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2. Essai Moto Guzzi V7 III 2017 : Moderne et authentique

Essai Moto Guzzi V7 III 2017 : la copine

Enfin petite... 213 kilos tout de même... Certes, elle a pris un peu de poids, mais il est bien placé et rien ne transparaît à a conduite. "Que du muscle", rit-elle. Et de nous proposer de partir se promener sur les petites routes environnantes. Histoire de vérifier qu'elle est en bonne santé. "Tu vas voir, je suis en pleine forme", rit-elle avec son petit accent italien. Craquant. Une chose est sûre, dès le démarrage, nous apprécions sa démarche chaloupée. A bas régimes, le couple de renversement officie avec bienveillance. Il distille les vibrations à gauche puis à droite. Le guidon bouge, les jambes ressentent l'attraction d'un côté puis de l'autre. Bienvenue sur une moto à moteur transversal !

 

Dès que l'on tourne les gaz, V7 III donne de la voix et se stabilise. Que cette mue est plaisante ! Quel caractère, aussi ! La réponse est franche et immédiate, le couple omniprésent et immédiatement disponible. Si l'accélération apparaît très linéaire, la sonorité passe de profonde à médium, tandis qu'un petit son métallique arrive dans le dernier tiers de la montée en régime. Un régime que l'on peut surveiller au moyen d'un indicateur lumineux intégré à l'instrumentation. Son seuil de déclenchement est réglable, et l'on choisit à l'arrêt et dans le menu idoine à quel moment passer le rapport supérieur. Les plus "sportifs" apprécieront, les possesseurs de la version Racer aussi : cette dernière ne dispose pas de compte tour. Nous profitons de chaque virage, de chaque portion de ligne droite pour lier connaissance. 

La boîte de vitesse douce, l'embrayage souple et la relative transparence de la transmission par cardan encouragent à rouler sur la force des rapports et des régimes intermédiaires. Aller chercher la zone rouge située à 6 500 tr/min est donc rare, même si souvent jouissif une fois en action. On découvre une autre vision du sport, davantage liée aux sensations mécaniques qu'aux sensations de vitesse. Pour autant, la Guzzi attrape sans sourciller plus de 180 km/h sur son sixième et dernier rapport. 

 

Essai Moto Guzzi V7 III 2017 : la copine

Rien ne semble pouvoir résister à cette V7 III, ni à sa tenue de route. Légère à déplacer, bien posée au sol, agile et maniable, elle offre de très nombreuses qualités dynamiques et une excellente stabilité. L'on peut même la chahuter un peu, et venir tester aisément sa garde au sol. Suffisants, les 155 mm disponibles modèrent les "attaques" de virages serrés négociés à vive allure ou les changements d'angle trop violents. Une V7 III, ça se respecte, et c'est là qu'elle donne le plus et le mieux. Lorsqu'on se laisse aller à exploiter un moteur des plus bienveillant... Reste à se méfier d'un point : le comportement des pneumatiques et des suspensions sur certains "défauts" de la routes. La lecture du bitume est en effet précise et l'avant comme l'arrière se montrent bavards. Il n'est pas rare de sentir une réaction assez vive sur une bande blanche en relief, tandis que les suspensions, pour douces qu'elles sont de prime abord, restent fermes. Le prix d'un bon comportement routier, mais un petit manque de confort au final. Surtout avec un selle faisant ressortir son épaisseur réduite. 

 

V7 III affiche douceur et force au freinage. Sorte de main de fer dans un gant de velours, l'ensemble Brembo se prête volontiers aux mains débutantes, pour peu qu'elles soient assez grandes. Le levier Brembo est en effet très beau, mais il n'offre aucun réglage en écartement. D'autant plus dommage qu'il et se montre relativement éloigné de la poignée. L'ABS seconde parfaitement l'ensemble. Il est aussi discret qu'efficace, surtout à l'avant. Une réussite. 

A propos de levier, celui d'embrayage est souple et agréable d'emploi. La boîte de vitesse, pour sa part, fait apprécier le travail effectué. Les rapports des boîte sont bien choisis et la 6ème ne tire pas trop long. De quoi exploiter pleinement la santé moteur. La boîte participe au plaisir de passer les rapports. On roule décontracté, et sans devoir prêter attention à autre chose qu'au plaisir simple ressenti : celui des vibrations du moteur et de son battement caractéristique... que ces ondulations séduisent par leur douceur !

 

Essai Moto Guzzi V7 III 2017 : la copine

Enfin, la V7 III rassure pleinement en offrant d'office le mode d'emploi de son caractère. Avec le temps, dit-elle, elle a appris à juguler ses ardeurs et surtout à contrôler tout risque de dérapage incontrôlé. Son anti patinage performant se montre sensible en position 2, relativement discret en position 1. Il permet quoi qu'il arrive de juguler la force à l'accélération, surtout sur route mouillée ou dans des conditions d'adhérence précaires. Son intervention est on ne peut plus transparente, seuls les plus avertis préféreront le désactiver afin de conserver toute la puissance. Là encore, une réussite sur une moto de ce niveau. 

 

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