Les Français moins convaincus par les véhicules électriques que les Européens
L’Observatoire Cetelem, qui dépend du groupe BNP Paribas, a publié il y a quelques jours une enquête (qui a été menée par TNS Sofres en septembre 2011 pour son compte, auprès de 6 000 Européens, en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Russie et Turquie) sur les Européens et les
véhicules électriques.
Voici les principaux enseignements de cette enquête.
41 % des Européens envisagent son acquisition. Ils sont au global 71 % à se déclarer intéressés par le véhicule électrique. C’est cependant en France que l’intérêt pour cette technologie est le moins fort, à seulement 54 %. Et, au final, 23 % des Français manifestent des intentions d’acquisition. L’absence de bruit est perçue comme un atout incontestable puisque 73 % des Européens considèrent que ce sera une source de stress en moins. Côté budget, 64% des interrogés pensent qu’avec le véhicule électrique, il sera possible de faire des économies à l’usage.
84 % des Européens interrogés (75 % des Français) considèrent que le véhicule électrique est la meilleure solution d’avenir pour protéger l’environnement. Même avec de l’électricité d’origine nucléaire, l’utilisation d’un véhicule électrique est, à leurs yeux, d’un point de vue environnemental, préférable à celle d’un véhicule thermique pour 60% d’entre eux. Cependant, 52 % des Européens (54 % des Français) pensent que la remise en cause du nucléaire pourrait hypothéquer l’avenir du véhicule électrique.
49 % des Européens interrogés (57 % des Français) n’envisagent aucun effort financier pour acquérir un véhicule électrique. Et seulement 1/3 d’entre eux se déclarent prêts à payer ce type de véhicule jusqu’à 10 % plus cher que son équivalent thermique. Quant à l’idée de la location de la batterie, elle ne rencontre toujours pas de succès : seuls 37 % des Européens envisagent une telle solution.
L’autonomie des batteries reste un point problématique : 55 % des Européens (71 % des Français) n’envisagent pas l’achat d’un véhicule ayant une autonomie inférieure à 250 km.
Par roc et gravillon le 19 Décembre 2011 à 20h18
"L’Observatoire Cetelem".... on sait maintenant à quoi est utilisé le fric que collecte le sympatoche petit Bonhomme Vert qui trouve toujours une solution à tes problèmes de fin de mois, et même parfois de début.
A t'observer mon gars.
Et toujours avec le sourire... vert.
Par kat2m le 19 Décembre 2011 à 20h35
C'est bien pour cela que la marque française Renault, se boost pour être un acteur puissant dans les véhicules électriques..

R&G
Par Tallman le 19 Décembre 2011 à 20h46
Qui qui l'a dans le fion? C'est Renault
Par tm_ le 19 Décembre 2011 à 21h06
6 000 européens dans 10 pays...soit 600 par pays. La méthode des quotas considère que c'est une limite très basse pour une enquête fiable.
NB: Russie, Turquie en Europe?? Diantre...on a bien élargie l'union :)
Notre pays a une taille telle qu'il est difficile d'envisager de le traverser en électrique. Contrairement à beaucoup d'autres pays. C'est ce qui explique que Fluence se vend plus en Israel, Norvège, etc qu'en France ou dans d'autres pays étendus.
Par Percer le 19 Décembre 2011 à 21h09
41 % des Européens envisagent l'acquisition d'un VE, même si seulement 10% passe a l'acte, ca fait 1,3 millions de VE par ans rien qu'en europe, c'est beaucoup plus que ce qu'envisageait Renault, même dans ses prévisions les plus optimistes a long terme. Puisque Renault Nissan espère vendre environ 500 000 VE par an au niveau mondial a l'horizon 2020.
Donc il sont certainement en train de gagner leur pari, a la barbe de tout leurs concurrents qui n'y croyaient pas et qui ont une bonne longueur de retard.
Par roc et gravillon le 19 Décembre 2011 à 21h27
En réponse à : Anonyme (voir le message)
Oh tm_, Israël et la Norvège, c'est pas vraiment la même chose...
21 000 Km² d'un coté, 385 000 km² de l'autre... Et sincèrement, tu te vois rouler dans l'engin dans ce dernier pays par -20° (quand il fait bon), parce qu'avec seulement 4,7 millions d'habitants pour te porter secours entre forêt et fjords, faudra mieux ne pas louper la borne de recharge intermédiaire.
Et pour le panier percer, mais en 2020, si l'on y arrive, absolument TOUS les constructeurs proposeront de l'électrique et comme Renault n'a absolument aucune avance technologique(ça se saurait à présent non?) , les immatriculations se répartiront juste à hauteur des parts de marché de chacun . C'est à dire presque rien si l'autonomie et les tarifs ne progressent pas dans le bon sens et dans de sympathiques proportions si des progrès techniques sont enregistrés.
Par Percer le 19 Décembre 2011 à 21h54
Ce n'est pas l'avance technologique (quoi qu'on en sait rien, Nissan est le premiers constructeur a avoir travaillé sur les batterie Lithium ion, longtemps avant tout autres) mais la capacité a l'industrialiser, pour être compétitif, et ca, ca ne se décrète pas du jour au lendemain, ca se prépare longtemps a l'avance pour être prés au bon moment.
Ce n'est pas par hasard si la leaf coute 20% de moins que la Focus électrique aux USA, et ce malgré la parité Yen dollars extrêmement défavorable. Pour l'instant personne ne peut s'aligner sur les tarifs de Renault Nissan, ( la Zoe qui aura prés de deux fois plus d'autonomie qu'une I miev, 5 places et 30 cv de plus, coutera deux fois moins cher) on peut penser qu'ils garderont cette avance.
Par Anonyme le 19 Décembre 2011 à 22h07
Curieux comme article. on est noyé dans des chiffres qui en gros ne nous apprennent rien. ou plutot oui, au moins une chose, c'est que les francais souhaitent acheter un VE au prix d'une thermique avec l'autonomie comme une thermique. Les constructeurs sont là et presentent des "offres" mais pas en adéquation avec la demande: une fluence a 16 kms d'autonomie au prix legerement superieur a la thermique, une volt au prix d'une audi A5. Enfin, les exemples sont nombreux et merci aux constructeurs de proposer des modeles, mais il serait temps de penser aux consommateurs lambda qui veulent bien acheter "ecolo" sans de ruiner ou se faire b**ser. NB : est ce que les SAV des concessions seront pret a depanner les vehicules electriques?
Maintenant je vais tondre et m'enduire de glue pour vendre mon credit et mes sondages.
Par roc et gravillon le 19 Décembre 2011 à 22h19
En réponse à : Anonyme (voir le message)
Pas vraiment ça au niveau des chiffres :
Le tarif de la Leaf aux US est de 35 200 $, celui de la Ford de 39 200 $.
la Leaf est donc 10,20% moins chère que la Focus.
Comme en France, tu déduis une somme fixe correspondant à l'avantage fiscal du pays. Grosso modo, on peut penser que ces 10,2% correspondent à la différence entre un constructeur national et une marque d'importation généraliste.
Et puisque tu parles d'avantage technique, la Ford peut être chargée avec une base at home de 240v ( aux US, c'est du 110v), chose que ne propose pas la Leaf la bas et qui rallonge de ce fait sensiblement le temps de recharge.
On verra le tarif de la Zoé et ses perfs constatées et non lues sur papier glacé. Parce que pour le moment, les deux premiers véhicules commercialisés n'ont vraiment pas convaincu grand monde en terme d'autonomie ( à commencer par les essayeurs de ce site). Ces deux modèles sont pourtant de par leur volume les plus aptes à proposer une autonomie à minima et c'est juste intégralement raté pour le coup.
Et de quoi nous parles tu quand tu dis "personne ne peut s'aligner sur les tarifs de Renault Nissan", ils sont tellement compétitifs que personne ne les achètent : Bien moins de 100 immat' pour la Nissan voiture de l'année 2011.
Reviens sur terre cher Percer.
Par roc et gravillon le 19 Décembre 2011 à 22h29
Ah, juste un élément complémentaire, en 110v, le temps de recharge d'une Leaf, c'est de 18 à 20h . La Focus en 240v te rend le même service en 3 à 4h.
A toi de voir si ça justifie la différence de tarif.
Mais ne me demande juste pas de faire du co-voiturage avec toi.