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9. 24 H du Mans - Yannick Bureau : "On est encore en apprentissage"

24 H du Mans - EWC : Kawasaki au bout du suspense

Une course marqué par les événements. Voilà comment résumer la course du team-18. Une panne sèche, un sélecteur cassé, un pilote malade et surtout une surchauffe moteur. Yannick Bureau fait le bilan de cette course difficile mais au combien précieuse pour toute l'équipe.


Après 2 années très difficile, voilà que 2012 sourit un peu mieux. Ca fait du bien de voir le drapeau à damier ?


Depuis 2007 et notre victoire en superproduction, nous n'avions pas réussi à en arriver là. C'était vraiment une spirale à laquelle je voulais mettre fin.


Tu nous as habitué à des stratégies agressives. Cette année, quelle a été la tienne ?


J'ai voulu faire un départ de course prudent car les conditions de course étaient piégeuses. On sait qu'au Mans, ce sont toujours des courses d'anthologie, qui sont longues et malheureusement, on s'est fait piéger lors de la sortie du Safety car. On était 8e et il a fallu revoir la stratégie pour ramener la machine au bout. D'autant plus que dans le dernier tiers de course, on a eu un problème de chauffe moteur avec une fuite d'eau dû à une chauffe qui s'est produite derrière le safety car du début de course.


Le résultat est plus qu'honorable pour vous.


On a réussi à faire ce qu'il fallait pour sécuriser cette 12e place et franchir la ligne. On aurait aimer faire mieux surtout quand on voit notre début de course mais compte tenu du plateau et des événements et la manière dont on s'en est sortie et bien on est fier de nous.


Vous terminez 9e en EWC et associé à votre bon résultat au Bol, vous vous classez 11e au championnat du monde. C'est beau !


En ne faisant que 2 course, c'est beau oui. On est assez fier car on est encore en apprentissage de la BMW, mais ça commence à être bien


Revenant sur un fait marquant, la panne sèche. En tant que team-manager, comment tu réagis quand le pilote revient au stand ?


J'ai très mal pris cet incident quand j'ai compris qu'il allait se produire. Je l'ai vu arriver car j'étais précis dans mes calculs. Quand tu sais que ça va arriver, que tu es 8e au Mans et que tu vois le truc venir alors que tant de fait de course peuvent arriver, tu es en frustré, en rage. Quand le pilote rentre, ce n'est pas le moment d'en discuter. J'ai dit au kiné, quand il rentre, on prend la moto, tu prends le pilote, on s'expliquera après. Il apparait après debriefing avec lui qu'il y aurait eu un mal-entendu dans les consignes entre nous, la polémique est clause.


C'était important de le faire avant qu'il ne prenne un autre relai pour mettre les choses au clair pour que cela ne se reproduise pas et qu'il n'ait pas ça en tête pendant le relai au risque de se mettre par terre.


Cela permet de progresser encore.


C'est sur qu'il y a un truc qui n'a pas marché dans l'équipe donc il y a des choses à revoir. Moi le premier, les pilotes, tout le monde. On doit revoir notre manière de communiquer. Ca montre que l'on doit pas vivre sur des acquis, il faut se remettre en cause. On s'est aperçu que l'on était resté sur de vrai faux-automatisme.


J'ai aussi remarqué vous ne changiez les pneus avant que tous les 3 relais. Pourquoi cela ?


C'est d'abord lié à un problème de coût bien évidemment. Mais on aurait pu changer tous les 4 relais si on avait voulu. Dunlop à développé un produit en 17'' à l'avant qui est très performant et d'une durabilité exceptionnel et ce depuis de nombreuse année. A l'avant, on prend toujours la même chose car il est très bon. Ce sont des pneus qui peuvent faire à la fois 4 ou 5 h pour des superstock qui n'ont pas de changement rapide et donc leur faire gagner du temps et qui garde un grip pour des EWC comme nous, nous permettant de le changer au bout de 2 ou 3 heures. On savait qu'on pouvait faire 4 relais mais on a choisi de n'en faire que 3 relais. Cela nous a permis de réduire le coût tout en sachant qu'il avait un excellent grip, même dans le 3e relai.


Le bilan de 2012 ?


Globalement, c'est pas mal. Le bol a été épique avec une remonté dont tout le monde se souvient. Au Mans, on touche au début le St graal mais finalement, il faut se battre pour remonter avec des casses comme tout le monde, des pannes comme tout le monde. Mais on a montré qu'on pouvait emmener une moto au bout même en l'ayant apprise qu'en 4 courses mais qu'avec 2 complète soit 48 h de compet. C'est plutôt pas mal.


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