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Interview confiné - Vincent Thommeret - DG de Yamaha Motor France

Dans Moto / Pratique

Damien Lachaize

Interview confiné - Vincent Thommeret - DG de Yamaha Motor France

La rédaction de Caradisiac Moto s'est entretenue (à distance) avec Vincent Thommeret, intronisé Directeur Général de Yamaha Motor France en 2014 succédant ainsi à Eric De Seynes. Il fait un point de la situation de la marque aux diapasons face au Covid-19. Il évoque également le futur Tricty 300, l'annulation du salon de Paris et la norme Euro 5.

Caradisiac Moto : Vincent Thommeret, bonjour, merci infiniment de nous accorder quelques minutes en ces temps de confinement. Dans un premier temps, pouvez-vous nous établir un état des lieux de vos différentes usines stratégiques pour le marché français ?

Vincent Thommeret : bonjour, alors pour faire un point précis sur cette question : à l’heure où je vous parle, notre usine du Japon est actuellement fermée afin d’éviter un stock trop important. De plus, des bateaux sont en ce moment même en mer pour le réapprovisionnement des pays au marché porteur (Europe, Etats-Unis, Australie). Cela concerne des produits hautement diffusés comme les T-Max, FJR, Tracer 900, MT-10, Super Ténéré. À ce jour, je n’ai pas de date précise sur une reprise de l’activité mais il se pourrait qu’elle intervienne d’ici 15 jours, 3 semaines.

Notre base française localisée à St Quentin dans le département de l’Aisne est fermée depuis le 17 mars, date à laquelle le confinement général est entré en vigueur. Étant donné la fermeture pour cause sanitaire, notre motoriste Minarelli située à Bologne, nous ne sommes plus approvisionnés en bloc-moteur.Je rappelle que le site français produit les scooters X-Max (125,300,400), les motos MT et YZF 125, ainsi que les XSR 700, Tracer 700 et Ténéré 700. En Asie du Sud-Est, l’usine de Thailande qui assemble le NMax, un modèle qui marche bien en France, continue de produire. Enfin, celle de Thailande pour le Tricity 125 est pour le moment fermée.

Caradisiac Moto : face à cette crise sanitaire sans précédent, comment s’organise le réseau de concessions de la marque ?

Vincent Thommeret : la France compte aujourd’hui un total de 215 points de vente pour la moto. Chacun essaye tant bien que mal de s’organiser mais je peux vous dire que 60 % de notre réseau est actif. Bien entendu, il s’agit des ateliers afin d’assurer le SAV avec en priorité les personnels utiles à la vie de la nation. Chaque personne peut prendre un rendez-vous et l’entretien s’effectue par un mécanicien d’astreinte.

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Caradisiac Moto : avant quelques questions ciblées sur les produits, comment percevez-vous l’annulation du salon de la Moto de Paris ? Les rassemblements de Cologne et Milan sont eux-aussi menacés ? Quelle va être la décision de Yamaha ?

Vincent Thommeret : tout d’abord, le retrait du salon de Paris n’est pas une surprise si l’on prend en compte la situation sanitaire actuelle. Oui bien sûr, c’est une déception, Yamaha avait bien entendu annoncé sa présence, certes avec de nombreuses interrogations compte rendu des enseignements pris il y a deux ans, mais l’envie était là. La tenue de la manifestation devait nous permettre de rencontrer une nouvelle clientèle favorable à la pratique du deux-roues. Malheureusement, les organisateurs ont retenu le principe de précaution, dommage mais sage décision tant que nous n’avons pas de visibilité sur le futur face à ce virus. En ce qui concerne Cologne qui est un événement axé principalement sur la moto, Yamaha Europe n’a pas encore pris sa décision. Même constat pour EICMA à Milan qui est LA vitrine européenne de notre marché. Mais très franchement, rassembler un public venu des quatre coins du monde ne serait pas raisonnable. Dommage car le marché était jusqu’à présent sur une dynamique historique. Sans l’apparition de ce virus, nous aurions sûrement atteint les 235 000 immatriculations cette année, soit une statistique équivalente avant la crise économique de 2008.

Caradisiac Moto : la norme Euro5 est entrée en vigueur au 1er janvier de cette année pour les nouveaux modèles, mais l’activité étant à l’arrêt, les modèles actuels ont jusqu’au 31 décembre 2020 pour s’y conformer, comment ça va se passer ?

Vincent Thommeret : effectivement, comme vous l’avez mentionné, la norme Euro 5 est active depuis le 1er janvier 2020 pour les motos, scooters, tricycles et quadricycles de la catégorie L.Tous les modèles récemment présentés et en concessions sont conformes à la nouvelle législation. Cependant, pour les véhicules actuels, qui ont jusqu’au 1er janvier 2021 pour obtenir le précieux sésame, nous sommes en cours de discussion avec la Commission Européenne pour obtenir un éventuel aménagement.

Caradisiac Moto : avez-vous une petite visibilité sur l’arrivée du Tricity 300 ?

Vincent Thommeret : non aucune mais nous l’attendons avec impatience car il va être un produit phare dans notre gamme de scooters. Petite précision, il est fabriqué à l’usine de Thailande à l’instar de son petit frère 125. D’ailleurs, le Tricity 125 restera au catalogue car les deux véhicules cohabiteront efficacement sur un marché du trois-roues (L5e) très ‘’franco français’’. L’objectif est d’apporter un comportement dynamique différent grâce au train avant LMW (Leaning Multi Wheel). Le groupe est en train de développer des projets ayant déjà ce système à laquelle nous ajouterons d’autres vitrines technologiques.

Caradisiac Moto : déjà une idée du tarif pour la France ?

Vincent Thommeret : non, à ce jour nous sommes dans une phase de finalisation.

Caradisiac Moto : dernière question concernant la présentation du Majesty S en Asie, serait-il susceptible d’arriver en Europe ?

Vincent Thommeret : le Majesty est une appellation que nous connaissons bien en France car un modèle éponyme a fait les beaux jours de la marque bien avant l’an 2000. Il avait effectué son retour en 2014 en version S puis disparu en 2015. Pour répondre clairement à votre question, non, ce Majesty S en 155 cm3 est avant-tout développé pour les pays d’Asie du Sud-Est (Malaisie, Philippines), il n’est pas prévu de débarquer en Europe, même si l’Asie se rapproche des nouvelles homologations. De plus, notre gamme de scooters est déjà large et le NMax fait largement le job.

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