Une ligne d’une sobre élégance mais, sans grande personnalité. Pire, des allures de petite bourgeoise avec ses quatre places… Même pour certains inconditionnels de la marque, elle n’a vraiment pas l’allure d’une Ferrari. Et pourtant, la Mondial ne possède guère le tempérament d’une paisible familiale.

Familial, le mot est aussi incongru à Maranello que le terme plaqué-or le serait du côté de la Place Vendôme. Si elle ne frise pas tout à fait pas le crime "ex-cavallino" l'appellation coupé quatre places qui pourrait heurter l'oreille sensible du Commendatore n'est pas plus de mise. Chez Ferrari, on préfère parler d'une voiture de Grand Tourisme capable d'accueillir confortablement le pilote et son passager à l'avant et occasionnellement deux hôtes à l'arrière. Rien de commun donc, avec ces coupés sans noblesse dérivés de "vulgaires berlines". Et pour bien affirmer cette différence, toutes les Ferrari ne possèdent que deux portes.

Pourtant, loin d'être insensible aux dollars d'une clientèle américaine avide de grands coupés prestigieux et confortables, Ferrari cultive au sommet de sa gamme quelques modèles huppés, encombrants mais performants. Avec son gros V12 monté à l'avant, la 400 est la dernière survivante de cette lignée mais, dès l'aube des années soixante-dix, très chère et élitiste, elle ne fait plus guère recette. Cédant aux pressions de Fiat qui en temps qu'actionnaire principal parvient à émettre quelques avis, Enzo Ferrari se laisse convaincre de lancer un petit coupé "quatre places". Toutefois, pour bien signifier qu'il reste le Maître à bord, cette 348 GT4 n'aura pas l'autorisation d'arborer l'emblème figurant le célèbre cheval cabré. Baptisée Dino et habillée par Bertone d'une carrosserie anguleuse qui rompt brutalement avec les lignes courbes et sensuelles des productions contemporaines, elle essuiera un échec commercial retentissant.

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