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Salaire de Ghosn : Macron monte au créneau

Dans Economie / Politique / Politique

Salaire de Ghosn : Macron monte au créneau

La rémunération de Carlos Ghosn n’est pas un sujet clos. Preuve en est, cette journée passée à l’Assemblée Nationale où le nom de celui qui préside aux destinées du groupe Renault-Nissan a été prononcé. Et pas pour des félicitations. Au contraire, c’est le ministre de l’Economie qui est monté au créneau, appelant au sens des responsabilités de l’intéressé.

En cause cette rémunération de plus de 7 millions d’euros comme patron de Renault rejetée par l’assemblée des actionnaires et aussitôt remis à l’ordre du jour par le conseil d’administration. Une conjoncture qui étonne même jusqu’à l’actuel patron du Medef Pierre Gattaz qui n’est pourtant pas du genre à avoir la fibre sociale exacerbée : "je suis un peu choqué que l'on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération", a-t-il dit sur BFM.

Une émotion qui a gagné les rangs du gouvernement et de la représentation nationale. Le ministre Emmanuel Macron a donc donné de la voix : "suite à ce vote de l'assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance". Une déclaration qui ressemble beaucoup à celle de son homologue allemand faite il y a quelques jours au sujet des bonus partagés dans une marque Volkswagen en crise. "Ce que nous demandons très clairement, c'est d'une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que sur sa rémunération de 2016 les conséquences soient tirées de ce vote, c'est que le conseil d'administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote".

"Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l'Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer", a poursuivi un ministre de l'Economie qui se retrouve donc à nouveau en conflit avec un Carlos Ghosn qui avait pris ombrage l'an dernier des manœuvres étatiques au sujet de l’actionnariat du constructeur au losange.

Commentaires (37)

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et combien il touche le macron banquier qui fait de la politique pour mieux vendre nos députés à la finance????

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L'histoire de la chèvre qui reproche au cochon de puer... :cubitus:

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Pas mal la dictature française... De quoi se mêle le gouvernement ? C'est une entreprise privée non ?

Par

Petite polémique politicienne a l'attention des gogos qui pensent que son salaire n'a pas été avalisé bien auparavant... Et pour faire oublier une motion votée où notre valeureux Macron a accepté de ne pas pouvoir voter toute décision impactant Nissan. Étant donné l'intégration des deux groupes, cela revient à dire que l'État n'aura quasiment plus rien à dire sur la direction du groupe !

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En réponse à Volvo power

Pas mal la dictature française... De quoi se mêle le gouvernement ? C'est une entreprise privée non ?

L'état possède des parts dans Renault (entre 15 et 20%) et est donc actionnaire. Pour rappel, Renault avait été nationalisé suite à la seconde guerre mondiale.

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Ils vont finir par l'irriter le Ghosn.Il va finir par leur claquer dans les mains et s'en aller avec Nissan.

Par

En réponse à Volvo power

Pas mal la dictature française... De quoi se mêle le gouvernement ? C'est une entreprise privée non ?

L'Etat est actionnaire à pratiquement 20% de Renault donc oui il a son mot à dire.

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Vas-y Manu, mords lui l’œil!:biggrin:

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En réponse à Volvo power

Pas mal la dictature française... De quoi se mêle le gouvernement ? C'est une entreprise privée non ?

Semi-privée. L'Etat est actionnaire à 20%, donc il a son mot à dire.

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En réponse à Volvo power

Pas mal la dictature française... De quoi se mêle le gouvernement ? C'est une entreprise privée non ?

Le gouvernement se mêle du fait que l' état est quand même actionnaire et pas qu' un peu de Renault. Difficile d' appeler à l' aide l' état quand le business tourne à l' aigre et d' envoyer bouler ce même état quand cela rigole. çà c' est mode bisounours < on >.

Bon ensuite et plus bassement pratique faut comprendre une ou deux choses;

D' un coté il y a des électeurs à rameutés coûte que coûte, tout sera bon, de l' autre un pdg au teint halé qui a un projet dans sa petite tête qui ne date pas d' hier ( scission ). Il a bien comprit que le tempo proposé, instabilité politique, pouvait lui ouvrir un créneau et passé en force, tempo qu' il ne reverra pas de sitôt ( il a déjà échouer en son projet du temps de Sarko et il y a 1 an ).

Prenons un bon gros paquet de pop corn et assistons au spectacle.

D'un autre coté le Carlos il s' est déjà fait grondé par Nicolas, cela ne l'a pas ridé plus que çà. M' est d' avis que se faire engueuler au petit déjeuner, entre les huitres et l' armagnac, Macron doit être moins redoutable que Sarko, il a de l' éducation et du savoir vivre le Macron, çà se voit. Sarko il est capable d' acheter du pâté à la foire de Paris.

Sinon les fumeuses et tonitruantes déclarations politique des uns ou des autres, pour tout ou n' importe quoi, fin des paradis fiscaux ( 2008 ) ou des rémunération/bonus des traders/pdg diva aux stocks options ont quand même permis des avancés significatives. Par exemple aujourd'hui on est plus obligés d' acheter ses stocks options à un cours supérieur à son prix de vente non !

On perçoit gratuitement des actions ( je ne comprends pas pourquoi ils n' y avaient pas penser avant ! ).

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