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Affaire Renault : tout ce qu'il faut savoir

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, mis à jour

Affaire Renault : tout ce qu'il faut savoir

Thierry Bolloré, numéro 2 de Renault, vient de réagir vivement aux accusations portées à l'encontre de Renault. Il répète qu'il n'y a pas de triche ou de logiciel truqueur. Le rapport que la Répression des fraudes a transmis fin 2016 à la justice évoque des pratiques frauduleuses depuis 25 ans.

Mise à jour jeudi 16 mars, 13h30 - Thierry Bolloré, numéro 2 du Losange, a été interrogé par nos confrères du Figaro. Il répète que le constructeur n'a pas triché et qu'il n'y a jamais eu de logiciel truqueur comme le dit un ex-salarié (voir ci-dessous). "Renault ne mérite en rien le traitement qui lui est fait depuis quelques heures. Nous sommes choqués, interloqués, et même furieux. On dit aujourd'hui des choses fausses sur notre entreprise, sur la base de bouts d'un rapport auquel nous n'avons d'ailleurs même pas accès." Il souligne qu'il y a bien une délégation de pouvoir contrairement à ce qu'a pu dire la Répression des fraudes.

 

Mise à jour mercredi 15 mars, 19h00 - L'AFP fait de nouvelles révélations sur le document de la Répression des fraudes. Il est ainsi mentionné que "des stratégies frauduleuses" pour fausser les tests d'homologation sont en place chez Renault depuis plus de 25 ans !

La Répression des fraudes se base ainsi sur le témoignage d'un ex-salarié, qui déclare que des pratiques sont en vigueur depuis 1990. "Plusieurs véhicules étaient équipés de dispositifs de détection de cycle" qui permettaient à l'auto de détecter un test et d'adapter le fonctionnement du moteur pour que celui-ci rejette moins de polluants. D'après cet ex-salarié, qui a quitté le Losange en 1997, c'était déjà le cas sur les moteurs essence de la première génération de Clio.

Selon la Répression des fraudes, "aucune délégation de pouvoir n'a été établie par Carlos Ghosn concernant l'approbation des stratégies de contrôle utilisées pour le fonctionnement des moteurs". Pour elle, le PDG est donc responsable, si le truquage a été encore en vigueur récemment, ce que soupçonne fortement la DGCCRF. Libération estimait que 900 000 voitures pourraient être concernées. Mais ce pourrait être bien plus si la triche a commencé il y a 25 ans.

 

Mise à jour mercredi 15 mars, 10h00 - Renault a réagi par communiqué de presse. Le Losange précise qu'il "n’entend pas commenter une instruction en cours, procédure confidentielle par nature et à laquelle l'entreprise n'a, à ce stade, pas accès". Renault "ne peut en conséquence confirmer la véracité, l'exhaustivité et la fiabilité des informations contenues dans cet article." Il ajoute qu'il "justifiera de son respect de la règlementation et réserve ses explications aux magistrats en charge d'instruire ce dossier" et "coopérera pleinement avec l’institution judiciaire".

 

Mercredi 15 mars, 8h00 - Après l'éclatement du Dieselgate Volkswagen, le gouvernement français avait demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d'enquêter sur les marques commercialisées en France. La DGCCRF s'était notamment arrêtée sur le cas de Renault, rédigeant un rapport transmis fin 2016 à la justice.

Celle-ci avait alors en janvier dernier ouvert une information judiciaire pour "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués, avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour la santé de l'homme ou de l'animal".

Le journal Libération a pu consulter le document de la DGCCRF. Et on peut dire que ce procès-verbal est accablant pour le constructeur. Selon nos confrères, la DGCCRF a notamment écrit dans son rapport que "Renault SAS a trompé les consommateurs sur les contrôles effectués et notamment le contrôle réglementaire de l'homologation sur les émissions de polluants (...). La société a utilisé une stratégie ayant pour objectif de fausser les résultats des tests antipollution".

La DGCCRF n'hésite pas à faire part de ses soupçons concernant l'installation d'un logiciel "qui modifie spécifiquement le fonctionnement du moteur pour en réduire les émissions de NOx (les oxydes d'azote) dans des conditions spécifiques du test d'homologation" en soulignant les écarts importants entre les valeurs d'homologation et les mesures en usage réel. D'après Libération, près de 900 000 voitures pourraient être concernées.

Depuis le début, Renault répète qu'il ne triche pas. Après l'ouverture de l'enquête judiciaire en janvier, le Losange avait de nouveau dit que ses modèles ont toujours été conformes aux normes en vigueur et qu'ils n'ont jamais été équipés d'un logiciel pour frauder. La marque risque une grosse amende mais lors de la présentation de ses résultats 2016, elle avait indiqué ne pas avoir fait de provision liée à cette enquête.

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Renault

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Commentaires (396)

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Par

Comment ? VAG ne serait pas le seul tricheur ?

ETO, un commentaire ?

Par

En réponse à plus_anonyme

Commentaire supprimé.

Ca va etre.... savoureux

Par

Je dirais qu'à part aux usa ou il y a moyen de récupérer des sous, en Europe le client s'en fou royalement de la pollution.

il n'y a qu'à voir avec Volkswagen en Europe.

Par

Oh oui quelle surprise :eek:

Par

Renault est soutenu par l’État, donc si les juges décident d'une amende, rien n'est certain, nous participeront tous au titre de la cohésion.

Par

Avec des émissions qui dépassent de près de 400% les limites autorisées, on s'en doutait un peu, non ?

Ceci dit, il n'y a pas qu'en terme de pollution que Renault trompe ses consommateurs... en témoigne la fiabilité catastrophique des derniers Espace et Talisman...

Par

et qu'est ce qu'on s'en fou !

le diesel ça pollue, l'essence aussi, l'électrique aussi.

Scoop : un jour, on va tous mourir ! et oui , fatalité cruelle.

Heureusement que les clients potentiels (de Renault, VAG et autres) ne se cantonnent pas aux émissions de CO² pour acheter une voiture.

Petite note au passage : si certains de nos politiques pouvaient la fermer, dire moins de conneries, voire disparaître, je suis sûr que l'on polluerait moins.

Ce commentaire a été signalé aux modérateurs.

Par

Mon dieu les procureurs du Balto vont s'en donner à coeur joie....

Pas foutus de comprendre qu'un rapport de la DGCCRF n'a pas force de loi et qu'une Instruction ne débouche pas forcément sur un procès et donc encore moins sur une condamnation.

Sans compter les voies de recours....

Donc il y a instruction et cela est une bonne chose. Car les pouvoirs d'un juge d'instruction sont juste énormes. C'est du quasi illimité.

Personne ne pourra se planquer derrière un secret industriel pour ne pas trop en dire qur les pratiques en vigueurs dans l'entreprise.

Une fois que l'instruction sera terminée il sera temps de clouer au pilori.....ou pas....ceux qui le mérite.

Je note quand même que le MAX de l'amende encouru....3.5milliards n'est pas non plus de nature à mettre l'entreprise en péril. Ce serait presque pas cher payé.

Quand aux Trolls habituels ils feraient mieux de réfléchir à deux trois points avant de ramener leur manque de science en presque tout....

1/ Leur avis ne fait pas justice. En gros soit l'infraction est constituée soit elle ne l'est pas. Et c'est pas parce que eux pense que c'est équivalent à....que l'on établi la justice avec ça.

2/ D'après nombre d'entre eux quand XX est concerné par une faute avérée et déjà avouée c'est pas très grave et de toute façon ça n'a pas de conséquence sur les ventes....Alors on se demande bien pourquoi chez YY ça serait le cas.

3/ relire ce passage: "Le rapport de la DGCCRF a été transmis au parquet de Paris fin décembre. Quelques jours plus tard, une information judiciaire a été ouverte pour «tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués». Signe de l’importance du dossier, ce n’est pas un mais trois juges d’instruction qui ont été nommés. Ils ont immédiatement saisi l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP), un service de 70 gendarmes ayant enquêté sur les effets du Mediator, des prothèses mammaires PIP, et qui travaille en ce moment sur les moteurs Volkswagen."

En tout cas bonheur pour Caradisiac, avec les fuites du "secret de l'instruction" qui est une notion bafouée au quotidien ils vont pouvoir faire des articles en veux tu en voilà ou les Trolls....de tout horizon et je compte dedans les adorateur de Renault qui ne valent pas mieux que les autres....vont pouvoir putacliquer.

Par

En réponse à willysds

et qu'est ce qu'on s'en fou !

le diesel ça pollue, l'essence aussi, l'électrique aussi.

Scoop : un jour, on va tous mourir ! et oui , fatalité cruelle.

Heureusement que les clients potentiels (de Renault, VAG et autres) ne se cantonnent pas aux émissions de CO² pour acheter une voiture.

Petite note au passage : si certains de nos politiques pouvaient la fermer, dire moins de conneries, voire disparaître, je suis sûr que l'on polluerait moins.

Merci pour ce ramassis de débilité concentré. Une médaille d'or.

Je pense qu contraire que la mise en place des nouveaux cycles d'homologation sera une très bonne chose, plus proche des conditions réelles, même si ça ne va pas encore assez loin, car on ne s’occupe que des modèles neufs. Il faudrait aussi des contrôles plus stricts pour les modèles en circulation. Notamment ces diesel qui crachent à l'accélération car ils sont encrassés, malgré leur label Euro 4 ou 5...

Si tu t'en fout, ne prends pas ton cas pour une généralité, il y a des gens qui ont un cerveau.

Par

Mmmh, je savoure...

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