Kia continue sur sa dynamique. Le constructeur coréen commercialise aujourd’hui sa nouvelle Rio. Si le nom a été conservé, la polyvalente revient métamorphosée. La signature visuelle est désormais reconnaissable à la calandre « Tiger Nose » et le profil de coupé confère au modèle une assise plus importante. Toyota marque également une rupture esthétique. Sa troisième génération de Yaris se veut plus aérodynamique. Les rondeurs disparaissent au profit de lignes tendues et d’une face avant harmonisée avec le reste de la gamme (Verso, Avensis, etc.). Une perte d’originalité, selon nous, par rapport à sa devancière. Ce choix est voulu par Toyota qui envisage de toucher un public plus large.

La japonaise prend 10 cm sous la toise et flirte désormais avec les 3,80 m. Un véritable gabarit de citadine face aux polyvalentes actuelles qui avoisinent les 4 mètres. Elle n’est pas beaucoup plus habitable que la précédente, mais l’espace disponible aux places arrière la situe néanmoins dans la bonne moyenne de la catégorie. Avec un espace intérieur en progrès de 2 % selon Toyota.


Pourtant plus grande, la Rio s'avère moins habitable.
La Yaris domine les débats aux places arrière.


Basée sur une plate-forme de Hyundai i20, la Rio atteint les 4,05 m. Elle s’avère logiquement plus habitable que la japonaise grâce à un empattement amélioré par rapport à l’ancienne version. La chute de pavillon et la découpe de portière spécifique peuvent prêter à discussion pour l’accès à bord, mais c’est le volume de coffre qui pâtit le plus du design. Avec 228 litres (roue de secours en place), il se situe sous la moyenne de la catégorie. Mais en l’absence de roues de secours (option), l’espace dédié, situé sous le plancher, offre 60 litres supplémentaires. Sur ce thème, la Yaris tire son épingle du jeu. Pourtant plus petite, la nippone voit son volume de coffre grimper à 286 litres. On regrette la disparition de la banquette coulissante des deux premières générations, incompatible avec les batteries de la version hybride prévue pour juin 2012.


Le coffre de la Rio atteint 288 litres sans roue de secours.
Plus petite de 20 cm, la Yaris propose 286 litres de coffre.


A bord de la Rio, l’atmosphère est moderne et malgré quelques plastiques passables, l’assemblage nous a semblé correct. On apprécie les nombreux rangements disséminés de part et d’autre de l’habitacle et surtout la dotation de série proposée par Kia. Une offre quasi imbattable sur le segment qui comprend dès l’entrée de gamme (Motion) l’ESP et le système audio MP3 avec connexion USB/iPod. Le haut de gamme peut recevoir des équipements exclusifs comme un combiné navigation avec radar de recul (option à 990 €), un toit ouvrant, une sellerie cuir. Pas de doute, si ses tarifs enflent par rapport à l’ancienne génération, la Rio monte en gamme et reste tout de même une bonne affaire, financièrement parlant.


L'intérieur de la Rio se veut moderne et bien agencé.
La qualité perçue à bord de la Yaris est flagrante.


La qualité perçue à bord de la Yaris progresse (commandes de clim, poignées de portes…), et surpasse, selon nous, la Rio sur ce thème. L’assemblage n’engendre guère de critiques et si l’entrée de gamme est moins richement équipée que chez Kia (climatisation en option), l’offre multimédia se veut supérieure. On pense au système « Toyota Touch » à écran tactile qui intègre le Bluetooth et l’affichage de la caméra de recul. Dommage que la prise USB se planque au fond de la boîte à gants. Et pour les accros de la navigation, Toyota propose pour 600 € de plus, un GPS Europe interactif. Le Toyota Touch & Go comprend l’info trafic, l’indication des limitations de vitesse et des radars fixes et permet aussi de se connecter à plusieurs applications Internet (il faut un téléphone compatible et prendre une option modem chez son opérateur).

Si l’on considère le rapport prix/équipement, c’est la coréenne qui s’impose ici, avec un prix d’attaque plus compétitif (12 490 €), un niveau d’équipement certes plus limité que chez Toyota mais plus riche en fonction des prix pratiqués sur chaque niveau de finition, et surtout la garantie 7 ans dont elle bénéficie. Malgré un léger différentiel sur les tarifs pratiqués (environ 1000 €), la japonaise ne démérite pas et reste très compétitive, notamment face à ses rivales européennes.