oublie rapidement se trouver sur une "grosse". À ce titre, la version 35 kW de la Sport Glide nous est apparue particulièrement convaincante. Certes, elle s'essouffle rapidement et ne trouve pas la même légèreté dans les tours, mais la motorisation se prête bien à l'exercice, tandis que la vitesse de pointe pâtit modérément de cette castration. Reste que l'on atteint moins aisément le "haut" du compte-tours et que la douceur est bien plus présente que sur le modèle disposant de tous ses chevaux.

Le premier rapport pousse ainsi au-delà des vitesses permises en agglomération alors qu'il atteint les limites mécaniques et près de 5 700 tr/min, tandis que l'on évite de rouler au-delà de la 3 en agglomération. De fait, même avec une boîte à 6 vitesses, on n'en est pas moins assujettis à des règles immuables chez Harley : une souplesse moteur toute relative, même si le 107 cogne assez peu au final lorsque l'on prend soin de le maintenir au-dessus des 1 250 tr/min. Comment le savoir ? Soit en écoutant la mécanique, soit en optant pour la visualisation du régime sur l'écran digital de 5 pouces.

Performante, la Sport Glide l'est assurément, aussi avons-nous pu voir apparaître plus de 170 km/h sur le compteur avant de nous dire que les routes aussi bien que le freinage ou encore les mœurs ne se prêtaient guère à ce genre d'exercice. Sans oublier la philosophie de la Sport Glide : gros coeur, machine de parade et prête à en découdre, mais particulièrement agréable à l'accélération ou sur les régimes et vitesses intermédiares.

Les départs canons et énergiques ne sont pas à proscrire, tandis que les reprises demanderont plus de temps qu'avec le 114, mais sauront se montrer convaincantes. On peut envisager de conduire la SG à l'oreille, aux vibrations ou encore au feeling, le moteur demande cependant quelques concessions. Et il chauffe. Bon sang qu'il est calorifère !

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