Il est des actions ayant un objectif assez similaire qui ne sont pas forcément compatibles. Ainsi, lorsque l'Etat français se porte garant auprès de PSA Finance sur un montant de 5 à 7 milliards d'euros et demande des contreparties au constructeur français, General Motors tousse et demande une pause dans les discussions concernant l'alliance.

La situation financière de PSA s'aggrave chaque mois (500 euros de perte par voitures vendues) et il est donc urgent pour le groupe de trouver de l'argent. L'Etat qui se porte garant pour 5 à 7 milliards auprès de PSA Finance vient soutenir l'entreprise mais demande en échange de ce geste une entrée au Conseil de Surveillance afin de peser sur les décisions stratégiques futures et d'éviter les délocalisations.

Dans le même temps, PSA et General Motors travaillent sur leur alliance et envisagent sérieusement un rapprochement entre Peugeot, Citroën et Opel qui pourraient fusionner. Oui mais voilà, avec l'irruption du gouvernement et la dégradation financière de PSA, General Motors ne souhaite plus discuter et veut faire une pose.

Selon Automotive News, General Motors n'entend pas discuter plus avant avec PSA, craignant un déséquilibre dans les marges de manœuvre et la liberté de décision des parties française et allemande. GM veut revoir son implication et il y a fort à parier que dorénavant, plus rien n'évoluera dans cette alliance jusqu'à l'horizon 2014.