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2. Essai Yamaha R3 : Sportive et polyvalente, c'est possible?

Essai Yamaha R3 : graine de championne

Les ingénieurs japonais ont fait travailler leur matière grise pour honorer la série « R ». Tout est nouveau ou presque sur cette moto : le cadre acier tubulaire est de type Diamant, un classique dans la gamme Yamaha, et le nouveau moteur est un inédit bicylindre parallèle 4 Temps de 321cm3. Ce dernier annonce 42 chevaux, intriguant. Sur une journée, nous aurons la possibilité de l'essayer sur une centaine de kilomètres de routes variées, puis nous nous rendrons sur le circuit de Calafat pour deux sessions piste de 20mn. Nous verrons bien ce qu'elle a dans le ventre !


Essai Yamaha R3 : graine de championne


Les quelques rotations de la poignée de gaz -assez douce-pour faire chauffer le moteur, augurent des montées en régime assez franches et un son un peu plus agressif. Le premier rapport est très court, permettant des démarrages aisés en ville, on monte instinctivement et rapidement les vitesses jusqu'en 3 ou 4ème. Certes, le couple n'est pas démesuré, mais il y en a suffisamment pour évoluer facilement en agglomération et s'extraire du trafic, voir relancer en cas de danger immédiat. On comprend rapidement que la plage d'utilisation du bicylindre dans ces conditions se situe autour de 6 à 7000 tr/min. La boite de vitesses est agréable, ferme et précise, et elle ne dénote pas du reste. La position du buste relativement droite et l'angle de braquage très permettent de tourner très court et de se faufiler facilement en milieu urbain. La R » devient une vraie sportive des villes, tout en bénéficiant d'une maniabilité de roadster.


Essai Yamaha R3 : graine de championne


Nous rejoignons ensuite les montagnes proches via quelques voies rapides. Mesurant un peu moins d'1m80 et plutôt large d'épaules, la protection offerte par la bulle est appréciable. Suffisante, elle permet d'adopter sans lutter et avec confort le 130km/h. Bon, on est loin d'un trail en termes de protection, mais force est de constater que la R3 s'en sort correctement. D'autant plus que le moteur se montre alors volontaire. Au dessus de 7000 tr/min, il s'emballe un peu plus, laissant filer joyeusement l'aiguille du compte tours vers les hauts régimes. De quoi accrocher aisément le 140 dès le 5ème rapport. Le moteur affiche alors une très bonne allonge, acceptant de flirter avec la zone rouge sans broncher. La coupure est douce et le Shift Light est là pour rappeler qu'il y a une sixième. Le dernier rapport, justement, est de type overdrive (surmultipliée). Son but est clairement d'économiser du carburant. Selon mes premières constatations et compte tenu du rythme soutenu, la consommation moyenne semble tourner autour de 4,5 l/100 kilomètres.


Nous quittons maintenant la voie express et abordons des routes plus étroites et tortueuses s'enfonçant dans le massif montagneux. Le rythme s'accélérant, les pneus sont de plus en plus sollicités. La R3 conserve son excellente maniabilité et se balance facilement d'un virage à l'autre. Le moteur demande alors à bien choisir le rapport pour ressortir des virages, faisant une fois encore profiter de son couple pour procurer beaucoup de plaisir.


Le rythme adopté est loin d'être ridicule et pourrait faire rougir quelques motards en grosses cylindrées. Les réactions restent saines. Et ce n'est seulement quand le rythme s'accélère franchement que les pneus commencent à montrer leurs limites. Jamais dangereusement, toujours de manière progressive, ils décrochent alors en douceur si l'on va chercher le plein angle. Du coup, comme avec ses aînées de plus forte cylindrée, on s'amuse à déhancher pour continuer à rouler en sécurité tout en se faisant plaisir. Un plaisir tangible, qui trouvera son point d'orgue dans l'exercice suivant : la piste !


Sportive, mais encore ?

Essai Yamaha R3 : graine de championne


Direction maintenant le circuit de Calafat qui nous permettra de nous rendre compte du vrai potentiel sportif de la R3. Le circuit est bien choisi, Calafat est un circuit assez plat, avec une courte ligne droite de 650 mètres et quelques enchainements de virages variés. Nous nous élançons pour 2 tours de chauffe avant de pouvoir pousser la moto dans ces derniers retranchements. Après le galop d'essai sur route, mon interrogation concernait les freins, lesquels paraissent vraiment light pour une utilisation sur circuit. Mais encore une fois, sans être exceptionnels, ils sont suffisamment puissants et endurants pour tenir 20mn de sollicitation acharnée. Mieux encore, l'ABS ne se déclenche pas à tord et à travers, et lorsqu'il intervient au moment où l'arrière se déleste, il n'induit aucun mouvements indésirables.


Dans cette utilisation extrême, le moteur de la R3 ne déborde pas de puissance, mais il montre une certaine hardiesse qui laisse très rapidement s'amuser au guidon de cette petite sportive équilibrée et joueuse. On se rend même compte que poser le genou avec la R3 devient un jeu d'enfant une fois que l'on reste dans la zone au dessus de 7000 tr/min et que l'on soigne ses trajectoires. Pour attaquer la ligne droite, accélérateur à fond jusqu'à ce que le shift light joue les stroboscopes, montant les rapports à la volée. Ca cravache ! On prend environ 160 km/h au bout de la ligne droite (loin de sa vitesse max : plus de 180 compteur), avant de plonger dans une légère descente à gauche pour un gros freinage conditionnant un virage à droite à 180°. Les sensations sont là !


Essai Yamaha R3 : graine de championne


Pari réussi pour la R3 sur piste. Même si l'on aimerait avoir des guidons plus écartés et des cales pieds plus hauts pour une position plus sportive, on prend beaucoup de plaisir avec cette moto. Les Michelin Pilot Street sont également assez surprenant dans cet exercice. Ils chauffent relativement vite, incitent à ne pas garder trop les freins sur l'angle sous peine d'une dérobade de l'avant, mais ils prendront toujours soin de prévenir. Quant à l'arrière, sur l'angle à la réaccélération, et malgré le couple raisonnable de 3 mkg, il lui arrive parfois de glisser de quelques centimètres tant de leur fait que de celui de l'amortisseur un peu léger. Mais rien de très méchant. Les suspensions sont à l'image de l'ensemble : sans brio particulier, mais sans soucis non plus. La fourche encaisse les gros freinages sans talonner et l'arrière, assez souple, offre une motricité correcte mais pas une stabilité impériale. Mais au fait… Je suis sur une 300. Le cadre comme le moteur sont parfaitement dimensionnés, en revanche, l'absence de réglages poussés fera probablement défaut avec une monte pneumatique plus performante.


A ce titre, Yamaha a profité de l'occasion pour présenter une ravissante version Cup de sa R3. Equipée d'un carénage piste, de demi guidons plus écartés et d'une ligne d'échappement Akrapovic disponible dans la longue liste d'accessoires du catalogue de la marque. Tentant...


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Commentaires (2)

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Par Anonyme

Ca donne envie, ça rappelle un peu les 125 2temps, en un peu plus lourd, mais je pense que ce sont de superbes écoles de pilotage! A quand un comparatif entre toutes les 300 sportive???? On vous attend!

Par Anonyme

Moto très joueuse. Après 200 000 km de gros cube (600 à 1200) j'ai opté pour cette petite R3 et j'en suis très content. Nul besoin de 200 cv pour se faire plaisir. Même avec ses petits 42 poneys elle donne envie de presser la poignée et monte rapidement à 130 km/h. En étant raisonnable on peut rester sous les 4 litres au cent. Sur piste je pense que cette valeur doit sérieusement grimper.

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