Depuis l'ouverture du marché aux sociétés privées en 2009, une dizaine de villes françaises ont adopté le système électronique pour dresser ses PV. Des machines qui ont changé le métier des pervenches... en augmentant surtout leur productivité. Zoom sur la société INDESTAT, l'une des pionnières en la matière.
INDESTAT est l'une des premières sociétés à s'être aventurée sur le marché du PV électronique (PVe). Et ça marche, surtout pour les caisses de l'Etat ! Arrivé en 2009, le PVe aurait participé à l'augmentation significative de contraventions dans l'hexagone : en effet, 7 511 731 PV ont été dressés, soit 13% de plus qu'en 2009, avant l'introduction du système. De plus, le recouvrement des amendes a accusé une hausse de 15 à 20% depuis la mise en place du PVe et le traitement automatique des données.
Une contravention en seulement deux minutes !
D'après le directeur général d'INDESTAT David Barbelivien, le but était de « simplifier et modernier le travail de l'agent : grâce à un terminal sécurisé, les agents remplissent une fiche numérique. Les informations sont stockées dans l'appareil puis télé-transmises au centre de traitement des contraventions de Rennes, qui envoie ensuite le PV au contrevenant ». Ainsi, deux minutes suffisent pour verbaliser.
INDESTAT a tout de même pensé à l'automobiliste (ou le motard) malheureux : la société fournit aussi des imprimantes portatives aux agents, pour que ces derniers puissent laisser un ticket d'information sur le véhicule. « Même si la loi ne nous oblige pas à laisser une trace physique de la contravention, nous avons voulu apporter un minimum d'informations à l'automobiliste » a expliqué Alexandre Marquer, le président d'INDESTAT. Trop aimable !
Un appareil qui propose aussi le « stationnement intelligent »
Autre particularité du système proposé par INDESTAT : dans certaines communes partenaires, l'automobiliste peut envoyer son numéro d'immatriculation par SMS une fois garé afin d'être facturé. Les agents équipés de ces terminaux peuvent vérifier si le stationnement a bien été réglé.
Aujourd'hui, 9 villes de plus de 100 000 habitants sont déjà dotées du système. Parmi elles, citons Perpignan, Lyon, Clermont-Ferrant, Toulouse ou encore Bordeaux. Il y a fort à parier que le PV électronique va se généraliser... à vitesse grand V.