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3. L'arrivée de Ruggia et la révélation d'Olivier Jacques

Hervé Poncharal avant l'époque Tech 3

Hervé Poncharal : J'ai appris l'arrêt officiel de Suzuki le 10 janvier 94, je m'en souviens encore, on s'est retrouvé sans rien. Cela a été une année très difficile.


Pour 94, j'ai rappelé mes amis de chez Honda France, on a trouvé un accord avec Frédéric Protat et un jeune pilote Français Noel Féraut avec un petit budget Motul. On a fait une mauvaise saison en 250, pas de résultat, j'ai cru que c'était la fin de Tech 3.


Et puis j'étais copain avec Jean-Philippe Ruggia qui me dit en milieu de saison , « j'ai envie de partir de chez Aprilia, si tu peux m'avoir une Honda officielle, je viens chez toi ». Et là j'ai réussi à convaincre Honda de nous confier une 250 officielle, j'ai réussi à convaincre ELF et Chesterfield qui était avec Ruggia de nous suivre. Et en parallèle à cela j'avais repéré un jeune pilote en 125 qui faisait le championnat d'Europe avec qui je voulais absolument travailler qui s'appelait Olivier Jacques qui n'avait pas de guidon, je lui ai dit, on a une moto, la honda de Protat de 94, si tu veux on prépare cette moto et tu fais le championnat avec nous. Et ça a été l'explosion d'Olivier Jacques. Nous nous sommes retrouvés en 95 avec Ruggia sur la Honda officielle et Olivier sur notre Honda.


Hervé Poncharal avant l'époque Tech 3


Avec Olivier, on a fait des premières lignes, deux tours en tête en Argentine devant Biaggi avec cette moto qui était préparée Tech 3, Olivier a été la révélation de l'année et Rookie de l'année.


En 96 on a deux machines officielles avec Chefterfield, on garde Olivier et Jean-Philippe. Olivier gagne son premier Grand-Prix à Rio et finit troisième du championnat du monde.


On repart en 97 en se disant que l'on va décrocher le cocotier et je pense que Olivier est parti un peu trop gonflé, on avait une bonne moto, il a gagné deux Grand-Prix, mais il fait quelques erreurs comme chuter alors qu'il était en tête, il était un peu trop fougueux ? 97 a été une année un peu décevante puisque l'on partait pour le titre et que l'on finit quatrième, on a gagné des courses mais on avait le potentiel de faire beaucoup mieux que ça.


En 98, on repart sans Jean-Philippe Ruggia mais William Coste sur une honda kit, mais cette année là, la Honda est complètement loupée, ils avaient fait une moto avec deux vilebrequins, Olivier s'est accroché et en voulant surpiloter en permanence, il est tombé fort au Mugello, il s'est beaucoup abîmé la cheville, ce n'était pas de sa faute il avait fait un début de saison fantastique, mais Olivier ne voulait pas baisser les bras vis à vis des Aprilia. Et moi j'en avais un peu marre, c'était difficile, je suis allé voir Honda et je leur ai dit vous avez un pilote qui s'appelle Ukawa, moi je veux avoir deux pilotes officiels sur deux machines officielles car quand vous avez un pilote qui se blesse, tout le Team est à la rue. Et il n'ont jamais voulu me donner leur deuxième pilote.


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