Maxi-fiche-fiabilite-que-vaut-la-Citroen-C5-2-en-occasion-84816.jpg

Dates clés

Date de commercialisation : janvier 2008
Break Tourer : mars 2008
Restylage en juillet 2012

Calculer la cote de ce véhicule»

1. En bref

Succédant à une C5 de première génération pétrie de qualités, mais à l'image plutôt vieillotte, la C5 2 affiche au contraire une prestance qui l'honore. On la comparait à sa sortie à une allemande. Elle en a le style robuste et statutaire, la qualité de fabrication, dispose de motorisations pour certaines puissantes (V6 essence et diesels), et peut bénéficier d'équipements qui la placent dans la bonne moyenne de la catégorie. C'est donc mérité. Elle garde en revanche un confort à la française, et laisse le choix entre la traditionnelle suspension hydropneumatique Citroën, et une suspension plus classique dite "métallique". Les aspects pratique de sa devancière sont toutefois oubliés puisqu'elle abandonne le hayon pour une malle (très allemand tout ça...). Pour obtenir un bon volume de chargement et un hayon, il faudra opter pour la version break baptisée Tourer. Et en fiabilité, si la C5 2 fait mieux que la première génération au global, elle a quand même eu à résoudre quelques soucis de jeunesse.

Caradisiac a aimé

  • Le confort remarquable
  • Le comportement routier sans reproche
  • La qualité de finition et de présentation
  • L'insonorisation soignée
  • L'équipement au niveau
  • L'esthétique statutaire

Caradisiac n'a pas aimé

  • Le volume de coffre, en berline comme en break
  • L'ergonomie des commandes du volant
  • L'absence de motorisations essence modernes au lancement
  • Des consommations moyennes (poids élevé)
  • Un gabarit pas toujours facile à appréhender

Nos versions préférées

  • II 2.2 HDI 173 FAP EXCLUSIVE
  • II 3.0 V6 210 EXCLUSIVE BVA

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • Le confort global : que ce soient les suspensions, y compris les versions classiques, et la sellerie. Tout est ouaté.
  • Le comportement routier : même si elle n'est pas toujours dynamique (selon motorisations et suspensions), le comportement routier est de haut niveau et toujours sain.
  • La qualité de finition et de présentation : se calquant sur des références allemandes, la C5 2 propose des matériaux de très bonne facture et un assemblage sans faille. Le dessin de l'habitacle est même valorisant. Bémol, la dégradation est rapide avec les années.
  • L'insonorisation : surtout en diesel, elle est soignée et les longs trajets se font dans un très bon confort auditif. En essence, au-dessus de 130 km/h, cela se dégrade (sauf V6).
  • Le niveau d'équipement : que ce soit au niveau sécurité (airbags, ESP) l'essentiel est là en série dès l'entrée de gamme. Et côté équipements de confort, les finitions hautes font le plein. Ne manque que quelques options technologiques pour être au niveau des allemandes.
  • L'esthétique : sérieuse et statutaire, elle rapproche la C5 2 des références d'Outre-Rhin. Un but assumé et atteint. En tout cas, elle est objectivement plus jolie et équilibrée que la première génération.

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • Le volume de coffre : rapporté à la taille de la voiture, les 467 litres de la berline et les 533 du Tourer font pâle figure face aux ténors de la catégorie, qui proposent jusqu'à 100 litres de plus.
  • L'ergonomie des commandes : les équipements sont nombreux mais l'ergonomie est compliquée. Rien que le volant, sur certaines versions, compte plus de 20 boutons. Pas toujours facile de s'y retrouver.
  • Les motorisations : surtout en essence, les moteurs du lancement sont d'ancienne génération. Ils sont gourmands. Mais ceux qui veulent acheter à petit budget devront se tourner vers ceux-là, obligatoirement.
  • Les consommations : motorisations pas au top de la modernité (du moins au début), poids élevé, BVA classiques, quelle que soit la configuration, la C5 2 est assez gourmande, et fait figure de mauvaise élève dans la catégorie.
  • Le gabarit : la C5 est grande, à cheval entre familiale et grande routière. Son design réduit aussi la visibilité vers l'arrière et le porte-à-faux avant est imposant. De plus, le diamètre de braquage ne fait pas partie des meilleurs. Elle sera à la peine en milieu citadin.

3. Budget

Achat / Cote :

Les tarifs neufs étaient relativement salés. Aujourd'hui, des promos intéressantes permettent de les faire baisser. Cela se répercute en occasion. Autant la décote était classique en début de vie, autant aujourd'hui de bonnes affaires sont possibles. Les versions essence sont bradées.

Consommation :

Le poids, c'est l'ennemi. Et la C5 2 en pâtit. Sa masse joue en sa défaveur et, en essence surtout, les consommations sont élevées. Toutefois même les diesels ont fort à faire pour tirer les parfois presque 1 800 kg de l'engin et les moyennes sont au-dessus de nombre de concurrentes. Comparée aux allemandes, elle ne fait pas le poids, surtout à puissance ou performances égales. Dommage.

Assurance :

Les primes d'assurance de la C5 sont dans la moyenne des généralistes européens (Laguna, 508, Mondeo , Insignia). Elles sont moins chères que les Premium, mais aussi que les japonaises, qui sont 10 à 20 % au-dessus.

Prix des pièces :

Dans la catégorie, la C5 ne démérite pas, les prix sont dans la moyenne. Certains consommables sont toutefois un peu onéreux (plaquettes, disques, et pire, silencieux d'échappement). Mais au global on contient la note. Les prix des éléments de carrosserie sont par contre parfois plus chers que chez les allemandes. Le monde à l'envers.

Entretien :

Les périodicités d'entretien sont comprises entre 20 000 et 30 000 km selon les motorisations, ou tous les 2 ans. La courroie de distribution, c'est entre 120 000 km (moteurs essence), et 240 000 km (HDI 1.6), ou 10 ans dans les 2 cas. Les taux horaires de main-d'œuvre sont corrects chez les agents, plus massus chez les concessionnaires, surtout en grande ville. Disons que le coût d'entretien est relatif au standing de la voiture.

4. Fiabilité

Description :

La première génération de C5 avait connu un début de carrière émaillé de graves soucis (2001 à 2003). La deuxième fait un peu mieux. Elle est raisonnablement fiabilisée depuis 2010, mais les premiers modèles 2008 et 2009 ont connu quand même pas mal de soucis de jeunesse. Ils sont souvent plus agaçants que réellement graves mais certains sont tout de même générateurs de mécontentement et de désir de changer de voiture. Dommage. Les soucis énumérés ci-dessous sont donc à considérer comme réglés après la mi-2010, les témoignages de mécontents se faisant rarissimes sur les modèles commercialisés ensuite. Il faut donc les privilégier en cas d'achat d'occasion, si le budget vous le permet.

Pannes lourdes ou immobilisantes :

  • Turbo. Sur le 1.6 HDI, faiblesse de cet organe, qui peut flancher avant 60 000 km. Il faut insister pour une participation totale ou partielle selon le kilométrage.
  • Embrayage. Sur le 2.0 HDI 138/140, usure prématurée de l'embrayage, qui patine sur les rapports les plus hauts. Souvent causé par la fuite du joint spi en sortie de vilebrequin, ou le mauvais graissage de la butée. Mais usure possible même en absence de ces causes.

Autres pannes ou faiblesses :

  • HDI 138/140. A-coups moteur sous les 2 000 tours/min. Lorsque c'est le cas, une reprogrammation du boîtier de gestion améliore le quotidien, ou pas... malheureusement.
  • Climatisation. Jusqu'en 2010, elle peut se révéler inefficace, et aussi dans l'impossibilité de désembuer le pare-brise. Pressostat à remplacer, ou reprogrammation du bloc clim à effectuer.
  • Valves de roues. Cas de fuite dues au manque d'étanchéité du capteur de pression interne. Relativement rare toutefois.
  • Pneus. Usure rapide des gommes (dans une moindre mesure sur les Michelin), parfois en moins de 20 000 km.
  • Suspension. Sur les modèles Hydractive, fuite de liquide au niveau des suspensions avant. L'occurrence est réduite.
  • 1.6 THP. Ce moteur souffre de faiblesse chronique de la chaîne de distribution, qui peut se détendre à cause d'un tendeur défectueux. Peu de cas sur C5, car il est peu répandu, mais le risque est réel.

Aspect extérieur :

  • Coffre. Lorsque qu'il a plu et que l'on ouvre la malle, l'eau tombe dans le coffre. Un défaut de conception dû au dessin qui n'a pas de solution.
  • Hayon. Sur le break Tourer, possibilité sur les modèles fabriqués entre juin et octobre 2009, que le hayon ne tienne pas en position ouverte, à cause de vérins trop faibles. Un rappel a eu lieu.
  • Charnières de porte. Quelques cas de claquements et de mauvais alignement, à faire régler en concession.
  • Enjoliveurs de pare-brise. Ici aussi, quelques cas de baguettes de pare-brise décollées, qui peuvent siffler, jusqu'en mai 2009. A faire repositionner et fixer. Un rappel a eu lieu.

Finition intérieure :

  • Assemblages. Avec le temps, certains propriétaires constatent que les assemblages se relâchent, que certains plastiques se déclipsent. A traiter au cas par cas.
  • Volant. Comme de plus en plus fréquemment sur les autos modernes, les volants cuir pèlent et s'abîment prématurément. A faire prendre en garantie.

Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

  • GPS. Nombreux cas de dysfonctionnements, de bugs, de coupures intempestives sur les systèmes RT4 et RT5. Des reprogrammations et mises à jour améliorent les choses.
  • Vitres électriques. Nombreux cas de casse prématurée des mécanismes de vitres électriques avant, droite comme gauche, avant 100 000 km parfois. Il faut insister pour des prises en charge hors garantie, le SAV ayant tendance à penser que cet organe ne doit pas tenir plus longtemps.
  • Bugs. A noter, quelques allumages intempestifs de voyants, qui apparaissent et disparaissent selon leur bon vouloir. Des reprogrammation du BSI (Boîtier de servitude intelligent) sont possibles.

Rappel et rectification en concession :

  • Janvier 2009 : reprogrammation ou remplacement du BSI (Boîtier de servitude intelligent) sur tous les modèles depuis le lancement.
  • Novembre 2009 : reprogrammation du calculateur moteur sur 5 800 modèles 2.0 HDI produites entre juin et octobre 2009.
  • Décembre 2009 : contrôle de la fixation des enjoliveurs de pare-brise sur 33 000 modèles sortis d'usine avant mai 2009.
  • Mars 2010 : sur 2 200 Tourer, remplacement si nécessaire des vérins du hayon. Modèles construits entre le 3 juin et le 12 octobre 2009.
  • Octobre 2010 : non-conformité du frein de stationnement sur 2 000 modèles sortis d'usine entre le 18 décembre 2009 et le 17 mars 2010.
  • Mars 2011 : sur 27 000 modèles construits entre mars 2009 et janvier 2010, souci de conformité du moteur d'essuie-glace côté conducteur.

5. Meilleures versions

En Diesel : II 2.2 HDI 173 FAP EXCLUSIVE

Ce diesel est bien adapté au poids de la C5 et lui octroit des performances dignes. Il est relativement épargné par les soucis de fiabilité des plus petits 1.6 et 2.0 HDI, et pas beaucoup plus gourmand. La finition Exclusive présente bien et est équipée comme une grande.
Commercialisation : 2008
Puissance fiscale : 10
Puissance réelle : 170
Emission de CO2 : 172 g/km
note
  • 10
  • 10
  • 10
  • 10
  • 10

En Essence : II 3.0 V6 210 EXCLUSIVE BVA

En essence, seul le V6 trouve grâce à nos yeux. Il est certes très gourmand, mais c'est pour un petit rouleur le seul qui peut mouvoir avec aisance la C5, seul se montrer trop braillard, comme le sont les 4 cylindres. Même le THP pourtant doté d'un turbo fait moins bien et risque au niveau fiabilité. Non, le V6 est bien adapté, encore une fois en version Exclusive. Et la décote est importante, il est possible de réaliser de bonnes affaires.
Commercialisation : 2008
Puissance fiscale : 14
Puissance réelle : 211
Emission de CO2 : 248 g/km
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8