Une voiture thermique, ce sont des révisions régulières (tous les ans ou tous les 2 ans) avec vidange, remplacement de multiples filtres. Ce sont aussi des remplacements réguliers de pièces d'usure, de courroie de distribution pour ceux qui en sont équipés, de pot d'échappement à plus ou moins long terme.


Selon l'IFA (l'Institut für Automobilwirstschaft, l'Institut pour l'économie automobile), organisme allemand comme son nom l'indique, le coût d'entretien d'une citadine parcourant 8 000 km par an, sur 8 ans, serait de 3 650 € en moyenne, motorisations essence et diesel confondues. Un chiffre que nous trouvons d'ailleurs assez élevé par rapport à la réalité, mais c'est un autre débat.

L'institut se base en tout cas sur ce montant pour affirmer que dans le même temps, l'entretien d'une citadine électrique serait 35 % moins onéreux, soit 2 350 € en moyenne.


Cela semble d'une logique implacable, lorsque l'on sait qu'un véhicule électrique ne nécessite ni vidange, ni remplacement de filtres à huile ou filtre à carburant, qu'il n'a pas de courroie de distribution, pas de pot d'échappement, et que les pièces de freinage s'usent moins vite du fait de la récupération d'énergie, qui fait office de frein moteur.

On peut même aller plus loin et déduire qu'en l'absence de turbo, de vanne EGR (recyclage des gaz d'échappement), de FAP (filtre à particule) et de tout autre organe visant à réduire pollution et consommation, on élimine d'office des sources de panne qui peuvent s'avérer coûteuses à réparer hors garantie.


Par contre, les VE doivent disposer d'un système de contrôle des batteries, d'une électronique de puissance et d'un système de refroidissement qui doivent être étroitement surveillés.


Toujours est-il que le dit Institut cite en exemple les services postaux américains, qui ont intégré 6 véhicules électriques dans leur flotte (petits joueurs…). Et les coûts d'entretien se sont révélés inférieurs de 54 % à ceux de leur flotte thermique.


Conclusion : les coûts d'acquisition élevés d'une voiture électrique sont compensés par des coûts d'utilisation plus faibles. Clairement, c'est acquis, mais ce n'est pas ça qu'il est difficile de faire comprendre aux clients. C'est plutôt le fait de devoir faire le plein tous les 100-120 km. Un plein qui prend de plus entre 4 et 8 heures, à faire dans un endroit doté d'une prise 16A. Il est là le problème, en fait, pour l'instant du moins.