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2. Les débuts de Tech 3 jusqu'à l'aventure Suzuki

Hervé Poncharal avant l'époque Tech 3

Hervé Poncharal : Et j'ai fait 87 et 88 chez Honda France comme responsable des Grand-Prix, on a fait 3, 4 et 4, on a gagné quatre Grand-Prix. Fin 88 Dominique Sarron est contacté par Elf pour rouler en 500, on me demande si on veut le suivre avec Guy Coulon à l'époque chez ROC. Dominique n'a pas fait une bonne saison, il s'est beaucoup blessé.


Et en 89, j'ai décidé d'avoir ma propre structure, Tech 3. Mais la vraie première année de Tech 3 en compétition c'est 90, avec Dominique Sarron qui redescend en 250 avec une moto officielle et le support de Rothman. Nous avions un local de moins de 100 m2, une camionnette et la caravane derrière. Nous étions quatre copains dont Guy Coulon et deux autres qui ont migré vers d'autres horizons. C'était une super année, c'est un truc un peu fou, on sait pas si ça va durer, c'est un vrai challenge. On avait le potentiel d'être devant mais Dominique s'est pas mal blessé de nouveau.


L'année d'après, Rothman engage Cadalora pour remporter le titre et nous demande d'engager un jeune pilote Français, Jean-Pierre Jeandat avec une RS Kit, il finit deuxième honda Kit.


Courant 91, on a été contacté par l'usine Suzuki qui faisait rouler Kevin Schwantz et Chandler, en 500 avec Lucky Strike, ils sont venus me voir et ils m'ont dit, l'année prochaine on veut faire une équipe 250 avec Lucky Strike et on voudrait que ce soit toi qui la gère.


Je n'y croyais pas trop, j'étais pas très confiant et en fin de compte on a signé avec eux.


On a donc pu acheter un semi-remorque et là on représentait en 250 une équipe de pointe avec l'usine Suzuki. C'était pour nous un énorme pas en avant. L'année n'a pas était extraordinaire, pour l'année suivante ,Suzuki a voulu signer un super pilote, ils ont choisi John Kosinski qui voulait rouler seul, très exigent. On s'est retrouvé avec une seule moto car Kosinski a imposé d'être seul. Il nous a fait des supers essais hivernaux, très beau début de saison, au premier Grand-Prix, il fait tout le début de la course en tête et se fait battre par Harada.


Ensuite, il y a eu des hauts et des bas jusqu'à la fameuse course en Hollande à Assen où il part dernier, pendant cinq tours, il reste en fin de peloton et là comme s'il avait été piqué par une guêpe, il se met à remonter pilote par pilote. Il remonte jusqu'à la deuxième place et dans le dernier tour alors qu'il croyait sa seconde place acquise il se fait passer par Harada et là il passe la ligne d'arrivée troisième, s'arrête, met le moteur à fond jusqu'à ce qu'il casse. Il jette sa moto par terre, refuse de venir sur le podium, refuse de venir en conférence de presse. Lucky Strike était son sponsor et celui de l'avènement, là c'était trop. Les responsables de Suzuki font une réunion avec nous et le dimanche soir il est viré.


La saison était à moitié, on était troisième du championnat du monde, et on se retrouvait sans pilote. Son remplaçant sera Simon Crafard, qui avait un grand gabarit, il ne sera jamais très à l'aise sur la moto, Kosinski était petit, mais fera quelques résultats honorables et à la fin de la saison 93, Suzuki nous annonce qu'ils arrêtent la 250. L'aventure Suzuki n'a duré que deux ans.


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