Bientôt une loi contre les particules fines des pneus et freins ?

Jusqu'ici, les pouvoirs publics se sont uniquement concentrés sur les particules fines émises par les pots d'échappement, en omettant qu'une bonne partie de ces particules proviendrait en fait des pneus et surtout de l'usure des plaquettes de frein. Selon certains analystes, l'Europe pourrait, enfin, tourner son regard de ce côté-là.

Une fois le problème des vieux diesels réglés dans les villes, aura-t-on enfin tourné la page des particules fines, si nocives pour les voies respiratoires ? Certainement pas, selon certaines études récentes qui pointent du doigt les particules provenant de l'usure des pneus mais aussi et surtout des plaquettes de freins. Trois ans en arrière, déjà, nous vous parlions d'ailleurs de projets d'aspirateurs à particules pour les freins, et en 2017, force est de reconnaître que les freins ne semblent toujours pas intéresser les constructeurs, ni les pouvoirs publics, trop occupés par les émissions polluantes du diesel.

Pourtant, selon certains spécialistes, une page pourrait se tourner. Selon certains spécialistes, d'ici 2030, 90 % des particules fines nocives pourraient provenir des pneus et des freins des véhicules (automobiles, bus, camions...).

En clair, une fois le problème à l'échappement réglé, il faudra se pencher sur l'autre grande source d'émission de particules fines. Pour le moment, aucune loi n'encadre les matières utilisées pour la fabrication des plaquettes, ni la gestion de leur usure, mais certaines ONG comme Transport & Environment, très active ces derniers mois avec le dieselgate, sont au courant du problème et expliquent que c'est à l'Europe d'agir, et pas aux grandes villes. Il n'est donc pas impossible que la fin de la prochaine décennie soit un tournant pour les fabricants de freins et de pneus, qui auront peut-être à s'adapter. A moins que l'on nous sorte, finalement, le fameux aspirateur à particules sur les freins...