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2. Sur la route : mi roadster, mi trail, mais 100% Tracker

 

Triumph Tracker 400 : un 400 pour s'amuser vraiment !

Retrouver la famille 400 Triumph est un plaisir simple et permanent. Monter sur la Tracker, c’est aussi découvrir un comportement singulier et rigoureux, mixant la conduite d’un trail et celle d’un roadster. À la première catégorie, elle reprend le côté souple et amorti des suspensions et la nécessité de bien asseoir la moto dans les courbes de tous rayons. Le débattement de la fourche induit également une petite plongée que l'on appréciera ou non, mais sans danger aucun, y compris au freinage. À la seconde catégorie, la Tracker emprunte le côté sportif et la conduite plus engagée. Entre ces deux modes, une moto amusante à emmener, précise dans sa direction au demeurant légère et pourtant bien posée au sol.

Souple et stable à la fois

Triumph Tracker 400 : un 400 pour s'amuser vraiment !

On s’en remet volontiers au grip des Pirelli, tandis que l’on commence à angler, en se méfiant toutefois de l’ergot de béquille latérale limitant ladite prise d’angle à gauche (compression de suspension ou optimisme justifié en courbe). Si le maniement de la Tracker semble moins intuitif que celui de la Speed, cela tient principalement au fait de devoir l’asseoir en courbe et surtout ne pas contraindre trop la direction, au demeurant précise. Pour le reste, on évolue sans appréhension aucune au rythme du moteur et à celui que l’on impose dans la limite des performances du bloc «  TR ».

Un moteur TR comme Très Réussi

Triumph Tracker 400 : un 400 pour s'amuser vraiment !

Assurément, ce mono a la santé ! Fort de ses presque 42 chevaux, il turbine et propose aussi bien d’être emmené sur le couple, omniprésent et utile, que sur la puissance, davantage perceptible à partir de 6 000 tr/min. Avec une apogée à 9 000 tr/min, zone qu’il va chercher avec une énergie rare et communicative au cours d’envolées aussi bien lyriques que vibratoires, et limité par une coupure 1 500 tr/min plus tard (10 500 tr/min), le bloc anglais ne ménage ni les efforts, ni les sensations.

À bas et mi-régimes, les reprises sont franches et sans pause, tandis que seule la zone des 4 000 tr/min marque une petite inflexion à la relance lorsque l’on roule en 5 ou en 6. On a vu pire de la part de plus gros moteurs. Surtout, il est possible de dépasser sans se poser de question ni devoir tricoter de la boîte. Le cas échéant, il convient d’ailleurs de se méfier du frein moteur et de l’embrayage non amorti : la roue arrière est en mesure d’amorcer une glisse sous l’effet de la contrainte imposée.

La meilleure électronique ? Celle que l'on ne sent pas !

Triumph Tracker 400 : un 400 pour s'amuser vraiment !

À ce sujet, justement, les assistances à la traction et au freinage nous sont apparues excellentes, pour plusieurs raisons. Déjà, l’anti patinage n’intervient jamais sur le sec et sur bitume. Ou alors si discrètement et courtement que c’en devient imperceptible. Son seuil de déclenchement tient bien compte de la puissance limitée pour n’intervenir qu’à raison une fois dans des conditions critiques (sable, poussière, off road ou réception de saut), tandis que l’ABS agit de manière optimisée. À se demander s’il est présent ! Pour preuve quelques plongées de fourche et arrêts roue arrière en l’air. Le contrôle dans le levier est excellent, la puissance plus que présente, tandis qu’il faut réellement dépasser les limites du raisonnable ou du sportif pour que l’anti blocage intervienne. En résulte une moto des plus permissives offrant un sentiment de liberté prononcé.

Équilibrée et bien posée

Quant à la maîtrise, elle est à la hauteur. La Tracker 400 est une moto légère, homogène et pourtant bien posée au sol, capable de rouler fort tout en donnant le plein de sensation bien avant que l’on ne risque trop pour son permis ou pour sa santé. La casquette de feu avant est plus esthétique que réellement là pour apporter une déflection d’air : on en prend plein les épaules, le buste et plein le casque, tout en conservant la tête droite, les turbulences ne faisant pas partie du vocabulaire de la moto. Par contre, au-delà de 7 000 tr/min, tout vibre copieusement, principalement au niveau du compteur à l’aiguille peu amortie.

A2 native et plus que cela

Triumph Tracker 400 : un 400 pour s'amuser vraiment !

Niveau performances, la Tracker 400 n’a rien à envier à quelque autre moto de la catégorie A2. Prompte à accrocher le 150 compteur à fond de 4, elle monte plus tranquillement au-delà de 165, le tout sans consommer plus que de raison : environ 3,7 l/100 km annoncés par l’instrumentation lors d’un essai plus que rondement mené (3,2 l/100 km nous semblent envisageables en utilisation quotidienne). Les rapports sont longs, mais bien étagés et l’on ne manque de rien, nulle part, jamais. Difficile de savoir que l’on se trouve sur une moto à cylindre unique, qui plus est de moins de 400 cm³, ce qui rend la prestation d’autant plus convaincante, à défaut d’être unique. Rappelons que la  Guerilla de Royal Enfield dispose de sérieux arguments, mais est plus lourde, moins puissante et ne propose pas de contrôle de traction. Par contre, son instrumentation connectée est plus lisible et plus moderne. Bien que pourvue d’une prise USB à même d’alimenter un smartphone sur le té de fourche supérieur, la Tracker ne propose pas de fonction similaire : le budget est passé ailleurs !

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