C'est la saison des résultats trimestriels et le bilan est loin d'être brillant pour la majorité des groupes automobiles avec des chiffres d'affaires en recul pour Renault, PSA et Ford. De son côté, Volkswagen garde le sourire avec une progression à deux chiffres. C'est au tour maintenant de Fiat de lever le voile sur ses comptes pour le premier quart 2012, avec un résultat mitigé.
-7% pour PSA, -8,6% pour le groupe Renault et une baisse aussi de chiffre d'affaires encore à annoncer pour Ford, les géants de l'industrie automobile mondiale peinent au premier trimestre 2012. Pour l'instant, seul Volkswagen continue d'afficher une bonne santé insolente, avec une progression de son chiffre d'affaires de 26,3% et de ses bénéfices de 86,1%. Hier jeudi, Fiat qui a publié ses résultats.
Sans Chrysler, Fiat aurait enregistré une perte nette de 273 millions d'euros
Si le bilan est globalement positif avec un bénéfice net de 379 millions d'euros, soit dix fois plus qu'il y a un an et alors que les spécialistes prévoyaient plutôt 205 millions d'euros, le groupe turinois le doit principalement à sa filiale Chrysler dont il détient 58,5%. A l'époque, cette prise de possession de la marque, qui avait déposé le bilan en 2009, avait été majoritairement considérée comme un mauvais choix par les analystes financiers. Mais l'Américain a réalisé depuis un revirement spectaculaire : ses ventes ont augmenté de 33% au premier trimestre, à 523 000 unités, et c'est désormais lui qui porte Fiat sur ses épaules, puisque ses profits représentent 77% du bénéfice courant du groupe.
Car Fiat ne se porte pas bien sur le marché européen : son chiffre d'affaires y a baissé de 13,1%, à 4,5 milliards d'euros, et sans Chrysler, le bénéfice net de 379 millions d'euros se serait transformé en perte nette de 273 millions d'euros.
Malgré les mots rassurants de Sergio Marchionne, directeur général de Chrysler et administrateur délégué de Fiat, qui qualifie ce premier trimestre d' « exceptionnellement solide », l'action Fiat a terminé à la clôture de laBourse de Milan à -5,13%, à 3,738 euros, à cause de ses mauvais résultats européens.