Depuis cette annonce les esprits se sont calmés et François Hollande est arrivé hier en Algérie pour une visite d’Etat. Le président de la république française s’est rendu en Algérie sans aucun représentant du groupe PSA dans sa délégation, preuve sans doute que les discussions éventuelles avec PSA sont loin d’être aussi avancées qu’annoncé la semaine dernière. Pendant ce temps-là, c’est bien le groupe Renault qui a tiré son épingle du jeu. Depuis plusieurs mois il était en discussion avec l’Algérie pour y implanter une usine. Les négociations entre les deux parties ont été ardues mais ces deux parties sont donc finalement arrivées à un accord. L’Etat algérien était, il faut le souligner, particulièrement désireux « d’accueillir » une usine Renault sur son territoire, Renault étant déjà implanté au Maroc voisin depuis plusieurs mois. L’Algérie était tellement désireuse de privilégier l’option Renault qu’elle a même refusé toute discussion avec le puissant groupe allemand Volkswagen. Et ce sont donc bien des Renault Symbol qui seront à terme produites sur le sol algérien.


Pourtant, alors que PSA Peugeot Citroën traverse toujours une passe difficile, l’Etat français avait lui-même sollicité l’Etat algérien en faveur de PSA. L’idée était simple : que l’Etat entre au capital de PSA pour que le groupe français s’implante ensuite rapidement en Algérie où la marque Peugeot demeure très populaire. Mais, manifestent, l’Etat algérien ne l’entendait pas de cette oreille ; il aura préféré l’expertise du groupe au losange dans le domaine des voitures bon marché à la réputation locale de Peugeot. En tout cas pour le moment.