
Depuis la mise en place des radars automatiques en 2003 leur vandalisme est chose récurrente, on note cependant une augmentation massive des radars dégradés en juillet... une réponse aux 80 km/ h...?!?

Depuis la mise en place des radars automatiques en 2003 leur vandalisme est chose récurrente, on note cependant une augmentation massive des radars dégradés en juillet... une réponse aux 80 km/ h...?!?

Nos bons dirigeants nous avaient pourtant juré que le premier mois de l’entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h serait abordé avec discernement et pédagogie. Mais un radar, lui, ne fait pas dans les sentiments, une froide logique que confirme le résultat des premiers contrôles accomplis sous le nouveau rythme à adopter sur les routes secondaires. Cette fois, il n’y a plus de doute possible : nous sommes entrés de plain-pied dans la fiscalité routière.

Le futur est en marche dans un monde de la moto qui va se mettre de plus en plus aux assistances électroniques. On a déjà l’ABS, le contrôle de traction et autres subtilités domptant la relation entre le pilote et sa machine. Mais cette fois, c’est l’intégration du pilote et de sa moto dans la circulation quotidienne et sa cohabitation avec son environnement routier qui est en jeu. Pour ça, il faut un dispositif particulier. Et voilà ce que ça donne…

Dans quelques semaines le réseau secondaire français (à double sens et sans séparateur central) verra sa vitesse maximale autorisée baisser de 10 km/ h passant, dès le 1er juillet 2018, de 90 à 80 km/ h. Tom Tom met en place une mise à jour exceptionnelle disponible dès juillet sur les GPS compatibles...

C’est un cap symbolique dont nos dirigeants se félicitent et on comprend pourquoi. Une somme et une satisfaction qui montrent que la sécurité routière est de plus en plus le paravent d’une fiscalité indirecte. Il s’agit de la valeur que les radars automatiques ont rapporté à l’État. Une manne versée dans un panier percé de l’ordre d’un milliard d’euros. Un record atteint en 2017. Et qui sera sans doute battu en 2018.

Suite à la note interne gouvernementale publiée dans Le Canard enchaîné mettant en doute la légalité de la privatisation des radars embarqués, 40 millions d'automobilistes et la FFMC demandent le retrait immédiat de la mesure.

Ce sera la mesure phare de ce quinquennat « macronien » en matière de sécurité routière. Le Premier ministre en a fait une affaire personnelle et c’est prévu pour le 1er juillet prochain. Il s’agit des 80 km/h qui devront être l’allure sur les routes secondaires dès cet été et pour longtemps. Une décision qui suscité une grogne grandissante. De fait, le gouvernement a décidé de montrer sa détermination dans un communiqué.

Ce n’est pas encore une révolution, mais c’est un début de révolte tout de même. En cause, cette future mesure applicable dès le 1er juillet prochain sur les axes secondaires de réduire de 10 km/h la vitesse maximale autorisée. De 90 on passera à 80 km/h. L’État, jouant la corde sensible de la mortalité routière, pensait que l’initiative allait passer comme une lettre à la poste. Une vitesse coupable dans la sous-estimation de l’impact de la mesure et assurément un excès de confiance passé sous les radars des conseillers de nos décideurs. La preuve : les présidents de 28 départements freinent des quatre fers devant l’oukase.

La rumeur se faisait insistante, mais il semble que la messe doit dite. En 2018, on roulera à 80 km/h sur nos routes au lieu des 90 km/h actuelles. Il faudra s’y faire vite et serrer les fesses lorsque le 38 tonnes limité à la même allure vous collera le dosseret de selle. L’issue est inéluctable. Le Premier ministre vient de donner son avis et il est favorable à la baisse de la vitesse. Pendant ce temps, les derniers chiffres de la sécurité routière donnent l’alibi parfait…

L’Europe des PV existe et il fonctionne si bien qu’il s’est acoquiné un nouveau membre. Traverser une frontière ne garantit plus l’impunité en matière d’infraction routière. Et l’étau se resserre. Depuis le début de ce mois de décembre, il faudra aux Portugais faire attention à la signalisation et aux Français se montrer aussi vigilants que dans l’hexagone. À défaut, un beau souvenir du passage arrivera dans la boîte aux lettres…
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