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Essai - Kawasaki W800 : Une Jap' qui sonne juste

Dans Moto / Nouveauté

La Kawasaki W800, la plus européenne des néorétros, revient en force (y compris niveau tarif, positionné à plus de 10 000 €) et en finesse avec ce nouveau millésime. Si la W650 avait su remettre la catégorie des roadsters à l'ancienne sur les rails en son temps, que reste-t-il à la version Euro5 de la belle ? Du panache, de la verve et bien entendu quelques défauts. Sinon ce ne serait pas drôle.

Essai Kawasaki W800 mod. 2020

Je n'ai de souvenir réel de la W800 disparue en 2016 qu'un freinage ou plutôt une tentative de freinage ayant entraîné un magnifique coulé à un feu. Pourtant abordé à allure raisonnée, tout en exploitant un moteur déjà très agréable et prompt à dépasser les limites dudit freinage, levier de frein en butée et pied droit à fond sur la pédale n'avaient pu stopper la "bête". La faute à un tambour arrière résolument fainéant et à une absence de puissance de l'étrier avant. Ambiance, donc.

À l'heure de l'ABS obligatoire et des refontes techniques et technologiques, la W800 de Kawasaki revient, optimisée pour Euro5 et surtout corrigée à bien des égards, à commencer par ledit freinage. Le disque avant de 320 mm de diamètre (donc de grand diamètre), se voit ainsi secondé par un disque arrière de 270 mm. Et ça, c'est une bonne nouvelle en soi.

Essai Kawasaki W800
Essai Kawasaki W800
Sobre. Le nouveau disque de frein arrière.
Essai Kawasaki W800
15 l. contenance moyenne, mais conso limitée.
Essai Kawasaki W800

Même si l'étrier de frein avant comme celui de l'arrière, n'affichent que deux pistons, on est en droit d'attendre de l'ensemble un freinage correct et apte à stopper de manière plus élégante et agréable les 221 kg tous pleins faits annoncés et béquille centrale montée. Pas légère, donc, la W800, malgré un "petit" réservoir de 15 litres et très peu d'habillages.

La qualité, ça pèse et ça (se) paye, qu'on se le dise. Les cotes du tube du cadre à doubles berceaux ont été revues à la hausse, afin d'apporter un comportement plus serein, tandis que la motorisation s'accorde avec les normes de pollution acceptables. De même, ne cherchez pas une once excessive de plastique, on travaille ici les matières et matériaux nobles, prompts à dégager ce qu'il faut d'émotions esthétiques. Au point de faire oublier les quelques inserts synthétiques. Saurez-vous les déceler ?

De la tôle, du skaï et du métal

La W800 affiche par conséquent toutes les caractéristiques d'une ancienne, à commencer par l'utilisation massive (au sens propre et au sens figuré), de métal. Se dégage de cette Classique une impression de robustesse, celle d'une moto posée sur le sol par des éléments purs et surtout, un quelque chose d'indéfinissable que seules les "non plastiques" sont à même de communiquer. Instinctivement. Naturellement.

Essai Kawasaki W800
Service mini. On ne lui demande pas beaucoup. Vitesse, tr/min, heure, kilomètres, on n'en saura pas plus !

Écologique, donc, la W800 ? En un sens oui, surtout avec sa nouvelle motorisation, conforme à Euro4 et probablement prête pour Euro5. En résulte un bicylindre affichant nativement 35 kW à 6 000 tr/min (donc 100% compatible A2), tandis que l'instrumentation analogique voit la zone rouge du compte-tours débuter 1 000 révolutions plus haut.

La coupure moteur intervient quant à elle aux alentours de 8 000 tr/min, mais le couple maximal est obtenu bien plus bas, aux alentours de 5 000 tr/min. Longue course, l'élément à refroidissement par air privilégie sur le papier le couple à bas et mi-régimes, tout en offrant une belle allonge sur le 5 ème et dernier rapport.

Essai Kawasaki W800
Essai Kawasaki W800
Ajouré. l'un des angles sous lequel le moteur est beau…
Essai Kawasaki W800
À l’ancienne. Imposants, le feu arrière et les clignotants !

 

Toujours à propos du propulseur Kawasaki, on apprécie les découpes de ses ailettes, celles de ses carters, sans oublier son signe distinctif : l'arbre de distribution conique fièrement planté côté droit. Le double échappement "saucisson" est lui aussi une belle tranche d'histoire, prompte à ne pas laisser sur sa fin sur ce style de vintage.

Ajoutons à la panoplie "façon vieille" les poignées lisses, les soufflets de la fourche classique (non réglable), les tampons de réservoir, les jantes à rayons de 19 pouces à l'avant et 18 à l'arrière, le dessin des pneumatiques et la selle bourrelée et l'on s'y croirait presque. Seuls anachronismes : le feu avant à LED, toujours aussi beau et déjà vu sur la Z900 RS, et le petit afficheur digital inclus dans l'obus gauche du tachymètre. Il faut dire qu'il n'est utile que pour le totalisateur, un odomètre et afficher l'heure, sans autre fonction supplémentaire. Même les clignotants coniques jouent la carte de l'ancien, avec une taille importante. L'ancien n'est jamais que le quotidien passé, dira-t-on, et il n'est jamais qu'histoire de cycle. De roue. Le passé tourne et revient, en force et en beauté avec cette W. 

Essai Kawasaki W800
Essai Kawasaki W800

Essai Kawasaki W800
Et pourtant. Petite, certes, la W800 n'en est pas moins costaude à manier à l'arrêt. Elle dispose d'un petit coffre sous la selle et de poignées passager. Le transport est possible. Une moto à partager !

Compacte, séduisante, la W800 nouvelle génération suscite l'envie. Celle de profiter de son assise généreuse et ample paraissant basse malgré les 79. mm annoncés. Celle de pousser le petit bouton des commodos façon bakélite. Des éléments à look rustique, d'une compacité et d'une sobriété remarquables.

Plus que "faire ancienne", la Kawasaki W800 mixe modernité et tradition, comme si les japonais étaient à présent devenus détenteurs de la mémoire d'une génération de motos aujourd'hui (presque) disparues. Plus vraie que nature la nouveauté 2020 du constructeur ne manque ni de charme, ni de présence. Quant à savoir ce qu'elle vaut réellement, nous allons pouvoir le vérifier dès à présent.

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Commentaires (10)

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Très bonne moto mais je trouve qu elle est beaucoup trop chère, elle devrait être aux alentours de 7000 à 8000 euros

Par

Très sympa cette bécane mais trop lourde, et d'accord avec Didou : trop chère pour ce que c'est.

Par

La perle de cette catégorie, c'est la Royal Enfield 650 Interceptor, qui au delà du prix de 6600 € se révèle être une excellente moto.

Peu mise en avant par les médias, elle est plébiscitée par les motards et c'est un carton dans les ventes depuis le début de l' année.

Par

Personnellement j'aime beaucoup conduire ma W800 street 2020. Je l'ai eu neuve pour moins de 9000€ en concession.

Par

D'accord avec Foe. Dans la catégorie, il n'y a pas mieux que la RE 650. J'ai failli craquer pour une W800, surtout à cause de sa sonorité de vieille anglaise, mais vraiment trop chère. Un essai de l'Interceptor m'a vite convaincu de la super affaire. Par contre, je trouve que ce sont les médias qui ont grandement participé à son succès.

Par

En néo retro chez Kawasaki, je préfère largement la Z900RS :fleur: C'est pas la même catégorie certes, mais elle est magnifique.

Par

En réponse à Foe des aravis

La perle de cette catégorie, c'est la Royal Enfield 650 Interceptor, qui au delà du prix de 6600 € se révèle être une excellente moto.

Peu mise en avant par les médias, elle est plébiscitée par les motards et c'est un carton dans les ventes depuis le début de l' année.

Euxxx la Kawa va durer 20 ans, bien vieillir, la Enfield est extrêmement mal finie, les commodos seront blanchis par le soleil après un seul été, les chromes sont médiocres, la peinture fine, les suspensions de piètre qualité et les aluminium sont fragiles. Faut comparer ce qui est comparable. Si la W est chère c'est qu'elle a toujours été une moto construite avec sérieux.

Par

J’ai été l’heureux possesseur, il y a quelques années d’une W650 (achetée d’occasion) que j’adorais malgré ses défauts (elle avait par la suite malheureusement subi, du fait de la non-violence de son frein avant, un "contact non planifié" avec une malle arrière de 407 ABSïssée , contact qui avait hélas vu les dégâts, sonné la fin de sa carrière).

J’ai donc pu essayer il y a quelques semaines sa charmante grande sœur et là, après l’excitation, la déception :

La moto à 150cm3 de + ça c’est bien, malgré son ABS elle pèse toujours à peu près le même poids à 2 ou 3kg près, ça c’est toujours bien, mais elle a perdu 3 chevaux et ses carburateurs, donc, au niveau sensation elle a toujours la rondeur d’un vrai moteur longue course mais…C’est un peu comme une danseuse de flamenco qui aurait gardé ses charentaises, il manque quelque chose !

Par ailleurs, comme sur ma défunte W650, il lui manque encore et toujours (surtout pour une moto à plus de 10 200 Euros) :

- Des feux de détresse (on en trouve sur pratiquement toutes les motos Chinoises de plus de 400cm3 ...)

- Des vrais amortisseurs...

- Une vraie selle qui permet de faire plus de 100km d'affilé...

- Des vrais pneus, lors de mon essai de la moto sous la pluie, j'ai en effet constaté que les

- " inconnus et mystérieux Dunlop K300 GT» n’ont rien à envie,sur le mouillé aux qualités légendaires des pneus Chinois équipant les 125 à 2000 piastres…

- Des jantes pouvant accueillir des pneus tubeless, car vérification faite et au vu de l’implantation des rayons, les jantes de la W800 ne sont pas prévues pour des pneus tubeless (si vous crevez au-delà de 50km/h, ils vous évitent dans un premier temps et 1 fois sur 2 de vous bourrer façon Joe bar team et dans un deuxième temps, d'attendre un dépanneur et 24 à 48h00 avant de pouvoir récupérer votre magnifique "W" rééquipée d'une chambre à air neuve... PS: si vous crevez de l'avant l'addition risque d'être un peu plus salée pour vous et pour la moto...)

- Des pots saucissons en inox, comme ceux de petites copines dans la même gamme de prix, car à la longue comme sur la 650, ils vont rouiller…

- Un espace sous la selle pour ranger une photo encadrée de votre belle-mère...

- Une vraie barre de maintien en tube chromé et située à l’arrière de la selle pour ne pas égarer la dite belle mère.

Enfin, lors de mon essai, un Hipster a regardé la moto puis c’est approché en me demandant si: "W c’était une nouvelle marque Chinoise"...

Pourquoi n’apposer sur la 800 qu’un "W" sur le réservoir alors que cette moto est une jolie Kawasaki qui attire tous les regards, alors là ça reste un grand mystère….

Pour conclure :

J’espère me tromper mais, concurrence oblige, il risque de ne s'en vendre que quelques centaines et ça, c'est vraiment dommage.

Par

elle est belle mais

1° 48 cv , 62Nm de couple pour 221 kg

Avec un 800cm3 on pouvait pas avoir au moins 70 canassons ?

2° 10250€ quand un T 100 bonneville se negocie a 10900€ avec 55cv et 80NM pour un poids équivalent

Cette Kawette ne se vendra pas car elle est beaucoup trop cher par rapport a la concurrence et ce qu'elle propose :

- celui qui peut mettre 10000 balles ira chez triumph

- celui qui veut ce genre de moto avec un petit budget ira voit chez royal enfiled

Par

En réponse à lorenzozozo

Euxxx la Kawa va durer 20 ans, bien vieillir, la Enfield est extrêmement mal finie, les commodos seront blanchis par le soleil après un seul été, les chromes sont médiocres, la peinture fine, les suspensions de piètre qualité et les aluminium sont fragiles. Faut comparer ce qui est comparable. Si la W est chère c'est qu'elle a toujours été une moto construite avec sérieux.

par contre t'as la bonneville T 100 qui offre de meilleurs prestations pour quasiment le même prix , et le prestige de la marque en plus

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