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2. Essai Triumph Speed Triple 1050 RS 2018 : un monde à elle

Essai Triumph Speed Triple 1050 RS 2018 : la Ménade

Les conditions d’essais ont été particulièrement idéales avec un temps ensoleillé, des routes à virages à se donner envie de vomir et un enrobé sec et qui colleront parfaitement avec la monte choisie par Triumph pour l’essai, les Pirelli Diablo Supercorca SP.

À bord, on retrouve la position sur l’avant, mais moins cassante que l’ancienne génération, cela vous permettra de moins subir sur les poignets et de pouvoir enchaîner les kilomètres plus sereinement. On appréciera la vision de l’écran TFT, particulièrement lisible, un peu moins la foison de boutons qui demanderont un peu de pratique pour s’y faire. Une fois la clé dans la poche, on enclenche le démarreur pour laisser s’échapper une sonorité plutôt rauque des pots Arrow. Le rayon de braquage est suffisant mais pas exceptionnel et la répartition des kilos de la belle se sent bien à l’arrêt, ce qui rend le manœuvre un peu musclé pour les petits bras et les petites jambes.

Bien que l’univers du roadster soit riche en Europe, la Speed Triple à son univers bien à elle. Il suffira de quelques bornes dans les routes sinueuses d’Espagne pour s’en rendre compte. La prise en main révèle dès les premiers kilomètres que la Speed n’est pas là pour faire du tricot. Pour les non initiés, il faudra tout de même un peu de temps pour appréhender son caractère et elle se révèle vite déconseillée aux motards sortant tout juste du permis A2. En gros, elle est permissive si on a de l’expérience, mais ne le sera pas du tout avec une main hasardeuse.

Essai Triumph Speed Triple 1050 RS 2018 : la Ménade

Sur la circulation en ville, les bas régimes souples permettront de naviguer sur un filet de gaz et poussant sur le guidon avec douceur, elle se faufilera au doigt et à l’œil entre les voitures. Restera à bien faire attention aux réglages des rétroviseurs pour y voir un minimum ce qu’il se passe derrière. Reste la petite interrogation sur la chauffe moteur, car avec des températures tournant autour des 10 degrés, un léger côté chauffant ressort quand même.

Notre périple s'est ensuite enchaîné avec de l’axe autoroutier. Bon pas de surprise, c’est zéro protection pour le pilote, même pas avec le déflecteur placé au-dessus du double optique, le vent s’engouffre entre les bras et contre le casque. Le moteur révèle son caractère assez vite et répond très vite à l’ouverture de la poignée ce qui donne un vrai sentiment de confort dans les dépassements. Sans surprise, elle fera le taf, mais ce n’est pas son domaine de prédilection. Il faudra attendre d’être de nouveau sur les routes secondaires pour qu’elle révèle enfin tout son potentiel.

Et oui, c’est vraiment sur les portions à grandes courbes et les petites routes sinueuses que la Speed déroule son savoir-faire, autant sur le mode road, que sport, qui ne seront qu’une question de préférence entre plus ou moins de réactivité et de sportivité. On apprécie la grande allonge sur les gaz et la puissance délivrer sur la montée en régime qui reste linéaire mais plein d’énergie. Pas un moment on cherche de la puissance ou corriger un trou ou encore palier à un à-coup de sous ou sur régime, il y a partout et tout le temps.  Il est aussi possible de rouler dans les bas, mi et haut régime sans mettre à mal le moteur. Couplé au Shifter up&down en option disponible sur notre version d’essai, il y a vraiment de quoi s’en mettre plein la courge sur les petites routes. Les « t’inquiète je maîtrise » pourront s’en donner à cœur joie en racontant leurs exploits dans leurs balades estivales mensuelles. Well Down !

Essai Triumph Speed Triple 1050 RS 2018 : la Ménade

Cette moto affiche une double facette lors de son pilotage côté partie cycle. Il est clair que la conception rigide donne une précision de conduite et une facilité sur les changements d’angle, grâce notamment à la facilité de placement du train avant. On peut également constater sa rigueur sur les courbes à bonne allure qu’elle tient le cap sans sourciller, mêlant réaction intuitive à la conduite et une partie cycle bien équilibrée. En revanche, par moments les suspensions assez fermes laissent remonter toutes les informations, voir trop, quand les routes ne sont plus dans la catégorie du billard et peuvent donner des retours perturbants, se demandant si elle ne va pas partir se promener toute seule.

Pour le freinage ? Rien à dire, les Brembo font le travail. Bonne attaque, un excellent feeling et ils ne vous feront jamais défaut. Petit conseil toutefois, prenez le temps d’ajuster le levier de freinage à votre convenance, car il peut être un peu éloigné pour les petites mains.

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