Voilà une information qui malgré les démentis revient à chaque fois sur le devant de la scène médiatique économique. Bien que General Motors a affirmé qu'Opel n'était pas à vendre, il apparaît une nouvelle fois que les rumeurs évoquent le rachat de la marque par le groupe PSA pour espérer contrer un hypothétique attaque de Volkswagen.


Steve Grisky, vice-président de General Motors a indiqué jeudi dernier qu'Opel n'était pas à vendre dans l'espoir de faire taire la rumeur insistante de ces derniers jours voulant que PSA se porte acquéreur de la marque déficitaire du groupe américain. Peine perdue, le retour de la rumeur fut rapide puisque depuis ce matin, la Tribune relayée par Reuters affirme qu'Opel pourrait être cédée à PSA, avec un consentement plus qu'acquis de General Motors puisque le groupe débourserait même quelques milliards d'euros pour que l'opération se réalise ! Ce serait évidemment la seule façon pour que cela puisse se réaliser, PSA étant incapable seul de réaliser un tel tour de main.


La « source » indique par ailleurs que l'État français dont on dit qu'il est très inquiet d'une offensive imminente du groupe Volkswagen à l'encontre de PSA Peugeot Citroën pourrait lui aussi aider à la réalisation de cette absorption en prenant des parts dans le groupe ainsi créé. Les propos de Pierre Moscovici, ministre de l'économie, qui disait la semaine dernière que l'Alliance ne suffirait pas à sauver le groupe et qu'il « fallait sans doute aller plus loin » ont alimenté cette rumeur insistante. Il est rare qu'une rumeur soit aussi récurrente sans qu'il y ait un fondement.
Reste à savoir lequel ou tout du moins à qui sert ces bruits de rachat d'Opel par PSA. Et quels bénéfices seraient tirés de la fusion de 3 marques évoluant sur les mêmes segments.