Hier, le journal La Provence publiait sur son site internet des paroles attribuées à Jean-Claude Debard qualifiant Arnaud Montebourg « d'abruti mental » et de « débile ». Le propos insultant a évidemment été repris partout dans la presse nationale et c'est donc assez logiquement que nous voyons arriver aujourd'hui un communiqué de Mitsubishi France et de son patron souhaitant clarifier ces paroles.

Après de tels propos relayés partout dans la presse, il eut été étonnant que Jean-Claude Debard et Mitsubishi France ne réagissent pas. C'est donc sans surprise qu'un communiqué envoyé aujourd'hui à toutes les rédactions tente d'apporter quelques éclaircissements sur ce qui s'est réellement dit ce jour là.
Le journaliste de La Provence dit avoir rapporté « à la virgule près » ce qui a été exprimé en public lors de la présentation du nouvel Outlander mais Jean-Claude Debard voit les choses différemment et affirme que « les propos (…) rapportés dans la presse ne reflètent pas la réalité de ce qui a été dit. » Qui dit vrai ? Les gens dans la salle à ce moment là devraient pouvoir le dire.

Le communiqué débute par quelques éclaircissements venant de la firme japonaise qui affirme que tout ce qui a été évoqué n'engage en rien Mitsubishi Motors. Par ailleurs, le texte précise bien que Mr Debard n'est que le « représentant du distributeur de ses produits en France » et que « Mitsubishi Motors Corp n'a pas vocation à émettre d'opinion politique ».

Par la suite, le communiqué semble donner la parole à Jean-Claude Debard qui explique qu'il « n'a en aucun cas attaqué directement et personnellement Mr Montebourg et qu'il prie le gouvernement français et ses représentants d'accepter toutes ses excuses pour cette confusion d'information » (Le journaliste de La Provence aurait-il mal entendu ?). Mais avant de présenter ses excuses, il donne ce qu'il dit être la nature exacte de son propos :

« 
  • 25% du revenu français est généré par l'industrie automobile
  • 10% des emplois sont liés en France à l'Automobile et à ses entreprises connexes
  • nous avons besoin en France de constructeurs français solides et pérennes car ils représentent 50% du marché
  • les mesures de malus actuellement en négociation freineraient la dynamique automobile. »