Le dispositif de bonus/malus écologique a été entériné par nos députés jeudi dernier. Il met en place, faut-il le rappeler, un malus payable forfaitairement, pour tout achat d'un véhicule neuf qui émet plus de 160 grammes de CO2 par kilomètres. Ou un bonus pour ceux qui rejètent moins de 130 g/km. Le tout avec différents paliers selon les niveaux d'émissions.
Tous les détails sur le bonus malus écologique sont publiés sur notre chaîne écologie.
Le texte précise que cette "éco-vignette" ne s'appliquera pas aux véhicules d'occasion. Ouf, soupir de soulagement pour tous ceux qui attendent quelques années avant de pouvoir s'offrir la grosse berline de leurs rêves, trop chère en neuf, et souvent gloutonne et polluante, grosse mototrisation oblige.
Mais ce que le gouvernement n'a pas dévoilé, c'est que le côté "malus" de cette loi sera par contre appliqué aux véhicules d'occasion importés. Seule différence, une décote de 10 % par année d'ancienneté sera appliquée. Par exemple si vous achetez en Allemagne une berline qui rejette 230 g/km de CO2, et qui a deux ans. Vous devrez vous acquiter de 1 600 € moins 20 %, soit 1 280 €. Ce qui n'est pas rien, car la taxe, elle, ne décote pas aussi vite que la voiture !
On pourrait presque penser que ce type de mesure ressemble à du protectionnisme. En effet, en moyenne, ce sont les véhicules importés (d'Allemagne notamment), souvent d'assez grosse cylindrée, qui rejettent le plus de CO2.
Alors je ne dis pas que c'est un mal, il faut évidemment lutter contre toute forme de pollution. Mais cela retirera pratiquement tout avantage à importer des occasions, même si ces dernières sont moins chères à la base.