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Essai - Yamaha TMax 560 mod. 2022 : connexion Max

Dans Moto / Nouveauté

Benoit Lafontaine

Voici 20 ans et 7 générations que le TMax a révolutionné le monde du maxi-scooter. La 8e mouture du roi Max arrive. Plus aboutie, comme toujours, plus moderne, comme toujours, plus performante, comme toujours. Mais chère. Comme jamais. Lifting, connectivité, accessibilité, le fleuron de la gamme Yamaha tutoie les 15 000 € dans sa version Tech Max, celle que nous avons essayée. Alors, le nouveau TMax, toujours au top ?

Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022

Yamaha TMax 560 mod. 2022

Moteur : bicylindre vertical
Cylindrée : 560 cm3
Puissance : 35 kW à 7 500 tr/min
Couple : 55,7 Nm à 5 250 tr/min
Poids : 220 kg tous pleins faits

Tarif : à partir de 12 699 €
(14 799 € pour le Tech Max)

Évidemment ! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle peu de choses "bougent" réellement sur ce nouveau modèle. Tout du moins d'un point de vue architectural. Même motorisation, même cadre, même taille de roues, on est en terrain connu. Pour autant, les jantes ont bénéficié des dernières avancées de la marque en matière d'allègement, réduisant au passage les masses non suspendues. De quoi améliorer en théorie les qualités dynamiques, notamment la maniabilité du TMax. Elles sont à présent pourvues de pneumatiques Bridgestone Scooter SC2, une monte résolument sportive pour maxi-scooters. Le TMax devient logiquement la plus belle vitrine de ces gommes et la meilleure référence. À noter qu'il s'agit d'un pneu tri-gomme à l'arrière, augurant d'une bonne longévité en cas d'utilisation standard et d'emprunt régulier d'autoroutes.

Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022

Dans la forme, par contre, tout change. Entièrement redessiné, quelque part repensé, le TMax conserve ses poncifs, mais prend des allures plus "bio". Il inaugure également de nouvelles admissions d'air, résolument sportives. Revus, des optiques avant et arrière adoptent aussi bien une nouvelle forme (notamment le T arrière, superbe signature visuelle), que la technologie LED, tandis que la refonte esthétique touche jusqu'à la forme des boomerangs latéraux. Très appréciée, l'intégration parfaite des clignotants dans les optiques libère la ligne. Vous l'aurez compris, plus grand-chose de commun visuellement entre le millésime précédent et celui-ci. Mais ce n'est pas tout, l'ergonomie du TMax évolue elle aussi.

Essai - Yamaha TMax 560 mod. 2022 : connexion Max
Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022
Nouveau masque. Moins original, plus organique, le TMax se pare d'un nez entre ses deux yeux.
Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022
Ceci est un T. Comme pour les Trium… comme pour TMax. Le feu complète le concept lancé sur le modèle précédent. Les clignotants sont les petites LED que l'on voit sous la "barre", aux extrémités.

Ce qui nous a surtout marqués, c'est le nouveau dispositif de démarrage sans clef, enfin simple, logique et parfaitement exploitable, qui permet même d'ouvrir la trappe à essence ! Génial. Tout simplement. Et ce n'est pas rien. Fini les manipulations fastidieuses, du barillet. Bienvenue dans l'ère moderne, avec un double bouton central pour mettre le contact et ouvrir le coffre, transpondeur simplement mis dans une poche. On peut même démarrer directement depuis le bouton du commodo droit une fois le scooter déverrouillé. Excellent ! Le reste des modifications passe par des aspects physiques influant sur le confort et sur le placement.

Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022
Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022

Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022
Parfait. Le système sans clef centralise l'ouverture de toutes les serrures.

Ainsi, le guidon se montre davantage. Une bien belle pièce qui se retrouve placée plus bas, se cintre légèrement vers l'intérieur tout en offrant une largeur appréciable. Le Maxi scooter Yamaha entend également offrir plus de place pour les jambes, notamment en longueur, une selle toujours située à 800 mm de haut mais allongée et à l'arcade affinée. Ceci afin de permettre de poser plus aisément les jambes au sol. Serait-il d'avantage à portée des moins grands gabarits ? Ceux-ci pourront en tout cas régler simplement et rapidement la profondeur d'assise au moyen du dosseret de siège conducteur coulissant. Mobile sur une amplitude de 30 mm par rapport à la position de base, il faudra cependant ouvrir le coffre pour accéder au réglage.

Essai Yamaha TMax mod. 2022
Essai Yamaha TMax 560 mod. 2022
Petit. Un casque intégral tient dans cet espace. Dû-il être retourné, calotte vers le bas. Il est éclairé et capitonné.
Essai Yamaha TMax mod. 2022

Cet élément manque légèrement de hauteur pour offrir un bon maintient lombaire, mais il cale efficacement le postérieur ! On n'en demande pas plus. Pour l'instant. Enfin si : une moindre largeur d'assise au niveau des cuisses aurait permis de mieux poser… un pied au sol. En dessous de 1,85 m, on oublie le fait de poser les deux pieds à plat. La ballerine, finalement, ce n'est pas le scooter (220 kg tous pleins faits et de sérieuses proportions), mais qui se trouve dessus (rapport aux pointes) !

Dans l'équipement du nouveau TMax, on retrouve surtout un écran TFT de 7 pouces de diagonale et le massif commodo permettant de l'exploiter. Ainsi voit-on l'apparition d'un joystick "5D" bougeant sur les 4 axes (haut, bas, gauche, droite) et permettant de valider lorsque l'on appuie dessus (le 5e axe de la 5D). Certes pratique, certes pertinent, il entre en conflit avec les gants, notamment les plus gros, lorsque l'on actionne les clignotants. Des clignotants au demeurant mal placés. Ceux-ci son trop haut, trop enfoncés pour être bien utilisés. On regrette d'autant plus que Yamaha n'ait pas pensé à mettre un arrêt automatique.

Essai Yamaha TMax mod. 2022
Essai Yamaha TMax mod. 2022

Peut-être est-ce là la raison pour laquelle on retrouve des poignées chauffantes de série sur le Tech Max, en même temps qu'une selle. Cette version haut de gamme profite également de la selle chauffante et surtout de la bulle électrique, un élément hautement appréciable, comme nous allons le constater. Par contre, une fois encore, il va falloir acquérir une bonne dextérité et de bons réflexes pour exploiter au mieux les possibilités offertes au travers de l'interface. On en vient rapidement à regretter le temps où l'on avait un bouton, un switch, bref, un élément physique dédié à une tâche…

Essai Yamaha TMax mod. 2022
Essai Yamaha TMax mod. 2022
Essai Yamaha TMax mod. 2022

L'instrumentation centralise l'ensemble des possibilités, mais ne laisse pas la liberté de conserver un accès rapide à l'un des paramètres accessibles. On multiplie les clics pour arriver au résultat escompté en perdant au passage de l'attention. Dommage. Surtout lorsque l'on dispose de la bulle électrique. Ceci mis à part, des raccourcis bienvenus sont là pour profiter pleinement des nouvelles fonctionnalités, notamment la navigation affichée à l'écran.

Essai Yamaha TMax mod. 2022
Essai Yamaha TMax mod. 2022
Essai Yamaha TMax mod. 2022

Essai Yamaha TMax mod. 2022

Si nous n'avons pas testé les fonctions connectées permettant de gérer sa vie sociale en roulant (gosh…), nous avons particulièrement apprécié la navigation GPS Garmin via l'application Motorize spécifique à la moto et à télécharger. Smartphone tranquillement installé et chargeant dans le compartiment droit, facilement installé sur un suppoprt amovible, on bénéficie d'un guidage avancé, plein écran, clair et performant. On interagit aisément avec depuis le joystick (zoom, navigation, paramétrage), tout en conservant une bonne interaction avec l'application directement depuis son smartphone. Yamaha met également en avant sa propre application MyRide, même si elle n'est pas directement concernée par cet interfaçage.

Dommage par contre le système ne permet pas de s'interfacer avec les solutions gratuites Google Car ou Car Play : la solution Garmin est payante par abonnement. Si vous l'utilisez déjà tant mieux, si vous avez opté pour TomTom Go (payant également), tant pis… Plus ça va, plus on dirait que Yamaha se BMWise, sans pour autant afficher des tarifs aussi importants au final. Il n'y a qu'à regarder le configurateur My Garage pour comprendre que l'on peut entièrement créer son TMax et alourdir conséquemment la note.

Bon point pour le bloc compteur, les cinématiques sont superbes et l'on peut choisir entre trois modes de présentation. L'aiguille profite d'effets spéciaux et de cinématiques certes un peu bling bling, mais au final très poétiques… Tant qu'à avoir de la technologie, autant ne pas singer l'analogique ! À propos de technologie, justement, n'oublions pas la gestion électronique du moteur et de l'accélérateur, qui permet de choisir entre deux comportements : T ou S pour Tourisme ou Sport. Au moins cela se fait-il simplement au pouce droit via le bouton Mode ! Youpi. Par contre, on ne se voit pas jouer en permanence avec la fonctionnalité. D'autant plus que contrairement à sur une moto équipée, on ne peut pas réellement jouer sur le niveau de déclenchement de l'ABS, de l'anti patinage ou encore du frein moteur. Quant à savoir si cela a une réelle utilité, notre essai en page suivante vous le dira…

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