Si jusqu'ici on pouvait penser que les suppressions d'emplois en France ne concerneraient que le groupe PSA, on peut déjà revoir notre copie. Renault vient d'annoncer qu'il allait réduire ses effectifs à hauteur de 7500 postes d'ici à 2016 en France. Mais le constructeur rassure en disant qu'il n'y aura pas de fermeture de site ni de rupture de contrat.
Améliorer la compétitivité, voilà ce que s'est mis en tête Renault depuis maintenant plusieurs mois. Mais cela n'ira pas sans conséquences pour la taille du groupe en France, puisque la marque vient juste d'annoncer qu'elle allait supprimer 7500 postes d'ici 2016. Le total des effectifs de Renault en France s'élevant à 54000, la suppression représente 14 % de l'ensemble des troupes de la marque au losange. Pour réussir à atteindre son objectif de 7500, Renault compte bien évidemment sur les départs, à hauteur de 5700 personnes. Autre différence avec les licenciements de PSA, Renault maintient qu'il n'y aura aucun contrat rompu et que tous les sites du constructeur en France seront maintenus : « Lors de cette nouvelle séance, nous avons réaffirmé notre volonté de maintenir en France les activités corporate et coeur de métier de Renault, tout en mettant en oeuvre les actions nécessaires pour abaisser le point mort », a ainsi affirmé Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault.
Renault compte donc sur les salariés en fin de carrière ou souhaitant partir, grâce notamment à son DACS (dispense d'activité des carrières spécifiques), qui sera étendue à tout le monde, alors qu'elle était jusqu'ici réservée au employés de plus de 58 ans : « Si un accord était signé avec les organisations syndicales, ce redéploiement des effectifs ne nécessiterait ni fermeture de site, ni plan de sauvegarde de l'emploi, ni plan de départs volontaires. Dans la perspective d'une restauration progressive du marché européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché européen».
Pour le moment, les salariés du groupe qui n'envisagent pas de partir n'ont donc pas à s'inquiéter. La fin des négociations avec les syndicats est prévue pour la fin du mois. Il faudra donc patienter encore quelques jours pour connaître la réorganisation opérée par Renault dans les détails. Reste maintenant à connaître les effets sur les sous-traitants et si les intérimaires ne seront pas touchés.