Le NOx Trap de Renault piège des gaz polluants
Le constructeur français
Renault adopte une stratégie environnementale pour faire baisser les émissions polluantes de ses véhicules et respecter les futures normes anti-pollution européennes : il a lancé la signature Renault eco² (
voir article) ; il a concocté le moteur TCe 130 bénéficiant du downsizing (
voir article) ; il poursuit le développement de voitures électriques (
voir article) ; il propose à l’essai le prototype Renault Scenic ZEV H2 (
voir article) ; il a créé Renault Environnement afin de faciliter le déploiement en France et à l’étranger d’activités à venir dans le domaine du recyclage (
voir article) ; 100% de ses usines ont décroché la certification environnementale ISO 14001 (
voir article). Voici sa dernière technologie : le NOx Trap !
Zoom sur le NOx Trap, le piège à oxydes d’azote de Renault
Renault explique que ses ingénieurs travaillent sur la diminution des émissions polluantes dans un premier temps à la source en optimisant la combustion (admission d’air, injection et formation du mélange air-carburant) puis par la mise en place de systèmes de post-traitement (catalyseur, filtre à particules pour les moteurs Diesel…). Pour les moteurs essence, l’augmentation de la teneur en métaux précieux du catalyseur "3 voies" permettra de répondre aux futures réglementations européennes d’émissions de polluants (norme Euro5 prévue pour le 1er septembre 2009 pour les nouveaux véhicules puis le 1er janvier 2011 pour toutes les voitures). Pour les véhicules Diesel, la norme Euro5 nécessitera l’adoption systématique d’un filtre à particules, qui est déjà proposé sur les moteurs Diesel de Renault (1.5 dCi, 1.9 dCi et 2.0 dCi).
Le constructeur précise que le post-traitement de NOx (oxydes d’azote) sera probablement nécessaire pour le passage de certains véhicules particuliers à la norme Euro5 et probablement incontournable pour la norme Euro6. Le NOx Trap s’inscrit pleinement dans sa volonté de réduire les émissions polluantes. Ce système de post-traitement chimique piège les oxydes d’azote, nocifs pour la santé, et les transforme en gaz neutres. Il sera proposé dès septembre 2008 en France et en Allemagne sur des flottes privées de Renault Espace dotés du 2.0 dCi. Il a fait l'objet de 36 brevets déposés par Renault.
Ce nouveau catalyseur d’oxydation NOx Trap assure en fait deux fonctions :
- l’oxydation traditionnelle des HC (hydrocarbures qui sont issus d’une combustion incomplète) et du CO (monoxyde de carbone qui est dû à une combustion incomplète par manque d’oxygène) ;
- le traitement des NOx (oxydes d’azote provenant de la combustion du gazole à des températures élevées).
Renault détaille son fonctionnement : il s'agit d'une alternance de phases de chargement (d’une durée d’environ 10 min / 10 km de roulage) et de phases de purge du piège, totalement transparente pour le client (d’une durée de 5 secondes). Lors de la phase de chargement, le NOx Trap stocke les oxydes d’azote contenus dans les gaz d’échappement en les piégeant chimiquement, grâce à une imprégnation spécifique dans le pot catalytique (platine, baryum, rhodium). Le platine sur le catalyseur transforme le monoxyde d’azote en dioxyde d’azote (NO2). L’oxyde de barium fixe les molécules de NO2 pour en faire une chaîne Ba(NO3) 2 qui va se fixer dans le piège. Lors de la phase de purge, les éléments stockés dans le NOx Trap sont éliminés par une réaction chimique en milieu réducteur (le moteur fonctionne en richesse 1, c'est-à-dire avec un mélange où la quantité d’air est juste nécessaire pour la combustion complète du gazole).
Les oxydes d’azote sont ainsi transformés en gaz neutres (principalement de l’azote). Le NOx Trap est alors nettoyé et prêt à poursuivre son rôle de piège à oxyde d’azote. Pour maitriser ce fonctionnement, des capteurs supplémentaires sont introduits à l’admission du moteur et sur l’échappement (sondes à oxygène, capteur de température). Des informations envoyées via le réseau CAN au calculateur assurent la gestion du NOx Trap (quand purger ?) et la réalisation des nouveaux modes de combustion (comment purger ?).
Pas de pitié pour la pollution automobile !
(Source et Photo : Renault)
Par Anonyme le 01 Juillet 2008 à 10h31
A quand des pièges pour les particules fines? Il me semble que ce sont les plus dangereuses, bien plus que le COx ou les NOx...
Par Anonyme le 01 Juillet 2008 à 13h28
@ Rosetta : on appelle ca un filtre à particules, ca existe déja :oui: Sinon, l'idée est bonne, faire précipiter les oxydes d'azote pour les traiter plus facilement... Reste à voir si on va pouvoir intégrer ce NOx trap avec les autres systèmes de déNOx telles que traitement par l'urée, déja utilisés sur certains poids lourds/bus...
Par Anonyme le 01 Juillet 2008 à 18h19
l'avantage d'un piege à NOx sur des diesels, c'est que l'on peut améliorer le rendement de combustion du moteur : ça crée plus de NOx et moins de particules. On traite alors les NOx et on a moins de particules. CF Mercedes Bluetech. On diminue aussi les consos
Par Anonyme le 02 Juillet 2008 à 10h54
Pour rappel le filtre a particule ne filtre pas les particules de type PM1 et PM 2.5 clairement. Quand a la baisse de consommation c'est faux, car comment tu augmentes un rendement moteur avec de l'apres traitement sur une ligne d'echappement ??? De plus ca camoufle d'autres choses qui seront des rejets de SO2 et NO2 ^^
Par Anonyme le 31 Janvier 2009 à 18h13
Le seul interet des systèmes comme le FàP ou le Nox trap est qu'ils continuent à faire vendre des voitures diesel, 75% des ventes en france quand même... ça fait un paquet de rond. Y'a un interet écologique très faible, ça fait simplement joli sur les chiffres. Le FàP ne piège que les particules visibles (peu nocives, c'est du carbone à 90% et des HC à 10%) et pas les nanos particules qui elles sont cancérigènes. A celà faut ajouter 10 bons kilos de plus au véhicule et une perte de charge dans la ligne d'échappement qui entraine une surconsommation. On cache simplement les polluants là où les voit: aux tests antipollution. En effet les emmisions de NOx et de particules sont antagonistes car elles dépendent directement de la richesse du moteur. En fonctionnement pauvre ont crée des NOx, en fonctionnement riche on crée des parts. Seulement les normes antipoll deviennent tellement séveres qu'en traiter ne suffit pas (surtout que c'est pas politiquement correct de traiter un polluant et pas l'autre). C'est triste à dire, mais les normes antipollution font polluer encore plus les véhicules. Elles sont pas là pour réduire les emissions de polluants mais pour protéger les ventes des constructeurs européens. Au Japon les diesels sont interdits car ils ne passent pas les normes antipollution, en Europe ça devrait être pareil. C'est un jeu que je trouve dangereux de faire croire aux gens que leur voitures ne polluent pas simplement parcequ'elles sont testés suivant un protocole connus des constructeurs et plus du tout représentatif.
Par Anonyme le 16 Mai 2010 à 14h52
Par Anonyme le 16 Mai 2010 à 14h54
OUPS BARRICELO A TOUT CASSE