La Triumph Thruxton 400 est un mini racer, qui fait un effet maxi
ESSAI - Elle n’était pas forcément attendue ni entendue, mais voici la Thruxton 400, mini-sportive à l’ancienne. Cette mono de caractère peut-elle prétendre à être plus qu’un café racer ?

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Note
de la rédaction
15,1/20
Proche de la Speed 1200 RS de ligne, la Thruxton troque son look 100 % classique contre une ligne plus tendue et plus moderne, tout en restant douce. À notre sens, une réussite jusque dans le coloris répondant parfaitement à l’architecture, notamment le cadre tubulaire acier « hybride » enserrant le monocylindre TR de dernière génération affichant 398 cm³. Plus puissant de 2 ch par rapport à la version déjà connue sur les Speed et Scrambler 400, il profite d’une puissance maximale de 42 ch, donc, est décalé de 1 000 tr/min vers le haut du compte-tours. Elle est ainsi obtenue à 9 000 tr/min, tout comme le couple maximal de 37,5 Nm l’est à présent à 7 500 tr/min contre 6 500 tr/min précédemment. Plus de sportivité dans ce petit bloc, donc, tandis que la force se veut mieux très disponible sur toute la plage d’utilisation. Comptez au moins 30 Nm dès les premiers tours de roue.

Un équipement sportif
En parlant de roues, justement, les pneus sont de bonnes dimensions pour une moto de cet acabit et gage d’une stabilité recherchée. Comptez 110/70 et 150/60 à l’arrière en 17 pouces, il va de soi. Surtout, les jantes en aluminium, légères sur la balance comme de ligne, sont parées de pneumatiques Pirelli Diablo Rosso IV. Une référence sportive de dernière génération chez le manufacturier italien. La vocation de la moto ne laisse donc aucun doute, pas davantage que sa géométrie ou encore sa position de conduite. Cela dit, les bracelets au-dessus du té supérieur ménagent une position en appui modéré sur les poignets, tandis que la largeur des barres est importante et qu’ils sont ouverts, simulant en un sens un guidon large. Curieux, mais nous allons le voir, utile.

Une position typée
En attendant, il convient de se familiariser avec la position de conduite, les genoux se trouvant juste en dessous de la ligne basse du réservoir, au niveau de la culasse (chauffe à prévoir en été ?). De même contenance que celui de la Tracker (13 litres), il n’a cependant pas la même forme et se montre plus agréable à tenir, tandis que la selle le rejoint de manière naturelle. Avec un petit 795 mm de hauteur annoncé, l’assise offre une relative fermeté et une forme entièrement exploitable, en pente douce, avec une arcade fine. Sa largeur est bonne, tandis que le capot de selle passager permet de se caler contre son simili dosseret. On pose plus que facilement le plat des pieds au sol dès 1,70 m. Une fois en place sur les platines reculées, l’inspiration comme l’aspiration sport ressortent.

Sérieuse de suspensions
Affinée, la coque arrière ne semble pas inviter à rouler à deux. Pour autant, la Thruxton est pourvue d’origine de repose-pieds passager. Il faudra bien entendu ôter le capot de selle, tandis que le spoiler arrière, particulièrement esthétique, fait volontiers office de poignées. Le mono amortisseur demandera sûrement à utiliser le seul réglage disponible : la précharge, afin de s’adapter au mieux à l’exercice. Il profite quoi qu'il advienne d’un tarage spécifique à trois étages » dans son comportement, ménageant souplesse et fermeté en fonction de son enfoncement. La fourche de 43mm de diamètre, à gros pistons, a beau être non réglable, elle profite aux dires du constructeur d’un réglage spécifique, avec un ressort ferme et plus d’air que dans la fourche de la Tracker 400.

De l’indien jusque dans les freins
Doté d’un pied à fixation d’étrier radiale pour accueillir l’élément ByBre à 4 pistons, l’ensemble fait on ne peut plus sérieux ! Par contre, le maître-cylindre axial révèle les économies réalisées sur le choix des éléments. Tout ceci reste italien de marque (Brembo) tout en étant indien de production, tandis que le fameux étrier a été spécialement développé pour les marchés émergents. Rappelons que les chaînes de production de ces petites cylindrées sont intégrées au site de production de Bajaj, partenaire industriel de Triumph.

L’ABS secondant ce matériel de qualité a également été adapté à l’utilisation de la moto, tandis que le contrôle de traction demeure le seul à pouvoir être désactivé. Bien que pourvue d’un ride by wire, la Thruxton 400 ne propose pas de modes de comportement spécifiques. De quoi tirer le plein potentiel du moteur ? Voyons cela !
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