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Le 26 Mars 2012 à 10h00 3 réactions
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Comme il aimait le rappeler, Ferruccio Lamborghini était un "contadino" (un simple paysan). Il en possédait la robustesse et un solide bon sens, mais il aimait davantage les machines que la terre. Diplômé de l’Institut Technologique de Bologne, il va ensuite se forger une énorme expérience sur le terrain en rafistolant tout ce qui peut rouler sur l’île de Rhodes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Vertement rabroué, Ferruccio Lamborghini décide de répondre à la provocation par la provocation en défiant Ferrari sur son propre terrain. Il décide de construire sa propre voiture de Grand Tourisme et de la doter bien sûr d’un moteur V12. Il assure seul d’énormes investissements et édifie dans la banlieue de Modène une usine ultra moderne. En juillet 1963,la plus jeune équipe d’ingénieurs du monde de l’automobile (24 ans de moyenne d’âge) se met au travail en toute liberté, encouragée même par le "Patron" à recourir aux solutions techniques les plus audacieuses, les plus sophistiquées et souvent les plus coûteuses.
La première 350 GT commercialisée en 1964 ne déclenchera pas l’enthousiasme bien que bourrée de qualités et c’est la fabuleuse Miura (la première GT de série à moteur central) qui créera l’électrochoc. Du jour au lendemain, le nom de Lamborghini est mondialement connu, inspire l’admiration et nourrit tous les fantasmes… L’euphorie sera cependant de courte durée.
La passion de Ferruccio Lamborghini s’émousse même s’il place encore la barre très haut avec la futuriste Countach en 1971. Quand elle entrera enfin en production trois ans plus tard, il ne sera plus là. La crise pétrolière, le chaos de la société italienne l’ont définitivement lassé et il a vendu sa société pour s’en aller produire des bons vins sur ses terres. La marque sombre alors dans le chaos. Mal gérée, l’entreprise est incapable d’honorer les commandes pourtant nombreuses et elle est mise sous contrôle administratif en 1978.
Elle sera sauvée en 1980 par les deux frères Mimran, des Français héritiers d’une importante société agro-alimentaire. Une nouvelle ère s’ouvre pendant laquelle la production de la Countach ne va cesser de croître grâce à son lancement sur le marché américain. C’est d’ailleurs des Etats-Unis que viendra l’homme providentiel : Lee Iaccoca, le Président de Chrysler. Celui qui lança la Ford Mustang en 1964 n’a pas oublié ses origines italiennes et se prend de passion pour Lamborghini.
Rachetée par Chrysler, la marque lance en 1990 un nouveau modèle : la Diablo et entame une audacieuse politique sportive en F1. Là encore, l’embellie sera très brève. Iaccoca "démissionné", Chrysler en pleine crise… Lamborghini est abandonnée à son sort. Reprise par une société indonésienne aux mains de l’entourage du président dictateur local, la marque est bien près de sombrée avant d’être racheter par le groupe Audi. Ferdinand Piech, le Président avait semble-t-il de grandes ambitions pour la marque italienne, mais depuis près de trois ans, Lamborghini doit toujours se contenter de commercialiser la "vieille" Diablo.
Né sous le signe du taureau, Ferruccio Lamborghini fit du puissant animal, l’emblème de sa société. Un intérêt pour les taureaux qui alla bien au-delà des astres. Il était également passionné de corrida et totalement subjugué par les taureaux de combat au point de donner à ses voitures le nom de races prestigieuses élevées en Espagne : Miura , Islero, Uracco, etc…Sommaire de l'article
Mots clés :
Rétro ; Saga des marques ; Lamborghini ;
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