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La Renault 18, une voiture INTERNATIONALE

Dans Loisirs / Autres actu loisirs

Alexandre Bataille

SERIE DE L'ETE. Toute l’année, nous, journalistes de Caradisiac jugeons les nouveautés selon une grille de notation précise, qui nous permet d’établir des avis les plus objectifs possible. Mais une voiture, c'est aussi - surtout - une question de coup de cœur, et on peut s’attacher à un modèle en dépit de ses défauts (look, image de marque…). Cette série d’été permet aux membres de la rédaction de déclarer leur flamme à la voiture de leur choix, en toute mauvaise foi si besoin.

La Renault 18, une voiture INTERNATIONALE

Une peinture bordeaux patinée par le soleil, une odeur de tabac incrustée dans le velours des sièges et ce capot qui n'en finit pas. La Renault 18, c'est mon tout premier souvenir automobile. J'avais 10 ans et j’entamais mes premiers tours de roue sur le parking d’un supermarché avec mon père assis sur le siège passager en guise de moniteur d’auto-école. Vraisemblablement, le moins pédagogue du monde.

Vendue aux USA et en Amérique du Sud

Au début des années 1980, la Renault 18 est la voiture familiale la plus vendue en France. Une berline familiale conçue pour être commercialisée à l’international. Facile à assembler, simple de conception et accessible financièrement. D'ailleurs, le slogan publicitaire de l’époque était « Renault 18 : une exigence internationale ». Lancée en 1978, la berline a continué à être produite en Amérique du Sud jusqu’en 1998 ! Son dérivé break, la R18i Sportwagon, a même été exporté aux États-Unis.

En plus, la R18 était fabriquée à côté de chez moi, dans l’usine de Flins. En bon Français moyen, mon père s’est dirigé vers une version cœur de gamme GTL millésime 1984, équipée d’un 1.6 de 73 ch, sirotant en moyenne 8 l/100 km et sans direction assistée. Un bon exercice pour les biceps car, à basse vitesse, manœuvrer cet engin réclamait une certaine pratique. En évoquant ce souvenir avec les anciens de la profession, plusieurs m’ont expliqué que la R18 avait deux gros défauts. Le premier, elle était sujette à une corrosion précoce ; le second, son train arrière avait tendance à se délester au freinage, allant jusqu'à provoquer des tonneaux. Aujourd'hui, croiser une R18 en bon état relève du miracle. Et si le break cote un peu sur le marché des youngtimers, la berline, elle, ne vaut pas une cacahuète.

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