Triumph Tracker 400 : un 400 pour s'amuser vraiment !
ESSAI - Franc succès, la licence des Triumph 400 compte déjà 150 000 unités en circulation de par le monde avec deux modèles : la Speed et la Scrambler. Elle s’enrichit de cette version Tracker pour le moins originale dans son look comme dans sa conduite. Essai.

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Note
de la rédaction
15/20
Nous connaissons déjà la Speed et la Scrambler 400, essayées en 2024 et particulièrement appréciées par les marchés moto, y compris en France, où le néo roadster a signé de bonnes ventes. Fortes de leur vaillant monocylindre, elles ont conquis le monde en peu de temps et se sont fait un nom autant qu’une cylindrée : 398 cm3 pour être précis. Voici venir deux nouveaux modèles, toujours nativement compatibles A2 : la néo sportive Thruxton et la Tracker, inspirée du Flat Track, comme en témoignent la ligne « plate » et les plaques numéro, ainsi que les pneus mixtes.
Une plateforme de qualité
Sur la même plateforme que les trois autres, donc un cadre tubulaire acier hybridant poutre et berceau, compact et rigide de cette dernière, se montre plus accessible physiquement et propose plus de sportivité que la Scrambler, tout en demandant un certain savoir-faire et, comme il se doit pour une anglaise, un certain savoir être. De fait, cette Tracker n’est pas comme les autres, quel que soit ce dont on parle.

Déjà, elle propose un empattement court de 1 371 mm et un angle de colonne assez fermé (24,4°), induisant une maniabilité renforcée et une chasse réduite. Ensuite, ses suspensions, non réglables et souples, disposent d’un débattement de 140 mm à l’avant et de 130 à l’arrière (pré contrainte ajustable), produisant théoriquement un certain confort. On devine déjà un petit côté trail mixé avec un roadster. Intéressant, donc, surtout lorsque le tout est enrobé dans une ligne séduisante et profite d’une finition agréable, même si économe en beaux éléments : bien que flirtant avec les 6 500 €, cette moto demeure simple afin de tirer les coûts vers le bas, sans pour autant renier la qualité. Enfin « les » qualités. Un équilibre complexe que la Tracker parvient à maintenir.
Un équipement sobre et performant
Un aspect conforté par ses pneumatiques Pirelli MT60 RS à pavés, montés sur des jantes aluminium légères auxquelles il ne manque que les traditionnelles valves coudées. Autant là pour le look que pour l’efficacité. Les flancs hauts et les dimensions assez importantes à l’arrière de gommes italiennes : un honorable 150 répondant au 110 de l’avant, entendent apporter un peu de stabilité et une bonne tenue de route, tandis que le guidon large et plat invite à charger légèrement l’avant et à écarter les coudes.
Du Flat Track reste donc un esprit et une ligne, le freinage répondant quant à lui bien présent par l’intermédiaire de ByBre, filiale du groupe Brembo. L’étrier avant à quatre pistons et fixation radiale ne profite cela dit pas d’un maître-cylindre idoine, mais d’un élément axial au levier non réglable, mais de bonne forme.
La bonne hauteur

À propos de forme, justement, la selle matelassée est on ne peut plus accueillante dans sa partie avant. Certes la jonction avec le réservoir forme un creux peu agréable, mais on ne serre pas le réservoir de 13 litres avec les genoux : ils se retrouvent placés sous sa ligne inférieure lorsque l’on s’installe les bottes sur les repose-pieds à l’implantation suffisamment haute et reculée pour replier lesdits genoux, et les placer à l’aplomb des fesses. La posture imposée est dynamique, mais plutôt naturelle et confortable. Surtout, la Tracker apparaît accessible à tous les gabarits, quand bien même la hauteur d’assise est annoncée à 805 mm. Dites donc, on est bien installé sur cette moto compacte ! Et surtout, elle ne pèse que 178 kg tous pleins faits…
Économique, mais pas cheap

Un petit regard sur l’instrumentation avant de partir. Elle propose un immense tachymètre, tandis que la lucarne LCD concentre les informations de voyage et de consommation, ainsi qu’un petit compte-tours de type barre graph peu précis et à peine plus lisible. Dommage que la vitesse ou encore le régime moteur ne puissent pas être indiqué de manière digitale, notamment du fait des vibrations moteur faisant vibrer copieusement l’aiguille de vitesse au-delà de 6 000 tr/min. Au moins peut-on rapidement désactiver le contrôle de traction, à l’arrêt uniquement et en quelques secondes, tandis que l’ABS ne profite pas de cette option.
Une pression sur le démarreur et le moteur entonne le chant du bonheur, invitant à tourner la poignée des gaz, sans câble au demeurant, et à profiter sans filtre du caractère du monocylindre. Quelle sonorité pour un petit bloc !
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