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Brexit : Toyota n'achèvera pas son cheval de Troie

Dans Economie / Politique / Industrie

Brexit : Toyota n'achèvera pas son cheval de Troie

Avant toute considération, le Brexit c’est la caravane de la démocratie qui est passée faisant aboyer les Cassandre champions de l’analyse. D’abord battus froid par cette nouvelle conjoncture, les constructeurs automobiles reprennent à présent des couleurs. Nissan restera sur l’île tandis que Toyota ne nourrit aucune intention de la quitter.

Qu’on le veuille ou non, que cela plaise ou pas, la caravane de la démocratie est passée en Grande Bretagne. Au terme d’un référendum, les Britanniques ont décidé de quitter l’Union Européenne et, depuis, les Cassandre aboient. Des mois se sont écoulés depuis ce verdict et force est de constater que, de l’autre côté de la Manche, on n’est pas encore au pain sec et à l’eau promis à l’aune d’une décision clamée comme inconsidérée.

Même l’automobile reste sur ses bases. D’abord battus froid, les constructeurs reprennent des couleurs. On a ainsi appris que Nissan ne désertera pas l’île. Voilà qu’à présent c’est Toyota qui promet de ne pas quitter le navire. Deux constructeurs particulièrement impactés par la nouvelle donne. On se souviendra en effet qu’au siècle dernier, le gouvernement britannique avait accueilli à bras ouverts les constructeurs japonais pour leur offrir un label européen leur permettant de faire fi des quotas alors imposés à leurs modèles.

Un succès puisque l’on considère que les marques de l’empire du soleil levant assurent la moitié de la production britannique. Un vrai cheval de Troie et c’est ainsi qu’avait été baptisée alors la perfide Albion. Or, sortir de l’Union, c’est retrouver les barrières douanières. Aujourd'hui personne ne sait quelles seront les conditions du Brexit, quel sera l'impact en termes de tarifs, d'accès au marché européen. Suffisant pour achever le cheval de Troie ? Que nenni.

On sait que Nissan a décidé de nouveaux investissements dans son usine de Sunderland (nord), qui produit ses 4x4 urbains Qasqhai. Quid de Toyota qui exporte 85 % de ses véhicules produits en Grande Bretagne vers l'Europe continentale ? On fera ce qu’il faut pour rester. Dixit le Didier Leroy, vice-président exécutif et directeur de la compétitivité : "nous discuterons avec l'équipe, nous les motiverons pour compenser l'impact négatif du Brexit. Cela veut-il dire que ce sera facile ? Non, mais je peux vous le dire, nous avons un esprit combatif et nous avons pleinement confiance en notre usine britannique".

Toyota possède deux usines au Royaume-Uni, à Burnaston dans le centre de l'Angleterre pour l'assemblage des véhicules et à Deeside au Pays de Galles pour les moteurs. Il emploie plus de 3 400 personnes dans le pays.

Commentaires (19)

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hum rocky n'aura pas son petit boulot à assembler des Toy chez TMMF :bah:

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Il est bien trop tôt pour dire ce qu'il se passera dans 5 ou 10 ans, car c'est à cette échéance que va se faire le bilan du Brexit. Avant, c'est de la spéculation sur l'avenir et surtout sur le rôle de l'Europe, car c'est l'Europe qui va ou ne va pas modifier la donne sur les marchés industriels ou non.

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Dommage pour l'Europe de l'est.. ça ne leur apportera pas plus de boulots...

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C'est dingue cette manie de toujours prendre les japonais comme un envahisseur quand ils installent une usine en Europe, par contre quand c'est les américains ou coréens c'est tout à fait normal. A part ça il n'y a pas de parti-pris.

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Article bien écrit, sympa à lire. :bien:

Revoyez par contre l'orthographe du Qashqai, cela fait tâche.

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La France a un excédent commercial avec les Anglais de plus de 12 Milliards,l'Allemagne 50.Vous pensez bien que l'Allemagne (ni la France) ne va pas se tirer une balle dans le pied en enfonçant les Anglais.Comme c'est elle qui commande en UE...De plus on ne dit pas les avantages supplémentaires qu'ont eu Nissan et Toyota pour les inciter a rester.Ne vous inquiétez pas l'Anglais s'en sortira toujours,quels que soient les moyens pour y parvenir.Il n'y a qu'à jeter un oeil sur l'origine de ses banques et la puissance financière de la City.(ou personne ne peut y mettre son nez,ni la Justice française et même pas la reine d'Angleterre)

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En réalité le Brexit semble avoir fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Avant l'Angleterre faisait partie de l'Europe tout en ayant garder sa propre monnaie (!) Aujourd'hui ils sont toujours maîtres de leur monnaie et n'ont plus aucun compte à rendre à l'Europe.

Ils vont probablement avoir à payer des droits de douane, c'est unr décision politique car si un pays peut quitter lUE facilement et sans sanction commerciale on peut imaginer que d'autre suivront rapidement la même voie. Notamment ceux d'Europe du Sud (Italie, Portugal voire Espagne ) qui souffrent d'un Euro trop fort et ne peuvent pas le dévaluer.

Mais lUE n'est pas assez forte pour que ses entreprises puissent se passer, ou être simplement moins competitives, sur le marché UK. Donc ces barrières seront faibles, et probablement que les multinationales implantées à la fois en UK et Europe (c'est le cas de Toy ou Nissan) auront la possibilité de les contourner sans trop de difficulté.

Ca gênera l'éleveur anglais qui aura + de mal à vendre sa viande et il achetera un peu moins d'huile d'olive ou de champagne mais aucun soucis pour BP ou Toy. Avec le poids que représente leurs milliers d'emplois et les impôts qu'ils payent, il y a longtemps que les grands groupes marchent sur la tête des gouvernements. Ne changez rien pour eux, de toute manière plus personne n'est en mesure de le faire.

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Il faut bien comprendre que le problème n'est pas celui des droits de douane. Si les coûts (dont les salaires) restent avantageux, l'assemblage peut rester au Royaume Uni. Pour garder cette activité, nous pouvons être surs que les conditions sociales et fiscales seront ajustées au plus vite, le vrai problème est a long terme avec des choix qui ont déjà été arbitrés pour certains acteurs moins connus. Là, le RU était déjà mal placé sans le Brexit.

L'Espagne, la République Tchèque et la Slovaquie devraient être les grand gagnants a une échéance de plus de 10 ans, la Roumanie est déjà gagnante dans le sillage du succès de Dacia. Pologne et Portugal sont en embuscade mais moins bien placés, la Bulgarie est hors jeu.

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Les barrières douanières ne sont que l'aspect visible de l'iceberg. Celui quon mediatise tu as raison.

Pour un industriel seul compte le coût global comptenant notamment les salaires mais aussi toutes les aides, exonerations d'impôts locaux que peuvent mettre en place tous les echelons concernés depuis l'Europe qui va par ex cofinancer la construction d'autoroutes permettant une meilleure desserte de telle region jusqu'à la municipalité qui offre le terrain ou exonère de certaines taxes. C'est d'ailleurs pour cela que lUE s'est élargie à lEst. Pour Bruxelles mieux vaut qu'un industriel se delocalise en Tchequie ou Roumanie plutôt que Turquie ou Maghreb. C'est inévitable qu'une société privée fabrique la où cela lui coûte le moins cher. De l'autre côté de l'atlantique Caterpillar a déménagé sa production de locomotives du Canada vers les USA puis vers le Mexique, Levis fabrique ses jeans la bas également etc.

Concernant le RU et l'Europe il était apparemment plus risqué de perdre les usines notamment des citadines en restant dans l'Europe, alors qu'en la quittant il y a l'impression (justifiée ou pas je n'en sais rien) qu'on pourra agir. En tout cas juste avant le vote c'est un argument qu'on pouvait entendre ou lire un peu partout.

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Parler de démocratie pour le brexit... Une bande de demeuré abreuvé par les mensonges du pro-brexit qui se sont tous enfui du navire une fois les résultats du vote connu... Le lendemain de fête a dû être plus dur que d'ordinaire.

Si seulement les Anglais pouvaient récolter la monnaie de leur pièce. J'aurais apprécié qu'on leur face ravaler leur fierté mais comme d'autres l'ont écrit plus tôt je doute que les gouvernement français et allemand se risque à vraiment faire quelque chose.

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