
Hier, mercredi 15 mai 2019 l'autoroute A26 était surveillée par deux drones de la police nationale visant à fliquer le comportement des motards. Résultat : deux fois plus de motards verbalisés en 1 h 15 de contrôle !

Hier, mercredi 15 mai 2019 l'autoroute A26 était surveillée par deux drones de la police nationale visant à fliquer le comportement des motards. Résultat : deux fois plus de motards verbalisés en 1 h 15 de contrôle !

C’était comme l’arme fatale de la sécurité routière, le concept ultime du contrôle de vitesse, la destruction massive garantie des accros aux km/h. Des voitures radars capables de contrôler la vitesse en circulation, confiées à des chauffeurs privés qui n’avaient qu’à laisser faire la technologie pour réprimer sillonnant les routes du territoire national. Seulement voilà : le sommet de la chaîne alimentaire du radar embarqué fait long feu. Et pourrait même être débarqué.

Et si le Périph passait de 70 km/h à 50 km/h… une idée en l'air ? Pas forcément puisque la MIE (Mission d'Information et d'Évaluation) planche sur le sujet, brandissant l'étendard d'une baisse de la pollution…

Vers un assouplissement des 80 km/h, "les choses peuvent aller vite" affirme le ministre chargé des Collectivités territoriales, même "s'il s'agit de ne pas baisser la garde sur la lutte contre la violence routière" précise Sébastien Lecornu.

400 radars "tourelle" prendront place sur le réseau routier français en 2019. 2020 en comptera trois fois plus. Ces radars de nouvelle génération ne se contenteront plus de contrôler la vitesse maximale…

Lorsque l’on apprend qu’un usager de la route roule à 105 km/h au-delà de la vitesse autorisée, on comprend que l’intéressé peut dire adieu à son permis de conduite, faire de même avec son véhicule s’il est stoppé sur le bord de la route, trembler pour sa liberté et commencer à provisionner son compte pour payer une forte amende. Mais dans ce cas, l’argent a plutôt été investi dans la défense. Le motard en cause a apparemment trouvé le bon avocat puisqu’il s’en sort avec une simple amende…

Un mauvais bilan de janvier de la sécurité Routière, 75 % du parc radar français détérioré… il n'en faut pas plus pour le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour y voir un lien de cause à effet…

Se faire prendre en contrôle vitesse alors que l’on est membre du gouvernement, c’est déjà en soi agaçant pour le citoyen lambda. On pourrait en sourire lorsque l’on sait qu’il s’agit d’une secrétaire d’État à l’Écologie qui a fait fi d’une limitation imposée par un pic de pollution. Mais mentir sur les faits, ça, en revanche, c’est insupportable.

Ce mouvement des gilets jaunes, décidément, choque et agace, mais il permet aussi de mettre enfin certaines vérités au grand jour. Dans le cas des radars mis sur le bord de nos routes, le gouvernement vient enfin de reconnaître qu’ils sont là pour une fiscalité routière qui a pris le pas sur la sécurité. Car lorsque l’on évalue le manque à gagner fiscal d’un radar dégradé et qu’on l’ajoute à celle du coût des réparations des engins mis hors fonction, on crée un lien de cause à effet imparable. Les radars sont donc bel et bien là pour récolter de l‘argent.

Officiellement 3 200 radars fixes sont implantés sur les routes françaises, 60 % seraient dégradés depuis le début des mouvements des "gilets jaunes" selon le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.
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