Depuis les tout débuts de l’automobile, il s’est trouvé des gens capables de fabriquer des pièces identiques – mais aussi parfois meilleures ou moins bonnes - que celles prévues au départ par le constructeur. Une raison simple : sur les premières voitures du début du 20e siècle, il n’y avait pour ainsi dire pas de pièces de rechange. Les réparateurs (souvent des ex-forgerons) les fabriquaient eux-mêmes, ces voitures étant des assemblages relativement primitifs.

Par la suite, ce marché s'est bien entendu structuré. L’organisation générale de la sous-traitance a favorisé une certaine standardisation. Il est devenu difficile de savoir à qui appartenait quoi : quand les mêmes vis platinées équipent aussi bien les Peugeot que les Ford, comment rendre à César ?… D'autant qu’une automobile, ne l'oublions pas, est un assemblage de pièces de provenances différentes, en particulier de sous-traitants. Ces derniers peuvent être liés par des contrats d’exclusivité avec le constructeur, mais ce n'est pas la norme En général, ils sont libres de proposer leur production dans d’autres circuits de distribution de pièces que celui du constructeur et ils ne s'en privent pas.

Pour toutes ces raisons, la production et la vente de pièces que l’on pourrait qualifier de « copies » est donc libre (à l’exception, en France et pour les voitures françaises uniquement, des pièces de carrosserie protégées par une loi de type « copyright », cf « La carrosserie des voitures françaises, une exception culturelle »). Reste à essayer de déterminer la qualité de la « copie » en question en fonction de son origine. Dans les pages qui suivent, vous trouverez la définition des pièces d'origine, des pièces dites de qualité équivalente, des pièces adaptables, de l'échange-standard et de la contrefaçon. Avec à chaque fois nos commentaires et notre jugement.



Avant de commencer : qu'est-ce qu'une marque « renommée » ?

Dans cet article, nous allons fréquemment faire référence à des sous-traitants renommés. Le problème, c'est qu'il est difficile de savoir qui est renommé (donc plus ou moins fiable) et qui ne l’est pas. En fait, dans notre petit domaine automobile, ce sont les constructeurs qui ont fait le tri pour vous. Ils ont sélectionné des sous-traitants capables de fabriquer des pièces pour équiper leur production. Bien que nombre de leurs critères soient éloignés de ceux du client final (coût, délai, réactivité, capacité de production...), les fabricants retenus sont au final ceux qui maîtrisent le mieux la pièce en question. Donc, les « Bosch, Valeo, Magneti-Marelli, Lucas, Hella, NGK, NTM, SKF etc. » produisent en règle générale de meilleurs équipements que les plus petits et moins connus…

Une astuce : si vous êtes tenté par une marque que vous ne connaissez pas, rendez-vous sur le site Internet de la marque : référencement, apparence et qualité du site, présence et la clarté des informations légales sont autant d'informations à prendre de preuves de la qualité d'une marque. Et si après ça, vous doutez encore, abstenez-vous.



Pages suivantes : tout sur les pièces d'origine, de qualité équivalente et adaptables, la contrefaçon et l'échange standard


En dernière page, sous forme de tableau,tout ce qu'il faut savoir pour bien choisir sa pièce de rechange