Après douze ans de carrière, la Matiz tire sa révérence dans un segment A (citadines, minis ou micro-citadines) survolté. Il a grimpé à 15 % des ventes globales d’automobiles neuves en 2009 pour le marché français, boosté par la prime à la casse et le bonus écologique.

Les commandes de sa remplaçante sont ouvertes en France depuis début décembre 2009 et elle sera visible dans les show-rooms à la mi-février 2010. Les livraisons débuteront à la même époque pour les versions à essence, et courant mai pour celles à bi-carburation essence/GPL, toujours badgées GPLi chez Chevrolet.

Grande mini 5 portes

Plus longue que la Matiz de 14 centimètres, plus large de presque 10 centimètres et un peu plus haute, la Spark ne joue plus parmi les micro-citadines telles les triplés Aygo/C1/107 ou les Daihatsu Cuore et Trevis. Ses dimensions (3.64 m de long pile au milieu entre Fiat Panda et Opel Agila, 1,522 m de haut et 1.597 m de large) la situe parmi les grandes du segment A, en compagnie de la Citroën C2, Daihatsu Sirion, Ford Ka ou Renault Twingo, juste au dessus des Fiat Panda, Hyundai i10, Kia Picanto et Nissan Pixo. Malgré des côtes plus réduites que l’Opel Agila, Peugeot 1007 et Suzuki Splash, elle peut presque rivaliser avec ces trois minispaces, voire avec les deux modèles les plus courts (moins de 3,80 m) du segment supérieur des petites polyvalentes que sont la Suzuki Swift et la Toyota Yaris.

Parmi les arguments d’achat, le style reste un des facteurs essentiels dans le segment des citadines. La Spark compte bien convaincre grâce à un design qui se veut moins passe-partout, plus agressif que ses concurrentes. A vous de juger.

Les quatre portières bien échancrées facilitent l’accès à bord. L’habitabilité généreuse permet d’embarquer quatre adultes sans problème. Homologuée en 5 places contrairement à quelques microbes de la catégorie, la Spark permet d’accueillir plus facilement trois enfants sur la banquette que la Matiz malgré la place centrale encore étroite, mais toujours pas trois ados. Si l’espace dévolu aux passagers progresse sensiblement, celui pour les bagages stagne à 170 litres, inférieur d’une trentaine de litres à ses rivales les mieux loties. Voilà qui fait regretter la banquette coulissante des Panda, Sirion et Twingo. Elle est en revanche rabattable 2/3 - 1/3 dès le premier niveau de finition. Le volume du coffre passe ainsi à près de 570 litres.

Curieusement, malgré les assises également rabattables, le plancher dans cette configuration deux places n’est pas entièrement plat. Plutôt étroite et haute, l’ouverture du hayon nécessite la clef de contact pour l’ouverture, ou sur les deux niveaux d’équipement supérieurs LS et LT, il peut aussi s’effectuer de l’habitacle par une tirette sise au plancher côté conducteur. A noter encore que si certains marchés ont droit à une roue de secours temporaire sous le plancher de coffre, les clients français devront se contenter d’un kit anti-crevaison.


A l’intérieur, la Spark a droit à une finition beaucoup moins sommaire et plus autant envahi de plastiques de piètre facture que la Matiz, sans atteindre la qualité perçue d’une Twingo par exemple. Elle se distingue par quelques détails sympathiques comme son combiné d’instrumentation type moto bien lisible ou certaines commandes illuminées par transparence en bleu glacier. Les sièges bien dessinés et pas trop fermes apportent un maintien correct. L’assise un peu haute même le siège conducteur réglé au plus bas (réglage en hauteur de série sur tous les niveaux d’équipement) induit une position de conduite qui ne sera pas forcément appréciée des grands gabarits. Avec la colonne de direction réglable en hauteur sur les deux niveaux d’équipement supérieurs LS et LT, la plupart des conducteurs se trouveront toutefois bien installés. Les petits rangements sont nombreux à l’avant : boîte à gant avec couvercle, bacs de portières pouvant accueillir des bouteilles, deux porte-gobelets, divers vide-poches, ou un tiroir de rangement sous le siège du passager avant sur les deux niveaux d’équipement supérieurs LS et LT, les deux seuls à offrir un rangement à l’arrière avec une poche aumônière au dos du siège passager.

Quatre niveaux de finition

Quatre niveaux d’équipement Spark, L, LS et LT sont disponibles. L’effort de proposer un tel éventail est louable, mais si la motorisation 1 litre donne le choix entre les trois premières (moins de 2 000 € d’écart entre la Spark et la LS), le 1.2 oblige à la finition supérieure LT. La climatisation indisponible sur les deux premiers niveaux Spark et L, se retrouve en série sur la LS (manuelle) et la LT (à régulation automatique). La direction assistée et l’ABS avec répartiteur électronique de freinage (EBD) et fonction d’aide au freinage d’urgence (BAS) sont de série partout, et dès la finition « L » l’équipement comprend le système audio radio/CD avec connexions mini USB et Auxiliaire pour profiter de son MP3, offre encore rare dans la catégorie auquel s’ajoute les vitres électriques avant et la centralisation des portes. Outre la clim, la finition intermédiaire LS a droit entre autres aux antibrouillards avant et à des jantes acier de 14 pouces (13 pouces pour Spark et L).

La finition LT de notre essai, en plus de son look extérieur spécifique (jantes alliage de 15’’, barres de toit finition aluminium et boucliers sport) dispose d’un ordinateur de bord, des vitres arrière électriques ou de radars de recul. Ces derniers sont disponibles contre 190 € sur les autres finitions. Les rares autres options sont la peinture métallisée (400 €), les films transparents de protection des boucliers et le contrôle électronique de trajectoire (300 €), incompatible avec les versions à bicarburation GPLi.

Sécurité passive soignée

L’absence de ce fameux ESP (ESC chez Chevrolet) coûte à un petit point près la note maximum de cinq étoiles aux tests Euro NCAP à la Spark. Créditée de 69 points sur un maximum de 100 possibles dans la nouvelle grille sévérisée, elle s’avère toutefois une des plus sûre parmi les petites citadines. La dotation de sécurité offerte en série comprend les airbags conducteur et passager, les airbags latéraux avant et les airbags rideaux. Les ceintures de sécurité avant sont équipées de prétensionneurs tandis que trois ceintures trois points et trois appuie-tête individuels protègent les passagers arrière. Seul le réglage en hauteur des ceintures à l’avant réservé à la LT fait tiquer.

Si la sécurité passive progresse grandement par rapport à la Matiz, l'active en fait autant.