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2. Les premiers contatcs de Jacky avec une moto de cross, un autre temps

Des années d'efforts et de sacrifices pour un titre

Jacky Vimond : Je suis allé avec mon père et mon frère aîné, Denis, sur une épreuve de motocross où il y avait Manuel Vattier, son père était champion de Normandie, le fils faisait une démonstration sur la ligne droite le midi et pendant les entractes.


Manuel faisait ça avec un side car que son père lui avait fait avec une vieille moto de l'armée et moi, j'étais très intéressé de pouvoir monter dans le panier. Mon père qui connaissait bien Manuel Vattier demanda si ça ne dérangerait pas que je monte dans le panier.


Et on s'est donc retrouvé à aller sur les courses où Manuel faisait ses démonstrations pour que je sois dans le panier. Ca s'est un peu développé, mon frère avait une motobécane à boite séparée avec un gros réservoir gris et avec d'autres copains, ils ont commencé à faire des démonstrations le midi. J'avais 12 ans à l'époque.


Mon père avait connaissance des « schoolboys » en Angleterre et a commencé à organiser des déplacements avec Manuel Vattier et Bernard Coquard. On a donc fait un déplacement en Angleterre pour découvrir le « schoolboy ».


Mon frère a roulé plusieurs fois sur ces épreuves, moi je ne roulais pas encore mais c'est ce qui m'a donné envie de participer. Là-bas, on roulait en club et une fois par an tous les clubs se réunissaient pour une course commune. Il y avait plein de catégories, 7-9 ans, 9-12 ans, 12-14 ans et 14-16 ans.


Moi j'ai commencé à faire ces courses là avec la moto de mon frère, à 13 ans, qui était une Puch 125, une moto de route que mon père avait transformé en cross. Il y avait un bon moteur mais la fourche avait des ressorts pour la renforcer et un réservoir de BSA.


Pour ma première course en Angleterre, on m'avait mis dans la catégorie des 7-9 ans avec des tous petits qui roulaient sur des 50 cc. Ce qui était étonnant, c'est que j'avais un 125 plus puissant que les autres. Donc je partais devant, au premier tour j'étais troisième et je finissais sept ou huitième.


Après deux épreuves, les Anglais ont dit à mon père, maintenant il doit rouler dans sa catégorie. Je devais donc rouler avec les 12-14 ans avec des 100cc. Et ce qui était stupéfiant en Angleterre, c'est que c'était des vraies motos de cross.


En France tous les gamins qui faisaient de la moto pour s'amuser, n' avaient aucune vraies motos de cross. C'était soit des motos de la guerre, soit des routières bricolées. Les Anglais avaient de vraies motos de cross, Suzuki, Yamaha, en France en dessous de 125 cc, il n'y avait rien.


Mon père a trouvé une 100 Kawasaki de route qu'il a transformé en moto de cross. Et avec cette moto, bien inférieure aux autres j'arrivais malgré tout à rentrer dans les dix premiers. Et on a décidé de rouler à la course finale qui réunit tous les clubs, avec ma 100 Kawasaki et là j'ai pris un tour. Il y avait tous les meilleurs pilotes, j'ai pris une claque et là j'étais déçu.


L'année d'après, on a déserté l'Angleterre, j'avais 15 ans et je pouvais rouler en France.


J'ai hérité de l'ancienne moto de mon frère Denis, une Honda Elsinor, la moto qu'il avait l'année d'avant son titre de champion de France Junior, la première année de ce championnat.. Moi j'ai hérité de cette moto jusqu'au jour où mon père m'a fait une surprise : on allait à une épreuve à St James dans la manche et il y avait une moto neuve dans le garage.


Je m'en souviens comme si c'était hier , cette moto toute neuve dans le garage, j'étais monté dessus et mon père est arrivé et m'a dit « si tu avais une moto comme ça tu crois que ça irait mieux ? » je lui ai répondu que oui et il m'a caché que c'était pour moi. On est parti pour St James avec cette moto, et mon père m'a fait croire que c'était une moto qu'il devait livrer à St James pour un pilote et en fait, cette moto était pour moi.


C'était une 125 Honda Elsinor. Quand j'ai compris, j'étais dans tous mes états. J'ai roulé en clandestin parce que je n'avais pas l'âge pour cette épreuve nationale, on n'était simplement pas déclaré sur la liste officielle du club. J'ai mené toute la course jusqu'à un moment où j'ai fais une petite glissade et je ne me souviens plus si j'ai fini un ou deux. J'avais fait une belle prestation et cela avait surpris tout le monde.


Et cette même année, j'ai pu faire quelques épreuves notamment en Bretagne parce que ils étaient beaucoup moins regardant et la Bretagne était très développée au niveau du motocross. En Normandie, les clubs étaient beaucoup plus pointilleux. En Bretagne je roulais pour rien, je demandais juste à rouler, c'est ce qui a fait mes premières armes.


J'avais réussi à faire quelques gains avec mes courses et je me suis acheté la 125 Elsinor Marty Schmit Réplica.


On avait fait une demande pour participer au junior qui nous a été refusée parce que je suis de juillet. Je n'ai pu rouler officiellement dans les compétitions qu'à partir du mois de juillet. Cette année là je suis reparti faire une course en Angleterre pour prendre ma revanche et j'ai gagné la course.


Des années d'efforts et de sacrifices pour un titre


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Commentaires (14)

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Par Anonyme

on dirait un gosse qui fait une rédaction pour l'école, pouvez vous faire un effort en construction afin de rendre vos phrases plus légères et plus fluides. Merci.

Par Anonyme

les articles courts sont déjà lourds alors quand ils sont longs, c'est un suplice... je n'ai pas pu allé plus loin que la 3eme page pourtant l'article était interessant mais le rédactionnel pourri

Par Anonyme

Que le sujet est super bien mais que le sujet est mal construit que ca fait de la peine et que c'est difficile a lire et une seule fois. Le CNED donne des cours... pensez  y.

Par Anonyme

Moi je trouve cela plutôt pas mal. Le rédactionnel est certes, pas très attractif, mais l'histoire est belle tout de même. Je trouve donc vos réactions juste mais un peu trop direct. J'ai eu la chance de voir rouler Jacky et je cela restera un très bon souvenir. Bravo encore à toi d'ailleur...

Par Anonyme

Vous n'avez visiblement pas compris que c'est Jacky qui parle, quasi mot à mot. Il appréciera les cours du CNED. J'ai eu le plaisir de le voir, il n'y a pas longtemps, il s'exprime plutôt bien. Ce n'est pas une new mais 15 ans de vie regroupé en cinq pages,ce qui est court et difficile. Celà correspond à deux heures de téléphone non-stop. Une carrière passionnante et gachée par cet accident. La vie d'un grand champion. David, rédacteur.

Par Anonyme

Voici une bonne idée, une première sur ce site. Magnifique résumé de la carrière de notre champion du monde. Une carrière gachée par cette accident stupide. J'étais à Gimond en 85 pour le GP de France, historique. Cet article est super, résumer 15 ans de compétition en quatre pages, chapeau le rédacteur, on peut faire un livre sur  Vimond. Pour les amputés du cerveau incapables de lire plus de dix lignes, c'est pas le Gned, c'est le collège et en sixième qu'il faut reprendre. Idée à refaire.

Par Anonyme

l'idée est très bonne, le rédactionnel tres mauvais, je suis en accord avec les posts précédents. Toute la difficulté d'un redactionnel est de rentre agreable à lire le language parlé... ce n'est ici pas le cas. C'est lourd est mal construit pourtant le sujet est bien trouvé

Par Anonyme

Moi j'ai trouvé ça intéressant.  A tous ceux qui ont la critique facile, je leur dis : qu'attendez-vous pour faire profiter tout le monde de vos talents d'écrivains, ça doit être très frustrant de rester anonymes, pour de purs génies de la plume tels que vous:D .  En attendant, c'est plutôt la mitrailleuse qui fonctionne:lol:

Par Anonyme

Bravo à David pour ce gros travail. J'espère que tu pourras en faire d'autre et retracer la carrière de nombreux pilotes français.

Par Anonyme

plutot pas mal que ce récit, raconter la carrière d'un pilote en quelques lignes ne doit pas être facile. Jacky est le champion français par excelence et je dis donc bravo au rédacteur pour cette idée.

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