Il fut une époque pas si éloignée de nous où la possibilité de voir Ferrari introduite en bourse pouvait être qualifiée d’option stratégique par ses actuels actionnaires.

Il est vingt-deux heures, demandons-nous pourquoi la marque Ferrari n’a encore jamais été introduite en bourse ?

Pas plus tard qu’en 2011, alors que le groupe Fiat cherchait à augmenter sa participation dans le groupe américain Chrysler, l’administrateur délégué du groupe italien Fiat avait encore évoqué une possible introduction de Ferrari en bourse. Ce qui n’est pas advenu. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’après avoir été ouvertement évoquée, une telle possibilité finissait pas être oubliée, enterrée. On peut se demander pourquoi.

Sans doute peut-on affirmer qu’il y a deux marques dont le prestige écrase toutes les autres : Ferrari et Rolls-Royce. A l’heure actuelle, aucune marque automobile prestigieuse n’est directement cotée en bourse parce que la plupart sont absorbées par des groupes tentaculaires (Volkswagen possède les marques Bentley, Bugatti, Lamborghini, Porsche…). Les marques prestigieuses voient ainsi pour la plupart leur capital dissous. Pour Ferrari, c’est un peu différent ; la marque italienne est autonome. Mais pourquoi donc, jusqu’à présent, ses actionnaires n’ont-ils jamais mis à exécution les différents projets d’introduction en bourse ?

Sûrement parce que ce ne fut jamais effectivement nécessaire. Mais encore ? Peut-être parce que Ferrari dispose d’une telle aura que cette aura vaut de l’or et qu’il est préférable de la laisser bien au chaud en cas de réel coup dur… Peut-être aussi parce qu’introduire Ferrari en bourse reviendrait à faire de Ferrari une valeur comme une autre, une valeur échangeable en un éclair sur le marché des valeurs… d’occasion et que le jeu n’en vaudrait peut-être pas la chandelle.