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2. Essai Ducati Multistrada 1200 S DVT full power : plus sport que GT

Essai Ducati Multistrada 1200 S DVT full power : vous avez dit électronique ?

Pour le coup, cet essai fera partie de ce que j'appelle affectueusement les « subaquatiques ». Un temps mélangé entre la pluie et le brouillard. Idéal pour connaître la protection de la moto mais pas exceptionnel pour pousser la machine dans ses retranchements. J'aurai tout de même le droit à une accalmie et des portions de routes sèches pour m'amuser un peu.


Dès les premiers tours de roues, on pourra noter 2 points forts. L'ergonomie de la moto offre une très bonne protection sur tout le bas du corps. Malgré la pluie, les pieds, les jambes et une bonne partie du torse sont à l'abri, la bulle en version haute fait son travail sans pour autant mettre à l'abri la tête et les épaules. De plus, dans cette configuration, on se retrouvera vite gêné pour la visibilité avec l'arête de la bulle en plein dans le champs. Une pression sur le levier pour la faire passer en position basse réglera l'affaire rapidement. Le deuxième point fort se trouvera dans la prise en main rapide de la moto. Commençant avec le mode Urban, la Multi' se fait docile et très souple. La gestion de la poignée de gaz se fait en douceur… Tellement en douceur que je me suis demandée à la base si c'était un bien un 1200 cm3. J'opte donc très rapidement pour le mode Touring qui s'avérera un bon compromis pour un usage citadin. Il ne sera pas rare de pouvoir rester sur un filet de gaz sans sentir le moteur cogner. Déjà d'une part les relances un peu plus franches du bicylindre en L de 1 198 cm3 à refroidissement liquide et d'autre part sur la fourche avant un peu moins molle. Car oui, dès le premier freinage, on sent l'avant s'enfoncer ce qui me fait penser à certains vieux trails qui auraient bien besoin d'une vidange de fourche.


Essai Ducati Multistrada 1200 S DVT full power : vous avez dit électronique ?


Dans la circulation dense, la Multi' virevolte sans aucune difficulté. D'un simple regard, elle change de direction. On sent que la partie cycle a été travaillée dans l'optique de lui offrir un maximum d'agilité. Le moulin émet un son rauque pas désagréable, mais qui est étouffé sur les bas régimes grâce aux catalyseurs. Il faudra taper au-delà des 5000 tr/min pour entendre la bête se réveiller, et c'est loin d'être désagréable. Grâce à son ouverture progressive des gaz, il sera difficile de se faire surprendre et de se laisser embarquer par sa puissance. On apprécie ! On ajoute également à ça des leviers plutôt souples et une boîte de vitesse dure mais bien étagée et on transforme la ville en immense terrain de jeu.


Mais ce ne sera pas son environnement de prédilection. Il faudra aller tâter sur des portions plus roulantes et viroleuses pour s'en rendre compte. Et là, tout ne sera qu'une affaire de goût car si certains comme moi aimeront cette nouvelle souplesse du moteur, d'autre regretteront le caractère rageur de l'ancienne génération plus exclusif sur le mode Touring. Et là, il s'est passé une chose assez étonnante et qui révèle toute la conception Italienne. En passant sur le mode Sport (et/ou en abaissant les assistances électroniques), c'est tout une autre machine qui se révèle, une vraie Ducati rageuse comme on les aime. Il faudra pour cela opter pour la conduite « gros bourrin » ! Et oui, dès qu'on augmente le rythme, le Trail n'apprécie plus la conduite enroulée, il faudra brutaliser la partie cycle pour l'emmener où l'on veut. Idem pour le moteur qu'il ne faudra pas hésiter à emmener dans les tours pour profiter pleinement des 160 chevaux. Sur les sorties de virages, vous pourrez ouvrir en grand à condition de laisser le DWC actif sous peine de sentir la moto se cabrer ! La Mutli' se comporte au final plus comme un gros raodster sportif qu'un véritable Trail. Une aubaine pour ceux qui voudront allier fun, technicité et confort.


Le système de frein deux disques semi-flottants de 330 mm, étriers Brembo monoblocs Evo M50 à fixation radiale, 4 pistons est particulièrement bon et peu importe son utilisation. Le levier offre un feeling à deux doigts parfait, un bon mordant efficace tout en restant bien dosable. L'usage avant/arrière pour asseoir l'arrière de la moto est parfaitement neutre. Bref, il n'y pas grand-chose à redire de ce côté-là. Sur les suspensions, le système Ducati Skyhook est un bonheur à l'usage et il permet d'affiner au mieux les réglages que l'on souhaite et même si la version S est mieux réputée sur l'homogénéité de la partie cycle, la mollesse des suspensions avant fera défaut, en particulier sur les freinages appuyés.


Essai Ducati Multistrada 1200 S DVT full power : vous avez dit électronique ?


En version Enduro, la Multistrada sera curieusement à son aise. La bonne répartition des masses donne de l'aisance à la moto, que ce soit dans les changements rapides sur la terre que dans la navigation sur terrain très humide. Comme en mode route, les suspensions plongent un peu trop sur les compressions, un bon réglage sera nécessaire. Et même avec mon mètre soixante-dix et en appui debout sur les cale-pieds, on se retrouve penché un peu trop sur l'avant à cause du guidon un peu bas. Les amateurs de chemins seront vite fatigués. Un petit côté fun qui ne devra rester qu'occasionnel au final, la Ducat' est faite pour tailler la route.


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Commentaires (5)

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Par Anonyme

Super bon article, belle plume et très explicatif avecplein de détails qui imduisent une mise en situation de la moto testée dans tous les domaines auquels elle prétend. Félicitation et bonne continuation pour nous vendre du rêve lors des prochains essais.

Par Anonyme

 Jolie moto aux qualités bien prometteuses, cependant fiabilité zéro, bien déçu de mon achat de ma multistrada en juin 2015 en full 160 chevaux, elle passe plus de temps à la concession que dans mon propre garage : transpondeur (démarrage sans clefs) en carafe tenez vous bien à 350 km compteur, plus de compression a 950 km, en attente de nouvelles aucun prêt de véhicule, aucune remise lors de l'achat, du bla-bla-bla mais pas de résultats, pour 5000 euros de moins achetez vous une crosstourer ou équivalent, au moins vous ne regretterez pas votre argent, a méditer...!

Par Anonyme

 Un crosstourer, mais non, achète une GS, tu saurais pas te tromper, c'est le top, zéro problème et valeur de revente élevée, pourquoi donc chercher midi à quatorze heures???:bah:

Par Anonyme

 Y'a aussi la Pikes Peak qui ne coûte "que " 25.000 euros, :peur:

Par Anonyme

 Ayant un monster 1100 evo et une 916 , la Multistrada 1200 S que j'ai prise à l'essaie me ravie . Habitante du Vercors ou les virages et nuages sont de mise , la belle se pilote avec une facilité déconcertante , des chevaux  bien présents, et la protéction ...cool.  Bien sûr si vous voulez rouler pépé prenez bmw ou un scooter c'est pareil .   Mon mari roule avec (ducat 916) et la GUZZI STELVIO 1200 NTX ....là vous piloter une vraie MOTO gros trail avec en plus un prix compétitif .Trop souvent oublié , la marque GUZZI et pourtant... Bien à vous    PS pour les filles la Multistrada 1200 S est plus facile à déplacer à la main(235 kg)

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