Tout n'est jamais prévisible, en sport automobile comme ailleurs. On peut réfléchir longtemps à comment améliorer la sécurité des circuits et des autos, mais certains accidents peuvent devenir dramatiques à tout moment après une conjonction d'évènements incroyable. Giorgio Bartocci et sa Lamborghini Gallardo Super Trofeo ont expérimenté toutes les conditions pour écrire un drame. Le destin en a décidé autrement, tant mieux.
La course du Super Trofeo Lamborghini s'élance sous safety car pour cause de piste glissante et à la fin du vrai premier tour de course (le 4e en fait), Giorgio Bartocci qui s'élançait de la pole empiète largement sur le vibreur et perd le contrôle de sa Gallardo au réservoir bourré d'essence qui vient s'écraser à pleine vitesse et de ¾ avant dans une ouverte du rail destiné à la sortie des voitures de secours. Le choc est extrêmement violent, la Gallardo se disloque et prend feu immédiatement. Pire, on ne distingue pas tout de suite que le haut du harnais du pilote a cédé et qu'il est coincé à bord de l'auto alors que celle-ci s'embrase complètement.
Les secours sont rapides mais pour qui a déjà essayé d'éteindre un feu de de voiture, on sait déjà que les extincteurs des pompiers ne suffiront pas. Le sauvetage de Giorgio Bartocci sera en fait l'œuvre de Manfred Fitzgerald de Lamborghini et surtout de Fabio Babini son propre équipier. Les 2 hommes qui se trouvaient dans les stands vont très vite comprendre la situation et sauter le muret pour aller au secours du pilote. Ils iront à plusieurs reprises dans les flammes pour parvenir après un temps interminable à extraire Bartocci coincé dans sa prison de feu.
Souffrant d'une jambe et de plusieurs côtes cassées, brûlé au 2eme degré sur 40% du corps, Giorgio Bartocci a été transféré à l'hôpital où il a recommencé à respirer de manière autonome en fin de journée. Ses jours ne seraient plus en danger, ce n'était pas l'heure...

Malgré la gravité de l'évènement, le seul commentaire à faire est que les extincteurs des pompiers sont vraiment trop peu efficaces. Et surtout saluer le courage de Fabio Babini et Manfred Fitzgerald.