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2. Essai Honda CB1000R 2018 : la polyvalence parfaite

Hormis un temps plutôt froid, les conditions d’essais de ce CB1000R ont été particulièrement bonnes. Un grand soleil, des belles routes espagnoles, un grip bon grip, la sublime route de Ronda et un arrêt sur le circuit d’Ascari pour permettre à notre groupe de se lâcher un peu.

Essai Honda CB1000R 2018 : retour en grâce

Sous les yeux, le CB1000R offre une version plus flatteuse que sur les photos, son charme opérera d’ailleurs sur les plus septiques d’entre nous au départ. Mais viens immédiatement 2 choses aux yeux avant même de monter dessus : la taille de la selle passager, qui malgré un carré d’assise correcte donne l’impression que le passager va s’envoler au premier virage et la taille amusante des tétines sous les repose-pieds, ce qui signale que vous touchera le pot avant ces derniers.

À bord, l'assise de 830 mm permet à mon mètre soixante-dix d’avoir les pieds bien à plat. La répartition des masses sera votre meilleure alliée pour le déplacement facilement, en revanche on regrette que l’empattement soir un peu grand, ce qui vous obligera à vous y reprendre en plusieurs temps pour faire demi-tour. La position est naturellement droite quoique très légèrement sur l’avant. On a cette sensation d’être sur une petite moto compacte alors qu’il s’agit tout de même d’un 1000 cm3. On regrettera en revanche le positionnement des rétros, qui montrent plus ses bras que ce qui se passe derrière.

Essai Honda CB1000R 2018 : retour en grâce

La sonorité est assez douce à l’arrêt, voir un peu trop, le tableau de bord est vraiment sympa à regarder, mais hélas pas très lisible, surtout avec du soleil, un souci d’inclinaison probablement. La navigation et réglage des infos se font très bien et sont instinctifs, même en roulant. La prise en main est immédiate et facile, le côté compact de la machine permet de naviguer très facilement dans une circulation dense. Or, le mode Sport, le moteur est d’une souplesse sans égal pour les bas régimes, il ne sera pas nécessaire de réfléchir à comment et sur quel rapport circuler, il sera vite votre allier en ville. Et pas de chaleur qui se dégage du moteur, que demander de plus. Sur les grands axes, elle fait le travail également et malgré l’absence de protection, la pression de l’air due à la vitesse ne gêne en rien le pilote, même à des vitesses élevées.

Mais pas de surprise quant à son terrain de jeu préféré : les axes secondaires et les routes sinueuses. C’est ici qu’il révèle tout son potentiel. Peu importe le mode choisi, le moteur se révèle volontaire autant sur du rythme tranquille, calé entre 5000 et 7000 tr/min, que sur portions plus rapides où on reste facilement sur les hauts régimes profitant largement des 145 chevaux disponibles. Sur des rythmes très soutenus certaines relances en mode standard pourront faire place à une petite frustration, mais on parle bien d’un rythme de circuit, mode Sport a privilégié pour avoir un côté rageur qui se montre. Comme on pouvait l’attendre de ce moteur, il répond parfaitement à une polyvalence bien maîtrisée. Accessible et instinctif, à aucun moment le motard ne sentira une intrusion non désirer sans sa gestion des gaz. C’est peut-être donc ça la perfection selon Honda : piloter et uniquement ça… Pour d’autres cela pourrait se révéler comme son défaut. On appréciera également sa sonorité à haut régime et la facilité de la boîte de vitesses.

Essai Honda CB1000R 2018 : retour en grâce

Mais c’est la partie cycle qui sera la plus révélatrice de l’excellent travail de Honda. Même si on peut craindre au départ de ne pas sentir le train avant, il n’en est rien et cela restera une appréhension de départ. Dès les premiers virages, l’agilité se révèle mais également sa stabilité. Elle engage avec une simple impulsion du guidon et les enchaînements de virages serrés se font naturellement. Les suspensions ne sont pas trop rigides, mais pas trop souples non plus, elles mélangent donc une bonne précision pour la moto, tout en laissant le pilote avoir un peu de confort. On est loin des bouts de bois actuels dans la concurrence qui laisse peu de crédit à la survie du dos et aux fessiers. Inutile d’en rajouter plus, c’est un régal à conduire.

Côté freinage, exit la progressivité et c’est là que le CB tranche avec beaucoup de roadsters. Il y a de l’attaque et ça freine fort ! Cela pourra surprendre et demandera au pilote d’apprendre à doser avec le bout des doigts, mais une fois qu’on s’y fait, on en redemande. Heureusement que les warnings automatiques se déclenchent sur les freinages un peu lourd… Histoire de pas trop surprendre les copains.

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