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Dates clés

Commercialisation : mai 2000 à mai 2007 - Version break (Combi) : décembre 2000 à décembre 2007 - Version berline 4 portes (Sedan) : juin 2001 à août 2002

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1. En bref

Cette Fabia a été la première petite Skoda entièrement conçu sous l’ère Volkswagen, avec la maîtrise totale de sa conception et des organes mécaniques en provenance d’Allemagne. Elle a même étrenné une plateforme technique qui allait être reprise plus tard par les générations de Seat Ibiza et de VW Polo. Proposée uniquement en 5 portes mais armée d’une gamme de moteurs largement étendue, et même de carrosseries au profils variables, ce modèle peu connu mérite le détour : pour un prix plutôt serré, il offre des qualités honorables et un qualité globale de fabrication correcte, avec même une mention spécifiquement positive pour ce qui est de sa finition intérieure.

Caradisiac a aimé

  • Une excellente version break, rare pour une citadine
  • La finition
  • La dotation en équipements
  • L'ergonomie des commandes

Caradisiac n'a pas aimé

  • La sellerie très ferme
  • Le freinage moyen
  • L'insonorisation (surtout en diesel)

Nos versions préférées

  • 1.4 16S 100 CH ELEGANCE
  • 1.9 TDI 100 COMFORT

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • La compacité : en berline, elle ne mesure que moins de 4 m (3,96), une compacité bien pratique pour la ville. Elle offre pourtant une habitabilité fort correcte.
  • La version break : il y a peu de breaks aussi compacts sur le marché ; dans un encombrement de 4,22 m seulement, il offre un compartiment arrière assez vaste, et de surcroît aisé à charger.
  • La dotation en équipement : elle est plutôt généreuse de série, surtout pour une petite voiture vendue pas spécialement cher, sauf sur les entrées de gamme Classic.
  • La finition intérieure : pour une petite voiture, elle est franchement d’un bon niveau. Le haut de la planche de bord a droit à un plastique rembourré à cœur, ce qui était unique à sa sortir sur un modèle de cette catégorie. Bien sûr, les autres matériaux et garnissages sont plus simples, mais le modèle bénéficie sans conteste de la rigueur de fabrication en vigueur sur les modèles Volkswagen.
  • L’offre en diesel : elle est vaste, couvrant une large plage de puissance. Très rare à ce niveau de gamme.
  • La tenue de route : elle présente équilibre correct, sans réaction piégeuse.
  • L’ergonomie des commandes : elle se montre rationnelle.
  • Les ouies d'aération au tableau de bord : elles sont composées de lamelles et sont occultables progressivement de façon individuelle.
  • Les essuie-glaces : astucieusement, ils sont implantés très bas sur la bordure inférieure du pare-brise et, à l’arrêt, sont donc invisibles pour le conducteur et son passager.
  • Les ceintures arrière : des fentes permettent de coincer leurs attaches lorsque la banquette est pliée.

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • Les suspensions : elles ne sont pas tout à fait nu meilleur niveau. Plutôt fermes sur les petites inégalités, elles pâtissent d’un amortissement mou qui freine mal les inclinaisons de caisse dans les virages abordés vivement. Les versions dotées de grandes roues optionnelles, ainsi que la sportive RS infligent une bien trop grande dureté de suspension.
  • La sellerie : du genre ferme, elle n’est pas du goût de tous.
  • L’insonorisation : elles n’a pas été pas assez soignée. Les moteurs diesels 4 cylindres se montrent grondants à l’accélération, tandis que les 3 cylindres (essence comme diesel) vous gratifient de résonances métalliques très particulières qui sont plutôt agaçantes pour l’oreille.
  • Le peu de versions essence attrayante à attendre : l’offre a été ingrate entre les 4 cylindres 1.4 8 soupapes d’origine Skoda et les 3 cylindres qui les ont remplacés, avec leur bruit de fonctionnement typique et fort peu agréable.
  • Le freinage : distances d’arrêt un peu longues. En particulier sur la sportive RS.
  • Le rétroviseur extérieur droit : inutilement, il est plus petit que le gauche, un tic signé Volkswagen qui était très répandu sur les modèles sortis à cette période .
  • La commande électrique des rétroviseurs (option) : vraiment peu pratique. Elle se fait maniement de concert pour les des deux rétroviseurs. Puis pour régler le rétroviseur droit indépendamment, il faut tourner le bouton de réglage, et le maintenir tourné pendant tout le temps où on règle le miroir. Si vous réglez à nouveau le gauche par la suite, il faudra revoir le réglage spécifique du droit.

3. Budget

Achat / Cote :

Prix sans excès. Assez bas même pour les versions essence. Les diesels badgés TDI ont plus la cote, mais restent dans des niveaux raisonnables. Le break est assez recherché, cependant pas au point de faire monter fortement les cours. La rtès rare version berline 4 portes avec coffre proéminent n’est pas du tout prisée et s’échange à très bas prix (mais elle est fort peu répandue).

Consommation :

Les versions essence ne sont pas spécialement économiques, la mauvaise surprise provenant même des modernes 1.2 à 3 cylindres, presque gloutonnes, étant donné leur faible niveau de performances. Toutes les diesels, au contraire, se montrent très sobres.

Assurance :

Tarifs corrects, très raisonnables pour la catégorie.

Prix des pièces :

Quelques éléments sont chers, mais pour les pièces courantes, les tarifs sont dans la norme.

Entretien :

Visites d'entretien tous les 15 000 à 30 000 km (et tous les ans au maximum si le kilométrage limite n'a pas été atteint). Courroie de distribution à remplacer tous les 90 000 à 120 000 km suivant les moteurs.

4. Fiabilité

Description :

C’est une petite voiture. Et c’est une Skoda, ce qui n’est pas synonyme de qualité pour une large partie des automobilistes. En fait, ce modèle créé entièrement sous la responsabilité des ingénieurs Volkswagen présente une qualité générale de fabrication satisfaisante, et un taux d’incidents sans excès. Certes, elle n’a pas été épargnée par les soucis chroniques rencontrés jusqu’en 2003-2004 dans le groupe Volkswagen. Mais la marque étant de moindre diffusion en France, l’accompagnement des clients a été meilleur et la satisfaction générale mieux préservée.

Pannes lourdes ou immobilisantes :

  • Moteur 1.4 à 8 soupapes (60 et 68 ch). Sur les modèles fabriqués jusqu’en janvier 2001, faiblesse du joint de culasse. Peut provoquer le passage de l’huile dans le circuit de refroidissement et inversement. Menace la survie du moteur. Sur les 1.4 à 8 soupapes jusqu’en sept. 2001, fuite de liquide de refroidissement au radiateur (sur thermo-contacteur). Sur les 1.4 à 8 soupapes, allumage inopiné du témoin moteur ; remède : reprogrammation du boîtier d’injection.
  • Moteurs 1.4 16v. Sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2000, risque de casse moteur par temps très froid (moins de -6° C), et hypothèse d’un d’un départ d’incendie dans ce cas. Causé par le givrage du reniflard d’huile (système permettant aux vapeurs d'huile d'être aspirées pour équilibrer la pression d'huile dans le moteur et éviter un brûlage du lubrifiant qui provoquerait une source de pollution supplémentaire), qui provoque une surpression dans le circuit de lubrification.Modification usine en novembre 2000 : modification du reniflard, désormais réchauffé par une résistance électrique. Adaptable aux modèles précédents.
  • Moteurs 1.4 16 v. Sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2001, incident possible sur la courroie de distribution (risque de rupture avant terme, avec endommagement de la culasse, obligeant souvent à un remplacement complet du moteur). Causé par le tendeur.
  • Circuit de refroidissement. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2001 (et surtout les 1.4 essence à 8 soupapes), fuite de liquide de refroidissement sur le radiateur moteur. Survient à partir de 30 000 km : commence par un suintement qui s'intensifie au fil des kilomètres. Causé par un mauvais serrage du thermocontacteur et des manchons d'entrée et de sortie du radiateur. Voitures le plus souvent rectifiées par les concessionnaires lors des passages en révision.

Autres pannes ou faiblesses :

  • Moteur 3 cylindres 1.2. Sur les modèles fabriqués jusqu’à l’été 2004, allumage du témoin d’alerte pollution. Le plus souvent causé par la défaillance d’une sonde Lambda.
  • Moteur 1.4 à 8 soupapes (60 et 68 ch). Retransmission de vibrations cycliques dans l'habitacle au ralenti ; délai de réponse à l’accélération, vibrations cycliques au ralenti. Quelques hoquets aux changements de rapports et aux "levers de pied" soudains.
  • Moteurs 1.4 16 v. Sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2002, possibles soucis de bobines d’allumage, avec un risque de défaillance à des kilométrages très variables à partir de 50 000 km.
  • Moteur diesels. Sur les TDI (surtout en 1.4), soubresaut marqué à la mise en route et à l’extinction du moteur.
  • Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2000, souci de commande de boîte. Remède : câbles à régler.
  • Direction. Sur quelques modèles fabriqués jusqu’en juillet 2001 (et surtout sur la SDI), perturbation de l’assistance de direction. Remède : boîtier de gestion de l’assistance électrique à reprogrammer.
  • Train avant. Sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2003, tendance à tirer à droite ; ainsi qu’une très forte sensibilité à l'inclinaison latérale de la chaussée. Causé par un mauvais réglage de la géométrie de train avant en usine. Une première modification sur chaîne en septembre 2001, amélioration encore par la suite, phénomène éliminé fin 2003.
  • Train avant. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2001, des bruits apparaissent sur les inégalités de chaussée, même en roulage à faible vitesse et sur de légères bosses, à partir de 45 000 km. Causé par la biellette de barre stabilisatrice. Remède : remplacement de la biellette si besoin.
  • Train avant. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2002, bruit, en provenance des coupelles d’amortisseur.
  • Amortisseurs. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juillet 2002, des bruits en provenance des amortisseurs, souvent à l’avant, parfois aussi à l’arrière.
  • Pneus avant. Sur les modèles fabriqués jusqu’à l’été 2003 (et surtout ceux fabriqués jusqu’en décembre 2001), quelques cas d'usure très prématurée, notamment sur la marque Continental.
  • Pneus. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2003 (et surtout sur ceux fabriqués jusqu’en juin 2001), usure parfois prématurée des pneus Continental.
  • Feux Stop. Sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2001, possible non allumage des feux stop. Causé par le contacteur sous la pédale de frein.

Aspect extérieur :

  • Hayon. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juin 2001, difficulté de fermeture du hayon et bruits de hayon.
  • Baguettes à la base des vitres latérales. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juillet 2001, elles sont mal fixées à leurs extrémités, surtout à l’arrière.

Finition intérieure :

  • Bruits parasites. Sur quelques modèles, bruits sur les dossiers de banquette.

Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

  • Témoins d’alete moteur. Sur les versions 1.4 essence fabriquées jusqu’en mars 2004, possible allumage inopiné du témoin moteur. Remède : reprogrammation du boîtier moteur (possible et efficace depuis avril 2004).
  • Lève-vitres électriques. Surtout sur les modèles fabriqués jusqu’en 2002, soucis possibles de lève-vitres. Causé par un souci de mécanisme.
  • Lève-vitres arrière. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2001, les vitres arrière risquent de tomber dans les portières.
  • Ventilation d’habitacle. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2003, quelques résonances du ventilateur d’aération.
  • Radio. Sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2001, quelques soucis de réception.
  • Radio. Surtout sur les modèles fabriqués jusqu’en novembre 2003, des remplacements d’autoradio (sous garantie).
  • Commandes de radio. Boutons de radio souvent récalcitrants à la manipulation.

Rappel et rectification en concession :

  • Suspensions avant. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juillet 2001, fragilité de la fixation des bras inférieurs de suspension sur le support de moyeu de roue. Causé par le montage d’une vis de diamètre incorrect ; voitures en principe rectifiées par les concessionnaires (à vérifier).
  • Direction. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juin 2000, fuite d’huile causée les soufflets de direction. Soufflets remplacés par les concessionnaires lors des révisions. 1 961 voitures concernsée en France.
  • Moteurs 1.4 TDI et 1.9 TDI (100 et 130). Sur les modèles fabriqués entre mars et août 2004, risque de fuite de carburant. Causé par une défaillance de la pompe d’injection en amont des injecteurs-pompes (pompe “tandem”) : risque de fuite, causé par une vis. Rappel en mars 2005 : contrôle et, si besoin, remplacement de la vis en cause.

Après-Vente :

Qualité de service globale du réseau constructeur :

  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

Prise en charge sous garantie :

  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

Prise en charge hors garantie :

  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

5. Meilleures versions

En essence : 1.4 16S 100 CH ELEGANCE

Malheureusement fort peu répandue. Le moteur 1.4, revigoré, ne fait pas radicalement la différence avec le 75 ch malgré ses 25 ch supplémentaires. Mais il est incontestablement plaisant.
Commercialisation : 2000
Puissance fiscale : 6
Puissance réelle : 100 ch
Emission de CO2 : NC
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

En diesel : 1.9 TDI 100 COMFORT

Une version très homogène. Un généreux moteur diesel, largement suffisant pour la voiture. Ainsi motorisée, elle devient très agréable sur route, malgré une insonorisation moyenne. Grande sobriété.
Commercialisation : 2000
Puissance fiscale : 6
Puissance réelle : 100 ch
Emission de CO2 : NC
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8