Malgré l'arrivée de la Lamborghini Aventador LP 700-4 au salon de Genève, la LP640 n'a rien perdu de son aura.

Et pour cause, la LP640 c'est avant tout une gueule extrême. Un savant dosage faisant évoluer une base sous la forme d'une restylage agressif. C'est beau, bien dosé, pas vraiment discret, mais clairement évocateur. Les modifications esthétiques les plus flagrantes sont de nouveaux boucliers, une impressionnante sortie d'échappement hexagonale, et des nouvelles jantes. L'habitacle évolue lui aussi avec une ergonomie améliorée, des finitions spécifiques, et de nouveaux équipements. Une évolution nécessaire pour se mettre au niveau de la concurrence.

Mais si elle aguiche autant, ce n'est pas un hasard puisque la dimension mécanique est elle aussi amplement optimisée. Le V12 réputé sonore passe de 6,2l à 6,5l pour venir culminer à 640 chevaux, et 660 Nm de couple. Des valeurs obtenues à haut régime (8000 et 6000 trs/min). La ligne d'échappement travaillée exulte sa rage dans une musique imposant le respect. Les performances sont d'un niveau impressionnant avec une vitesse de pointe supérieure à 330 km/h, et un 0 à 100 km/h dégoupillé en 3,4 secondes.

Ça cause, mais surtout c'est exploitable ! Notamment en raison d'une transmission intégrale, mais aussi d'un freinage qui apporte enfin à la Murcielago l'endurance qu'elle mérite. Le système d'origine utilise des disques en 380 et 355mm, et on trouve en option un kit carbone/céramique. A noter que de nombreux véhicules équipés de ce système font un retour un à l'origine, car le remplacement de ces pièces coûte un prix véritablement dissuasif, surtout que la longévité en utilisation intensive n'est pas tout à fait conforme (a priori) à l'argumentaire commercial initialement annoncé.