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Prise de contact

Dans Moto / Nouveauté

Aymeric Zito

2. Essai sur route

Prise de contact

La question reste entière, est-ce que tout ceci n'est pas que poudre aux yeux ? Au final, ne s'agit-il pas là que d'un gros scooter déguisé ? A l'arrêt, pas de doute : en prenant place à bord, on est bien sur une moto. Une moto plutôt haute d'ailleurs, avec un guidon qui tombe bien sous les mains, pas trop large, pas trop cintré ni trop droit. Idem pour le coffre camouflé en réservoir qui se place sans peine entre les jambes. La selle est souple et une fois sur les cale-pieds, elle donne une position de conduite très naturelle. Allons maintenant tester tout ça.


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Le départ se fera en mode Autodrive et sur une cartographie Touring, certainement la configuration qui conviendra à la majorité des clients de la Mana. Au démarrage, point de lenteur ou délai à l'accélération, c'est même plutôt vif pour une transmission à variateur. Les vitesses s'engagent les unes après les autres, sans avoir à y prêter attention. On peut se focaliser sur la signalisation urbaine et les manœuvres imprudentes des autres usagers, un agrément parfait pour la ville. Elle offre une agilité très agréable, avec un centre de gravité assez bas, idéal pour se faufiler dans la jungle des voitures.Une fois sur l'autoroute, elle conserve son agrément de conduite, on cruise tranquillement, le sourire aux lèvres. De légères vibrations se font sentir quand elle monte dans les tours mais rien de très énervant. Elle est reste très stable à haute vitesse, campée sur ses gros boudins. La Mana s'en sort avec les honneurs sur le terrain de jeu des maxi-scoot, en étant agréable et vive en ville et sur autoroute. Mais le véritable test reste à venir.


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Nous voilà dans le sinueux, là où le variateur devra se montrer à la hauteur du look de l'italienne. Dès les premiers enchaînements, on apprécie le freinage qui offre un très bon feeling et un mordant largement suffisant. Couplé avec cette agilité déjà constatée en ville, elle se révèle plutôt joueuse. Le mode Rain, comme sur les deux sœurs Aprilia, étouffe complètement le moteur. A l'opposé, le mode Sport permet des accélérations plus velues, avec des passages de rapport plus hauts perchés. Du coup, les sensations sont plus présentes, et les vibrations aussi.


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Le mode sport est certainement le plus efficace pour ce type de conduite. Il donne de bonnes relances mais on a quand même du mal à trouver ses repères, notamment sur les freinages et les réaccélérations. Le frein moteur est, certes, plus présent que sur un scooter, mais cruellement absent si on le compare à un roadster classique avec une architecture moteur et une cylindrée équivalentes. Il est temps de s'essayer au mode « Sport Gear » avec le passage séquentiel des rapports. Là, c'est devenu hautement plus fun…


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Jouer sur les 7 vitesses avec des pressions sur les platines « + » et « - », ça m'a tout de suite replongé dans mes années Gran Turismo. Je me voyais derrière ma Playstation, enquillant les montées en régime et les passages de vitesse au rupteur. Dans cette configuration, la Mana s'éloigne encore plus d'un scooter sans pour autant trop se rapprocher de la moto. Elle crée réellement son propre segment. Un tel mode incite à élever le rythme, on s'amuse avec les platines et l'indicateur de rapport engagé sur l'écran digital s'avère vite indispensable pour s'y retrouver. On s'emballe et le poids se fait alors sentir sur les enchaînements rapides. Le freinage, lui, est toujours à la hauteur mais les suspensions se montrent un peu trop souples pour inviter à plus d'ardeur. Et puis, toujours ce frein moteur trop léger qui perturbe le pilotage. Bref, on préfèrera donc s'amuser avec la Mana plutôt que d'essayer de la pousser dans ses derniers retranchements. Et le mode séquentiel, c'est vraiment marrant !


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Le moteur est agréable mais ne diffuse pas pour autant les volées d'adrénaline en sortie de courbe qu'on pourrait s'attendre à recevoir d'un bicylindre en V de 850 cm3. Même un SV 650 parait plus pêchu. Tout comme son bruit, plutôt aseptisé, bien loin des sonorités envoutantes des twins italiens. Elle est vive mais docile, sage avec le pneu arrière comme avec la chaîne. On a du lui apprendre à ne pas être brutale avec la belle mécanique, alors elle s'y applique. Les Dunlop Qualifier sont donc la juste monte pour ce modèle ultra-polyvalent. Ils sont à l'image de la Mana qui joue sur plusieurs tableaux et ne montre ses limites qu'en usage sportif.


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La 850 Mana est un pari complexe mais réussi. Vouée à convaincre un nouveau panel de clients en proposant une moto au look très aguicheur et un comportement routier ultra-polyvalent, elle se positionne dans un segment de marché où elle fait cavalier seul. Car il s'agit bien d'une véritable moto, avec un équipement de bonne facture, conjuguée avec la facilité d'utilisation et le côté pratique que bien des motards apprécient chez les maxi-scoot. Un utilitaire sexy mélangé à un roadster facile. En mode sport, elle affiche les limites de ses prétentions, mais peu importe, puisqu'elle s'attèle justement à séduire les motards lassés par trop d'exclusivité sur les autres modèles. Proposée à 9 399 €, à peine plus chère qu'un T-Max, la Mana semble tout à fait raisonnable. Les curieux du genre auraient donc tort de s'en priver !


Merci à Nicolas Muller pour avoir pris les photos dynamiques et Nico Nguyen pour avoir joué les mannequins italiens. Et encore un merci à l'équipe de Mega Bike pour le prêt de la moto :


Photos (38)

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